‹ La Vocation SacerdotaleChapitre 47 sur 62 · U amour du devoir · texte numérisé non relu

U amour du devoir

Le Prêtre est Prêtre toujours. Il a embrassé de redoutables obligations, avec la détermination formelle de s’y montrer fidèle, et pour cela il a compté sur la grâce divine. Il sait que cette grâce ne lui fera jamais défaut, et cette pensée fait sa force.

Malheureusement le Prêtre est moins sûr de lui-même que de l’assistance d’en-haut. Il y a en lui des éléments qui se combattent, la nature et la grâce ; il a subi des tentations et connu des défaillances ; il ne voit pas toujours avec la même clarté et il ne veut pas avec la même fermeté ; il est différemment impressionné par les choses vulgaires et par les choses spirituelles ; il y a des obstacles qui l’arrêtent net dans la voie de la vertu, et il existe parfois dans son âme de ces hésitations subtiles qui pourraient lui coûter le prix de son amour.

En face de ces dangers du dedans et du dehors, il est une arme victorieuse dont le Prêtre doit toujours user : l’amour du devoir. Il s’est engagé, il ne peut manquer à sa parole. Les intérêts en jeu sont trop précieux à son âme et à l’Eglise, pour qu’il ne sacrifie pas tout à son devoir.

Le devoir rigoureux à accomplir, voilà la bous- . sole qui doit le diriger au milieu des ténèbres, des obstacles et des dangers.

Qu’il se répète que l’Eglise compte sur lui, qu’elle lui a confié son honneur et qu’il ne peut la tromper.

Il n’a pas le droit de rien négliger de ce qui regarde son Sacerdoce, sa sanctification personnelle, son ministère auprès des âmes, son dévouement à l’Eglise.

Que la pensée de l’amour que Jésus lui a prouvé en le faisant son Prêtre, le soutienne et lui garde au cœur les élans de ferveur qu’il a connus au jour de son Ordination et de sa première Messe, et qu’il reste coûte que coûte l’homme du devoir, l’homme de Dieu, le vrai Prêtre de Jésus, honneur et gloire de l’Eglise !

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