CONSIDÉRATION
on s'en acquitte et quel fruit on en retire. — Oraison: sa préparation, les causes de son peu de succès, dissipation, attaches du cœur. — Examen de conscience, général et particulier : est-il sérieux, fait avec un désir sincère de se corriger; ou avec mollesse et une lâche connivence? Les fautes sont-elles punies par quelque péni'ence? — Lecture spirituelle : la règle-t-on sur le besoin, ou sur la curiosité? la suit-on avec persévérance sans voltiger d'une chose ou d'un livre à un autre? avec esprit de prière, désir et demande de la grâce pour en profiter? A-t-on soin de s'arrêter un peu sur les passages qui frappent par leurs rapports avec nos besoins, et de se recueillir quelques instants à la fin pour en résumer les principales pensées?
Sainte Messe. — Prières vocales. — Offices de l'Église. — Quelle attention, quel respect, quelle dévotion y apporte-t-on? — Dans quelles dispositions entend-on la parole de Dieu ?
Confession : n'est-elle pas une routine, sans désir d'amendement, sans soin de s'exciter au regret de ses fautes? l'accusation est-elle franche, généreuse, nette et dégagée de mille inutilités qui ne servent qu'à tout brouiller? y prend-on quelques résolutions particulières?
Communion. — L'omet-on par scrupule, la recherchet-on par vanité, s'y prépare-t-on avec soin et surtout par quelque sacrifice fait à chaque fois pour cette fin ? — Comment fait-on l'action de grâces, quel fruit en tiret-on? quel usage fait-on de la communion spirituelle?
II. Disposition habituelle à l'égard de Dieu. — Est-ce le respect, la soumission à la Providence, l'amour, la confiance, la reconnaissance, L'attention à lui plaire, comme il convient envers un maître, un père, un ami.
sur l'état de l'ame. 541
un époux?... L'intention des actions est-elle purement pour lui et souvent renouvelée ? — Pense-t-on qu'on est sous ses yeux? — Quel soin a-t-on de la pureté de conscience? Ne se permet-on pas facilement bien des fautes, sous prétexte qu'elles ne sont que vénielles ?
Quel amour a-t-on pour Notre-Seigneur Jésus-Christ, quelle dévotion pour le Très Saint Sacrement, pour la sainte Vierge, pour les Saints, pour son Patron, pour son Ange gardien?
III. Disposition à regard du prochain. — Est-ce la bienveillance , l'indulgence dans les jugements , la douceur et la patience; ou bien plutôt l'aigreur, la jalousie, l'aversion, l'esprit de critique; d'où suivent médisances, calomnies, jugements téméraires, mauvais offices, désirs de vengeance, rivalités, petites cabales, railleries, saillies de mauvaise humeur, emportements? — Voit-on le prochain en esprit de foi, comme nous tenant la place de Dieu, qui dit : Tout ce que vous avez fait au moindre de vos frères, c'est à moi que vous l'avez fait ? Que le support mutuel est facile avec cette vue!
IV. Soin du salut et de la perfection. — Le regardet-on comme sa principale, son unique affaire. Quels progrès a-t-on faits dans les vertus, dans l'abnégation, dans l'esprit de pénitence? — Sait-on du moins profiter
les occasions qui se présentent de souffrir, porter sa :roix avec résignation et sans murmures? — Quels sa-
:rifices s'impose-t-on pour plaire à Dieu, expier ses
autes ?
Dans quelle disposition est-on par rapport aux principales vertus? La foi, et son esprit en toutes choses; — 'espérance et la confiance, la paix intérieure qui en est a suite, et qui exclut l'anxiété, le découragement et la