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Le zèle, conséquence de la consécration sacerdotale

Jésus n’appelle personne au Sacerdoce sans avoir le dessein d’en faire un apôtre. Lui-même n’est venu que pour travailler au salut des âmes ; Il a couru après les brebis perdues, Il a parcouru les villes et les villages pour évangéliser les peuples, Il s’est fait l’éducateur des foules, le protecteur des faibles, le consolateur des affligés, l’intrépide prédicateur des vérités éternelles, l’ennemi juré du péché sous toutes ses formes, l’apôtre infatigable de la pacification des esprits, de la purification des cœurs, de l’affermissement des volontés, de la sanctification des âmes.

Lorsqu’il eut terminé personnellement sa mission, Il chargea ses Prêtres de la continuer jusqu’à la fin des temps. Le Prêtre n’a rien autre chose à faire que de travailler à la gloire de Dieu par l’établissement de son royaume dans les âmes.

Au jour de son Ordination, le Sacerdoce de

Jésus passe en lui et s’imprime dans son âme ; à partir de ce moment, il ne s’appartient plus, mais il devient la propriété et l’instrument de Jésus qui s’en sert pour les mêmes fins que celles qui constituent l’essence de son Sacerdoce éternel.

Le Prêtre est établi pour les hommes, « f>ro hominibus constituitur » S non dans des vues basses et terrestres, mais uniquement en vue du salut éternel. Pour accomplir ce sublime apostolat, le Prêtre n’a qu’à laisser agir son Sacerdoce. Son caractère sacré le poussera infailliblement vers les âmes ; il voudra opérer en elles ce que Jésus Lui-même opérerait s’il agissait à sa place ; il ne se donnera de repos qu’il n’ait épuisé sa vie à leur service, afin de dire en mourant ce que Jésus disait à son Père : (( J’ai accompli l’œuvre que vous m’avez donnée à faire... Maintenant je vais à vous ^ ».

Peu importe les formes que peut prendre ce zèle des âmes. Que ce soit dans l’apostolat actif, le ministère absorbant des œuvres, le dur labeur des missions, le travail assidu de l’éducation, ou dans la prière, l’inactivité apparente de la maladie, la vie cachée et contemplative du cloître : Jésus tient plus compte des intentions et de la ferveur que de la multiplicité des œuvres.

1 Hébr., V, 1. —

2 Jean, xvii, 4.

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