‹ La voie de la paix interieureChapitre 105 sur 119 · CONSIDÉRATION SUR L'ÉTAT DE L'AME · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATION SUR L'ÉTAT DE L'AME

pusillanimité, — l'obéissance selon son état, et le sacrifice de sa volonté propre; — le détachement des biens terrestres de toute espèce ; — la chasteté et la fuite des occasions qui lui sont dangereuses; curiosités, légèretés, affections trop naturelles; — l'humilité et la défiance de soi-même? Aime-t-on, supporte-t-on du moins l'humiliation, le mépris, l'oubli, la préférence donnée aux autres sur nous? Où en est-on pour la vanité, la complaisance en soi-même, le désir de briller et de dominer, le mépris du prochain?

V. Comment répond-on à la grâce et aux inspirations divines? Quelles victoires a-t-on remportées sur sa passion dominante? quels efforts a-t-on faits pour dompter son caractère, pour détacher son cœur des créatures? Ne s'y trouve-t-il point quelque affection peu réglée, qui est l'obstacle à notre perfection et dont on refuse le sacrifice à Dieu, qui le demande depuis longtemps? Quelle est-elle? qu'y a-t-il à faire pour la détruire? qu'attend-on pour cela?

Comment emploie-t-on son temps? à des choses utiles, ou en occupations frivoles, entretiens oiseux, lectures futiles, préoccupations de l'imagination, châteaux en Espagne, rêveries si périlleuses à tant d'égards? Chaque minute de ce temps vaut l'éternité : que ne donnerait pas un damné pour l'obtenir?

VI. Que l'on considère aussi comment on s'acquitte des obligations particulières de son état et de son emploi. On les oublie trop souvent pour ne songer qu'aux devoirs généraux. Elles demandent soin, zèle, exactitude, vigilance et constance pour surmonter les dégoûts qui portent souvent atout abandonner.

En un mot, vit-on, comme le Juste, de la foi el di sou esprit, qui fait envisager les choses par rapport à

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