‹ La vivandière, opéra-comique en trois actes parolesChapitre 33 sur 44 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BERNARD, insouciant.

Moi, je suis seul au monde.

(il s'approche de Marion et lui dit tout doucement.)

Et que nos tourtereaux Continuent de s'aimer.

(Riant.)

Mais, si je trinque un peu Tu viendras me soigner.

MARION

Ah î que puis-je te dire ?

BERNARD, riant.

Dis que tu es contente f

&!ARION, à Bernard tombant dans ses bras.

Bien vrai, tu me pardonnes ?

BERNARD, se dégageant doucement.

Tais-toi donc, ça m'amuse.

MARION, se jetant dans ses brai

Sois béni, cher grand cœur !

(Roulement de tambour.) BERNARD, à Marion.

Voici le ralliement.

(Toqs les soldats arrivent en armes^ Bernard à Georges.)

Sergent Georges, venez.

Vous allez partir pour Fougères, Et vous y serez dès ce soir.

Vous irez chercher les renforts.

(U écrit un ordre.)

GEORGES, à La Balafre qui écoute avec les soldait.

Quoi, partir, La Balafre, A l'heure du danger Abandonner mes hommes Au moment de Tassaut !

LA BALAFRE

Et que veux-tu ?

G»est la consigne Y a pas à répliquer ;

Mais manquer un combat Là vrai, t'as pas de chance.

BERNARD, lui remettant le papier.

Voici l'ordre, servent

GEORGES, au port d'armes.

Oui, capitaine !

(il met son otdre arec loin entre la baguette et le couun de son fu.oil.) BERNARD, à Marion.

Eh bien ! Es-tu contente ?

MARION, dans une exaltation suprôme*

Liberté ! rayonnante aux cieux

Exauce ma prière ardente

Rends notre àme douce et clémente

Aux désespoirs des malheureux.

Mais s'il faut prendre ta défense

Tu nous verras d'un même élan

Au combat marcher en chantant !

« En avant soldats, pour la France ! ! ! •

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