ACTE DEUXIEME
Entr'acte. — Réveil au Camp.
Campement républicain en Vendée.
(A droite, une escouade, le sergent La Balafre termine Tappel. -^ A gauche, la voiture de la vivandière, ses bâches relevées et fermée». — Deux escabeaux, de la paille à côté.)
LA BALAFRE, Soldats, LAFLEUR, MARION.
LA BALAFRE, faisant l'appel. SOLDATS, répondant.
Bon Fumet Présent.
La Merluche Présent,
La Cocarde Blessé.
Tonneau Présent,
Pas de Chance Blessé,
Lafleur Présent.
(Après 1 appel.) LA BALAFRE
Que tout reluise ferme.
Tâchez de faire honneur A notre compagnie !
Car tout à l'heure,
Doit arriver,
Le renlorl qui va nous dounei Un coup de main Pour enlever Ce diable de village Où se sont réfugies Les derniers Vendéens îî
(Ghangeanl brusquement de tua.)
Lt maintenant, rompez ! !
Je vous ai assez vus.
(Rires des soldats.)
LA. BALAFRE et LAFLEUR, chantant un refrain tout en travailiani à astiquer leurs armes.
C'est Stofflet qu'avait promis De fair' de nous un salmis.
11 a reçu sa brossée,
Westermann l'a sabré!!
Si j'étais la Convention, J' frais décréter par la Nation Que les vieux soldats du Klim Sont d' fameux lapins !
I\RION, sa cope sur les épaules, son panier de léo'umes «u Lrus, urnv<ini toute essoufflée, à mi voix.
Voulez-vous bien vous laire.
Vous m'avez fait courir ; Je suis époumonnëe ! Je vous entends chanter Du bas du raidillon.
LA BALAFRE, LAFLEUR, rieurib
Tu nous voudrais muets?
MARION
Non, mais regardez là-bas Là-bas dans ma carriole Douillettement, j'ai couché Jeanne, Lai,-^ûns-la reposer