‹ La vivandière, opéra-comique en trois actes parolesChapitre 32 sur 44 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

BERNARD

N'insiste pas, C'est insensé I

MARION, désignant le village où sont retranchés les Vendéens.

Sais-tu qui commande là-bas ?

Quel est le chef des Vendéens ?

BBaNARO

Un ci-devant marquis de Rieul, Un vieux fou qui tient la campagne Depuis quelques jours seulement.

Je ne sais d'où il vient, C'est notre dernier adversaire,

Il prolonge la lutte,

Il va payer pour tous l

MARION, effrayanU*

Eh bien, Celui que l'on appelle ici Le sergent Georges, C'est Georges de Rieul ! ! î Le fils de ce vieux fou.

BERNARD, épouvanté.

Ah!l!!

MARION

Son père l'a chassé, Rejeté, renié.

Quand il s'est engagé Sans te livrer son nom Georges l'aime toujours, Il en parle sans cesse.

Il ne sait rien encore Car il vient d'arriver.

Mais il suffit d'un mol Pour le désespérer.

Bernard, mon brave ami, Veux-tu le voir placé jilntre ses deux devoirs iC gaiement terribles De fils et de soldat !

' BERNARD

C'est affreux, Marion,

MARION

Toi seul peut tout sauver.

LC CAPITAINE, réfléchissant très grare.

Mais... la deuxième section N'a plus que ses sous-officiers.

Vernier dirige la première,

Il n'y avait que Georges Pour enlever l'assaut

MARION, anxieuse, désolée.

Alors, c'est impossible?

BERNARD

Et non, que je suis bêle.

Allons, veux-tu de moi, Pour le remplacement ?

lIAlUONy courant à Bernard lui prend lot épaules, ses yeux dans ses)«ui.

Voyons, que dis-tu là?

BERNARD

C'est moi, ton vieil ami, Qui conduirai Tattaque.

MARION, des pleurs dan^ Is voti

Si tu étais blessé t

Page 1