Le resf>ect et la soumission à V autorité
Dans toute société bien établie, il y a une hiérarchie de dignité et de juridiction qui en maintient l’harmonie et en assure le fonctionnement.
Jésus ne pouvait pas ne pas établir son Eglise comme une société parfaite, sans quoi II aurait manqué ou de sagesse ou de puissance ; ce que l’on ne pourrait supposer sans blasphème. Aussi, voyons-nous dans l’Eglise une organisation complète, où les pouvoirs sont subordonnés les uns aux autres, où les fonctions multiples s’exercent
CE QUI . FAIT LE PRÊTRE UTILE A l’ÉGLISE
dans un ordre parfait sous Tautorité de supérieurs soumis eux-mêmes à des chefs plus élevés, lesquels obéissent tous à un chef suprême.
Le Pape, les Evêques et les Prêtres, voilà ceux qui constituent le cadre principal de la hiérarchie de TEglise.
L’on ne peut donc être un Prêtre utile à l’Eglise, si l’on n’est un Prêtre respectueux de Tautorité, soumis à son Evêque et totalement obéissant au Souverain Pontife. Outre que l’insoumission engendre une source de désordres et devient la cause de véritables scandales, qui sont une honte pour l’Eglise et les insoumis, elle est en contradiction formelle avec les engagements sacrés pris au jour de TOrdination et avec l’esprit de tout bon Prêtre qui doit en tout et toujours se montrer un Prêtre selon le cœur de Dieu.
L’insoumission et la désobéissance brisent les liens surnaturels que la consécration sacerdotale a établis entre l’Evêque et son Prêtre. L’Evêque cesse d’être aux yeux du Prêtre le représentant de Dieu à qui il a promis obéissance, et le Prêtre apparaît à l’Evêque comme un fils ingrat qui ne craint pas d’attrister l’Eglise qui l’a tant honoré. Gette considération suffirait à agir sur un Prêtre de cœur pour l’arrêter dans sa désobéissance.
En parlant d’insoumission, nous ne voulons pas blâmer seulement des actes extérieurs et graves, mais encore cet état d’esprit qui hélas !
trop souvent, de nos jours surtout, est porté à regarder Tautorité comme un ennemi, à critiquer ses actes, à formuler des appréciations défavorables, à la déprécier de toute manière et à mettre une certaine ostentation à la mépriser et à s’en montrer indépendant.
Cet esprit est diamétralement opposé à l’esprit sacerdotal et il porte des conséquences désastreuses dans les rangs du Clergé, pour les Prêtres eux-mêmes et pour les fidèles qui en sont les témoins.
Si une pareille attitude s’affichait à l’égard du Pasteur suprême dans l’Eglise, la faute serait encore plus grande et les effets plus graves. Le Souverain Pontife est trop « Jésus-Christ », dont il est le Vicaire sur terre, pour qu’il ne soit pas souverainement respecté et écouté par les Prêtres. Lorsqu’il s’agit du Pape, il ne peut plus être question de nationalité, de politique, d’opinion ou de controverse. Le Pape parle, le Prêtre écoute; le Pape ordonne, le Prêtre obéit ; le Pape conseille, le Prêtre s’exécute ; le Pape donne une direction, le Prêtre la suit ; le Pape exprime un désir, le Prêtre y accède aussitôt.
Voilà ce qui fait un Clergé fort et discipliné. Voilà ce qui rend un Clergé honorable, utile et édifiant dans l’Eglise.
Que ce soit une résolution ferme et inébran-
CE QUI FAIT LE PRÊTRE UTILE A l’ÉGLISE
labié chez cçux qui se destinent au Sacerdoce, d’être toute leur vie des hommes de respect et de soumission envers l’autorité !