‹ La vivandière, opéra-comique en trois actes parolesChapitre 42 sur 44 · ACTE TROISIÈME Gl · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME Gl

MARION, rentre en scène très agilén.

Il a pu fuir, La sentinelle Ne s'est pas Méfiée.

Chaque minute qui s'écoule Augmente mon angoisse.

Il est loin ! !

Et si je suis perdue, Qu'importe î ils sont sauves !

(Tumulte é ' . cantonade. — Coup d« feu.) KaRÏON

liélas !

(Des soldais passen-'. vivement dans le fond du théâtre, quelques officiers. ^olllul^, L.i Tnilnfre arri^'ent en scène. — Georges arrive près de Mm ion, dans le coii du tbé/ître, plein d'angoisse, se dissimulant.)

LK CAPITAINE BERNARD, arrivant.

Que se passe-t-il donc ?

f.A RALAFKK

Mon capitaine, un traître Ayant ouvert la porte Donnant sur la campagne, Le prisonnier a fui.

On lui donne la chasse, Mais il a trop d'avance I

(Marion pousse un: Ah l de bonheur, Georges lui ombrasse les mains, mai» Marion l'éloigné d'un geste.)

BERNARD

Que l'on trouve celui

Qui l'a délivré, Quant à la sentinelle,

Qu'on s'en empare

Et qu'on l'amène.

Archives de la Ville de Bruxelles Archief van de Stad Brussel

(Aux ufficiars.)

Retournez à vos postes, Tout à l'heure, conseil.

(l«s officiers s^éloignent. — Bernard et Marion r«8leot seuls.) MARION

Ne vas yas chercher^(j»ifi, Éi la's moi fusiller. ^

BERNARD

Toi, Marion, c'est impossible!

MARION

C'est moi, te dis-je.

BERNARD

Voyons, tu deviens folle?

MARION

Non, c'est moi, C'est bien moi.

BERNARD, irrité et méprisant.

C'est toi qui m'as trahi?

MARION

>îoi te trahir ! 1 ! toute ma vis N'aurait pu me suffire Pour payer à son prix La dette*^ de mon cœur ! î l Je ne t'ai pas trahi.

J'ai achevé ton œuvre.

BERNARD

Comment ?

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