‹ La Vocation de Robert-Louis StevensonChapitre 173 sur 205 · LA CHAIRE D'HISTOIRE CONSTITUTIONNELLE · texte numérisé non relu

LA CHAIRE D'HISTOIRE CONSTITUTIONNELLE

vérité, cette fondation était un peu de la nature d’une sinécure, et beaucoup de ses occupants l’avaient traitée comme telle. Stevenson ,avec son enthousiasme caractéristique, ne l’envisageait pas ainsi. Mais il mettait néanmoins au premier plan de ses espérances le traitement stable, qui, ajouté aux subsides de sa famille, lui eût permis d'échapper aux soucis d'argent, dont — l'incident de St-Germaïin en témoigne — il était sans cesse assiécé. s

L'auteur de Virginibus Puerisque et du Voyage dans les Cévennes, le critique des études familières, toutes publiées, était un candidat parfaitement éligible. N’était-il pas membre du Barreau d’'Edimbourg, seule condition essentielle au choix de la Compagnie qui devait désigner le nouveau titulaire de la chaire.

Stevenson ne semble pas avoir trouvé beaucoup d’encouragement dans sa ville natale. Le Professeur Fleming Jenkins, consulté, conseïilla « d’accumuler les témoignages anglais d'appréciation ». Telle était en effet la méthode pour poser sa candidature d’adresser en même temps des références. Dans une lettre à Colvin, Stevenson se plaint de ne connaître que Stephen, Symonds, Lang, Gosse, Colvin et Meredith ! (1) Du point de vue

général, ce n’était peut-être pas trop décourageant, car il y avait là quelques noms assez représentatifs. À Edimbourg, cependant, il put au moins compter sur l'appui d’un ancien camarade de la Societé Speculative, devenu depuis Lord Guthrie et l’un des plus enthousiastes Stevensoniens de son pays. Maïs l’élection devant the Faeulty of Advocates ne venait qu’en octobre lorsqu'il aurait repris pour quelques mois encore le chemin de Davos.

‘ (1) Letter dated June 81 to Colvin, Kinnaird Cottage : Jenkins approves highly ; but pile in English testimonials. Now I only know Stephen, Symonds, Lang, Gosse and you and Meredith to be sure.

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