‹ La Vocation de Robert-Louis StevensonChapitre 132 sur 205 · UN PENSEUR DANS LE TROUPEAU · texte numérisé non relu

UN PENSEUR DANS LE TROUPEAU

Son départ pour la Californie le met dans une position fort différente. Plus de ce parasitisme, qu’il à lui-même Juge si sévèrement dans sa « Morale Laique » COEME vouià sur le plan de l'humanité ordinaire, et le voilà du même coup condamné sans ambages à mettre sa philosophie directement en application.

Son voyage à bord du Devonia qui inaugure cette nouvelle phase de sa destinée doit être considéré comme assez Symbolique. Et bien qu'il nous soit littérairement révélé sous le titre de sa relation de « L/Amateur énugrant »,1l faut comprendre combien, par son inspiration première le mot d’amateur y est impropre. Jamais peutêtre Stevenson ne fut aussi peu amateur que dans cette randonnée presque désespérée. La vie à pour lui cessé d’être un jeu.

Il voyagea comme émigrant parce qu'il n'avait pas les moyens d'effectuer le déplacement autrement (2). Grâce à un arrangement qui lui avait été conseillé, 11 eut à sa disposition une couchette et une table dans une cabine de 2° classe comprise dans la zone des Passagers & d’entrepont. Et comme il s'agissait pour lui, à bret délai de faire son chemin dans la littérature, il se mir d’arrache- -pied à écrire un roman. C’est ainsi que fut écrite « L'histoire d’un mensonge » (3) au cours des onze jours aue dura la traversée.

Comme toujours, cette œuvre est plus où moins autobiographique, et reflète, avec quelques changements de décor ses propres sentiments, et sa propre situation. Il y a des scènes de la vie anglaise à Paris, de la vie de bohême s’entend, et des incidents de la vie de province en Angleterre. Il y à surtout la narratiôGn de démêlés entre un père et un fils au sujet d’une affection mani festée par ce dernier. Après une rupture complète, le dnariage du fils avec celle qu’il a choisie finit par être accepté. Stevenson voyait-il dans son propre avenir 2 |

(1) P. 14-15, Tusi 26.

(2) Le passage lui coûta seulement un peu plus de six livres. La traversée dura du 7 au 18 Août 1879.

(3) The story of a lie,

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