‹ La vivandière, opéra-comique en trois actes parolesChapitre 22 sur 44 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Par Georges seulemeni J'ai connu des paroles Tendres et consolantes;

C'est lui Qui me réconfortait, M'obligeant à sourire, A reprendre courage Quand je désespérais;

C'est lui Dont le regard Était triste et songeur Quand mes yeux S'emplissaient de larmes!

J'ai grandi près de lui, L'aimant de tout mon cœur Et de toute mon àme ! ! l

M'en veux-tu ?

Ai-je eu tort?

Dis, maman Marion ?

MARION

Tu as pardieu raison.

(v^es deux mains derrière le dos, comme un vieux soldat.

Il revient aujourd'hui Avec sa compagnie, Tu ne l'as pas revu Depuis qu'il est sergent?

JEANNE, tristement comme une petite fille.

Voilà bien six grands jours Que j'en suis sépavée.

MARION

Mais non, tu fais erreur !

JEANNE

Mais, si, j'ai bien compté.

Page 1