LE TRIOMPHE DE L'AMOUR
C'est dans ces conditions qu'il laisse coexister en lui deux Courants 4'activite, LI n ÿ à pas de doute que celui dé son eugouemell pour Mine USsbourne représente 1exailatlon ue ses Lenuances 1es plus elevees. Seul, 11 est vraiment empreint Au sceau es aspirations morales et religieuses. Lt pourtant, Cest quand 11 se tourne de ce cote, Qu 11 est en butte à 1a plus cruelie opposition de la Societe, de là faute et de la religion. Car Mme Osbour-ne, quoique virtuellement séparée de son mar1 est mariée. Lette circonstance purement sociale, cette déplorable coincidence le fera taxer d'athéisme, d'immoralté rien que d'envisager de rapprocher sa vie de celle qui est l'inspiratrice de ses plus salutaires mouvements.
Pas un instant d’ailleurs Stevenson ne songe à plaider le privilège de la passion, et les droits sacrés de l'instinct. Il ignore tout de la révolte chaotique de certains contre les sévérités de la morale, Ce n'est pas sa position de dénouer l’affreuse tyrannie d'un code de conduite trop rigide et trop strict dont il convient de S’atiranchir. ;
C’est au contraire en arguant de la grossière incohérence, de la totale hypocrisie, et de la débilité morale des règles auxquelles on prétend le lier qu’il fait face à la pratique ordinaire, C’est sur le terrain même de la discipline et de l'organisation spirituelle qu'il se place. Sa citadelle est précisément la vieille inspiration véridique et Consciencieuse du protestantisme. Celui-ci peut-il lui reprocher son individualisme ? Qu'a-t-il à lui opposer sinon la tyrannie maussade de la coutume cristallisée dans le formalisme bourgeois ?
Plus celui-ci le bat en brêche, plus il trouve de plaisir en somme à se maintenir, Aux difficultés qu'il rencontre à le faire accepter, son intérêt amoureux pour Mme Osbourne n’en acquiert que plus de valeur, Le formalisme bourgeois n’est-il pas son vieil ennemi 4 Peut-on le confondre sans réellement porter atteinte à la morale ? Et de quel droit la représenterait-elle ? C’est pour s’en bien persuader et pour préciser son point de vue qu’il