‹ La voie de la paix interieureChapitre 66 sur 119 · REMÈDES CONTRE LA TRISTESSE · texte numérisé non relu

REMÈDES CONTRE LA TRISTESSE

et au dedans de moi et au dehors; je dirai sans cesse amen! comme les bienheureux, je chanterai toujours dans mon eœur le cantique de la céleste Sion; je vous bénirai même dans les méchants, qui par leur volonté mauvaise ne laissent pas d'accomplir malgré eux votre volonté toute juste, toute sainte, toute-puissante. Dans la chaste liberté de l'esprit que vous donnez à vos enfants, j'agirai et je parlerai simplement, gaiement et avec contiance. Quand même je passerais au travers des ombres de la mort, je ne craindrais rien, parce que vous êtes toujours avec moi. Je ne chercherai jamais aucun péril, je n'entrerai jamais dans aucun engagement qu'avec des signes de votre Providence qui y so ient ma îorce et ma consolation. Dans ces états mêmes, où votre vocation me soutiendra, je donnerai au recueillement, à l'oraison et à la retraite tous les jours, toutes les heures, tous les moments que vous me laisserez libres : je ne quitterai jamais ce bienheureux état qu'autant que vous m'appellerez vous-même à quelque fonction extérieure. Alors je sortirai en apparence de vous, mais vous sortirez avec moi; et dans cette sortie apparente vous me porterez dans votre sein. Je ne me chercherai point moi-même dans le commerce des créatures; je ne craindrai point que le recueillement diminue mon agrément auprès d'elles et dessèche ma conversation : car je ne veux plaire aux hommes qu'autant qu'il le faut pour vous plaire.

Si vous voulez vous servir de moi pour votre œuvre sur eux, je me livre, et, sans réflexion sur moi, je répandrai simplement sur eux tout ce que vous avez fait découler de vos dons sur moi. Je ne marcherai pojnt à tâtons, en retombant toujours sur moi-mémo. Quelque périlleuse et dissipante que soit cette fonction, je n:e comporterai simplement devant vous avec une droite

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