‹ La Vocation SacerdotaleChapitre 58 sur 62 · Par la vie eucharistique · texte numérisé non relu

Par la vie eucharistique

Le Jésus que le Prêtre doit connaître et aimer. Il est à lui. Il lui appartient ; le Prêtre en est le sacrificateur, le gardien, le dispensateur. L’Eucharistie est son domaine, il est consacré Prêtre pour l’administrer. A lui seul revient l’honneur et la puissance de commander à son Dieu et de Le faire descendre sur l’autel. Ses fonctions

sacrées se déroulent pour la plupart auprès du Tabernacle où il a déposé Jésus. Tout, dans les Sacrements qu’il administre, est ordonné à l’Eucharistie. Il y conduit les âmes, les y ramène, les en nourrit et la leur confie en viatique à l’heure de la mort.

Autant dire que l’Eucharistie est la vie du Sacerdoce, et que le Sacerdoce est la condition de vie de l’Eucharistie. Ils ne peuvent exister l’un sans l’autre, ils n’ont de raison d’être que l’un pour l’autre. S’il n’y avait pas de Sacrifice à offrir, le Prêtre ne serait pas Prêtre ; et si le Prêtre faisait défaut, l’Eucharistie disparaîtrait.

Comment, dès lors, concevoir un Prêtre sans qu’il ait une dévotion spéciale, un culte profond et un amour ardent pour l’Eucharistie ?

Comment fonder de Tespoir sur un séminariste qui ne serait pas porté vers Jésus-Eucharistie et qui ne se ferait pas remarquer par une foi profonde et un zèle ardent envers le Très Saint Sacrement ? C’est là que plus tard, dans son ministère, il trouvera force et courage, lumière et soutien, sagesse et conseil, paix et repos, bonheur et consolation. Avec un Tabernacle, un Prêtre n’est jamais seul ; avec une Hostie, un Prêtre vit au ciel. Tout s’éclipse pour lui sur la terre, devant ce paradis de l’exil où il refait sans cesse sa vie et où il goûte par anticipation toutes les joies de la Patrie.

LA FORMATION AU SEMINAIRE

C’est sous ce jour lumineux et réconfortant que

le Lévite doit entrevoir l’avenir, mais à condition «

qu’il fasse de l’Eucharistie l’étoile de sa vie, la boussole qui le dirige, le centre de ses affections et le foyer d’amour où il vienne constamment s’embraser des feux de la charité divine.

Que son bonheur soit d’aller souvent au pied du Tabernacle s’entretenir cœur à cœur avec Jésus, cimenter toujours plus leur intimité et leur union, et s’habituer à cette vie divine à deux, où l’âme demeure en Jésus et où Jésus vit dans l’âme.

La dévotion à l’Eucharistie est le thermomètre de la piété d’un séminariste. Que maîtres et élèves mettent tout en œuvre pour développer dans les âmes sacerdotales de demain cette vie d’amour envers Jésus le souverain Prêtre au Très Saint Sacrement!

Page 1