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LA PERSISTANCE CELTIQUE

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peuplements ont-ils éliminé les Gaëls ? Le gaëélique, dans tous les cas, prétendra Stevenson, était parlé 11 y à

‘ à peine un siècle et demi dans le comté de Fife, et guère *

plus de temps avant dans celui de Galloway (1). La lan- ” gue celtique régresse sans qu'il y ait eu recul simultané

de la population, et ceci nous enseigne qu'au point de

vue race, les Basses Terres sont peut- -être PERSÉ gaëliques que certains veulent le croire

La Plaine, avec les Rubitadés de vie qu'elle détermine, à son action sur les hommes, à quelque race qu'ils

appartiennent. Ces modifications nous masquent les af-

finités. Mais d'autres facteurs contribuent à dégeuiser la

véritable physionomie des Basses Terres. Beaucoup de membres des clans des montagnes se sont établis depuis deux siècles et même davantage dans les Basses Ter-

res. Aujourd’hui, en sortant de leur pays natal, ils con"

servent leur nom. {1 n’en était pas de même antérieurement, surtout lorsque leur désignation patronymique était sous le coup d’un ostracisme politique. Ce fut soûvent le cas. Tel fut celui des Mac Gregor au X VIH: siècle. Ils adoptaient d’autres noms, d'autant -plus facilement qu'ils n’avaient pas notre notion moderne du

nom de fanulle. Ainsi, souvent l’état civil d'individus:

descendus dans la plaine s’est fondé, malgré leurs attaches gaëliques avec des vocables saxons..

I1 semble qu'il y ait eu une possibilité de rattacher:

le nom de Stevenson précisément à un membre du clan proscrit de Rob Roy (2). Mais, en ce qui concerne notre écrivain tout au moins, l'hypothèse n’a pu être retenue. Il faut se contenter de la notion d’une forte influence

celtique, qui malgré les progrès de la langue adverse.

pèse sur les Basses Terres de façons multiples. Les affinités celtiques se sont-elles affirmées chez Stevenson d’une façon exceptionnelle ? Le critique an-

plais Swinnerton (3), non sans sarcasme, l’accuse.

() = Voir Tetters Vol:'4 p, 151 febr. 92 to Colvin. (2) Voir note Colvin, Letters Vol. V. page 16. () Erank Swinnerton : R, ‘1. Stevenson (1914),

« d’être un écossais normal.». Et c'est de ce point de vue qu'il a lui-même confessé ses préférences certaines. Il ira jusqu'à écrire : € Sortez-vous de la tête l'hérésie anglo-saxonne; ils ont introduit leur langue, ils ont à peine modifié la race ; c'est seulement dans les comté: de Berwick et de Roxburgh qu'ils ont influé sur les noms de lieux. Les Scandinaves ont plus agi sur l'Ecosse que les Angles. Quant aux Saxons, ils ne sont jamais venus » (1). La particularité vant d’être relevée. A la différence de Carlyle, Stevenson, avec tout son pays et toute sa race s’est classé ostensiblement du côté des Celtes. :

Le nom de Balfour, celui de son grand-père maternel, qu'il a donné dans un de ses romans écossais à une famille habitant les Basses Terres, est-il, comme il l’explique, un nom Gaëlique ? Il aurait à une confirmation de l'hypothèse sur laquelle l’appuie le choix de Stevenson.

Jl-décrira encore son père lui-même comme un Celte : « I’amour, la colère et l’indignation apparaissaient en lui et se traduisaient violemment en métaphores, comme ce que nous lisons des races méridionales ». (2)

Ainsi, il semble que doive être renversée l'opinion qui avait cours à Edimbourg et dans la maison de ses parents aù moment de sa naissance, Ni la langue, ni la culture, ni la force de persuasion ne peuvent absolument éliminer les forces toujours latentes de la race. Quoiqu'on se plaise à laisser croire, il est incontestable que, pour une variété de causes, il y a dans la population des Basses Terres une proportion suffisante d'éléments celtiques pour qu'on doive s'attendre à une recrudes-

PT

(t) Letters Vol. V p. 166 to RAM .S., Sept. 94. — Get the Anglo- Saxon herasy out of your head es superimposed their language, they scarce modified the race ; tv in Berwickshire and Roxburgh have they very largely affected the place names. The Scandinavians did much more to Scotland than the Angles. The Saxons didn't come.

(2). P. 70, Memories and Portraits. Thomas Stevenson. Love, anger and indignation shone through him and broke in imagery, like what we read of Southern races,

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