‹ La Vision Nocturne En Aéronautique: Sa Mesure. - Son Amélioration À L'Aide D'Hormone Hypophysaire Du Lobe IntermédiaireChapitre 37 sur 49 · A. — EXPÉRIMENTATION SUR L'ANIMAL · texte numérisé non relu

A. — EXPÉRIMENTATION SUR L'ANIMAL

Chez une grenouille qui passe de la lumière à l’obscurité, on observe une migration du pigment rétinien qui va se placer en position dite « d’obscurité» dans laquelle les franges épithéliales pigmentaires qui enrobaïent les articles externes des cellules visuelles et étaient en contact avec la

zone limitante externe de la rétine, subissent une rétraction qui permet la découverte des articles terminaux des cônes et des bâtonnets.

Ceci se produit de façon bilatérale, même si le passage de la lumière à l’obscurité n’a lieu que pour un œil, et ce phénomène est identique à celui du phototropisme pigmentaire des êtres inférieurs et des végétaux.

En 1932, ZonpEk et KRoHN observèrent le phénomène suivant : l'injection d’extrait hypohysaire provoquait le développement, chez le vairon mâle, d’une coloration rouge intense des téguments par extension des érythrocytes, puis, en 1933, JoREs et CœŒsar observèrent une accélération de la mise en position d’obscurité du pigment sous l'influence de l’hormone mélanophore qui aurait donc une action inverse de celle de l’adrénaline.

Plus tard, d’autres auteurs (CHEN LIN, DROUET, FLOREN- TIN) démontrèrent que l’hormone provoquait une exagération de la position d’obscurité du pigment dont le retour en position de lumière était alors plus ou moins entravé par l’hormone.

A ces faits positifs militant en faveur de l’action de l'hormone mélanophore sur l’adaptation à l’obscurité, il faut quand même citer certains faits antagonistes qui furent constatés par NaHi10, DuBois-PouLSEN et qui, vu la mobilité du pigment — qui n’est pas nette chez les mammifères et chez l’homme (KRUCKMAN, OGUCHI) —, ne permettent pas de tirer de conclusions formelles quant à l’action de l’hormone mélanophore.

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