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sidérer uniquement ces plus-values comme des accroissements de leur capital.
Mais on ne devrait pas considérer comme un élément actif l'inflation des crédits parce qu'il ne s’agit que d’un prêt à la production dont l'augmentation ne peut entraîner celle des revenus qu'après un certain délai et seulement pendant la période de formation des biens indirects permettant cet accroissements puisque, plus tard, lorsque de nouveaux produits seraient lancés sur le mar- ché, l'offre arriverait à neutraliser la demande et P
n'aurait plus de raisons d'augmenter.
C) Absence de proportionnalité entre les mouvements de la circulation, des revenus et des prix
Il n’y aurait pas d'égalité entre le revenu d’un pays et le montant de la circulation; il n’y aurait même pas de proportionnalité nécessaire entre les variations du revenu dues aux changes ou a l'inflation et les variations de prix. En effet, l'augmentation de R agit à travers les désirs des individus et on ne peut prévoir dans quelle mesure les bénéficiaires de cette progression tendront à accepter de payer davantage les marchandises. Enfin des réactions secondaires seraient susceptibles de modifier et d’amplifier le rythme du mouvement initial. Aïnsi par son indétérmination même la théorie du revenu semble-
rait mieux ajustée à la diversité des faits.
D) Possibilité d’une action des prix sur la vitesse de circulation et sur son montant.
Le rôle actif, le rôle causal n’appartiendrait plus uni-
quement à la circulation mais aussi aux prix qui, dans
cette théorie peuvent monter, tantôt plus, tantôt moins que la circulation sans que cependant il y ait rupture de l'égalité entre la partie monétaire de l'équation dé l'échange MV et l’autre partie PT. M. Aftalion cite de nombreux cas où les prix montent plus vite que la circulation sous l'impulsion d'une inflation ou d'une hausse des changes où P grandit plus rapidement que M. Parfois même la hausse de P amène un changement dans la circulation comme le cas s’est produit en France entre 1922 et 1924, et comme on peut le constater dans les périodes de variations cycliques de longue durée.
Voici les principaux faits présentés à l’appui de la théorie du revenu qui avait déjà été sommairement exposée par le professeur Von Wieser qui fut un des représentants les plus marquants de l'école psychologique autrichienne (x).
I faudrait y voir l'application à la monnaie de la théorie générale de la valeur de la: théorie de l'utilité
finale.
La valeur de tout objet quelconque dépend de son utilité finale, c'est-à-dire de l'importance que chacun de
nous attache à la dernière unité à sa disposition.
Dans le cas de la monnaie, on pourrait constater deux particularités.
G@) Verhandlungen des Vereins für Socialpolitik Vienne 1909, p. 497
el suivantes. On trouvera également un commentaire de la théorie de
Von Wieser dans le livre d’Anderson déjà cité The value of money.
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