I. — La légèreté et V irréflexion
On s’est d’abord épris de la vocation religieuse ; on a semblé la désirer sincèrement et on a mis tout son zèle pour connaître la volonté de Jésus à cet égard. Puis, une fois la lumière reçue, on s’est montré moins ardent et moins généreux. A l’enthousiasme du commencement a succédé une certaine indifférence qui n’a pas tardé à prendre le caractère d’une réelle apathie. Affaire de sentiment et d’imagination. On n’a pas compris la gravité d’un appel à la vocation religieuse et on l’a traité légèrement, sans se soucier des conséquences spirituelles qu’entraîne pour l’âme une pareille infidélité.
Ces âmes sont profondément à plaindre; elles ne comprennent ni Jésus, ni son amour, ni le
prix de son sang. Elles oublient aussi vite qu’elles promettent ; et elles sont trop irréfléchies pour suivre longtemps Jésus et s’attacher à ses pas.