MORALE LAIÏQUE ET SES DIRECTIVES DE CONDUITE
Caractère conscient de l’exaltation amoureuse de Stevenson. Ses affinités puritaines. Brêve analyse de « Morale laïque ».
Son inspiration éperdument protestante.
Interpréter, comme le fait M. Stuart, dans son livre sur Stevenson (1), le départ de celui-ei pour la Californie à la recherche de Mme Osbourne comme un acte spontané, un simple réflexe issu de l’amour passion queût allumée en lui une hérédité « française », c’est se tromper sans doute lourdement sur l’aspect réel de sa personnalité écossaise. Toutes les manifestations de son activité mentale nous montrent au contraire d’ailleurs, avec quel zèle Stevenson s’est efforcé d’obéir à une ambition plus strictement puritaine, dont ses fragments de « Morale laïque » vont nous donner quelques aperus.
Pourquoi « Morale laïque ? Stevenson ne déclaret-il pas « Le nom de Dieu, et des expressions telles que l'âme et le péché ont trouvé place dans ces pages. (2) Mais l’auteur fait remarquer que chacune de ces expressions se trouve expliquée au cours de Pouvrage: que leur
(1) J. A. Stenart — R. L. Stevenson — Man and writer : a critical biography 1924.
(2) BP, 2. Tusi 26 (Lay morals).— The name of God and such
expressions as € sin » and « the soul » have been allowed to find a place in the following pages. But the writer would have him notice (the reader) that, as the work gaes on, each of these expressions has its own sense explained ; that the sense at least is eternal, being founded in experience ; that to invent new phrases from old thoughts, though it may be delicafely flattering to a sehool of philosophy is not the business of à man who loves and seeks to use the purity of English speech,