LA PHILOSOPHIE D'UN ÉCHEC
litaire de leur séjour à PUniversité. Il s'agissait d’obtenir un diplôme ou un titre qui leur donnât droit à un poste ou une fonction. Stevenson ne leur en indiquait guère la voie. Mais n’était-ce pas une chose singulièr: que ce fut un étudiant de la section technique qui s’avi: sât de faire sous leurs yeux de la littérature ?
- Stevenson avait-il espéré réaliser un miracle ? En relatant dans son premier numéro l’échec de son prédécesseur en 1824, le Lapsus Linguæ ou le College Tatler, ne prévoyait-il pas l’insuccès de sa tentative ? Même ave: Pappui du merveilleux Ferrier, The Edinburg University Magazine de 1871 n’approcha que de très loin ile Finfluence exercée par The Oxford and Cambridee Magazine de 1855.
Dans tous les cas, il se contenta plus tard en racontant ces souvenirs de cette réflexion : « Je me dis que l’heure n’était pas encore venue et que Je n'étais point prêt et je me remis au travail avec mes cahiers (1) étant retombé en un seul jour de la position d'auteur imprimé à celle d’un modeste étudiant aux œuvres manuscrites encore sans éditeur » (2).
Il avait néanmoins fait quelques pas dans la voie. T1 avait affirmé publiquement ses capacités et sa vocatioa.
= Mais Stevenson n’était point voué au succès précoce d’un Dickens, ou surtout d’un Kipling. 11 lui restait beaucoup de chemin à parcourir avant de trouver sa formule et surtout l’occasion qui lui permit de la faire apprécier. | ’
(1) Voir chap. 14.
(2) P. 36. Memorïkes and Portraits. « L told myself that the time was not yet ripe, nor the man ready, and to work I went again with my penny vcrsion-books, having fallen back in one day from the printed author to the manuscript student. »