‹ La voie douloureuse au Cap-de-la Magdeleine [sic] [microforme]Chapitre 2 sur 20 · STATION AU T.$. CÉNACLE · texte numérisé non relu

STATION AU T.$. CÉNACLE

TINÉRAIRE. —Les Pélerins qui, le Jeudi- Saint, vont visiter le T.-S. Cénacle et qui sont logés chezles Pères de Terre-Sainte, à l'hôtellerie dite, Casa-Nova, prennent la direction du Sud. Ils laissent, à peu de distance, à leur droite, la Porte occidentale de la Ville (Bab-el-Khalil), porte d'Hébron, parce qu’elle mène à cette ancienne ville,

comme elle mène également à Bethléem et

à Jaffa, ct passent devant la citadelle de Jérusalem, où ils remarquent une forte tour \ dont la base massive remonte au temps des Jébuséens, et qui porte le nom de Tour de David. De là, on arrive à l'église des Arméniens Schismatiques, construite sur le Lieu même où Hérode Agrippa fit décapiter saint Jacques le Majeur.-De cette église à la Porte Sud de la Ville.(Porte de Sion) il n’y a guère que 4 à 5 ininutes de marche : et de cette porte au Cénacle, la distance est de 4 à Satpents. À cen£ pas environ de la Porte, les Pèlerins laissent‘à leur droite le couvent des Arméniens, bâti sur l'emplacement de la maison de Caïphe.' Ils visiteront ce couvent, avec celui des Religicuses, bâti sur l’emplacement de la maison d'Anne, À l’intérieur dés murs, à leur retour de Gethsémani, en suivant la Voie de la Captivité.

Le Très-Saint Cénacle: état actuel. — Aujourd'hui la Salle du Cénacle, mesurant 45 pieds de long sur 30 de large, est en style in gothique, bien caractérisé. Deux colonnes la divisent dans le sens de la longueur, en deux nefs parallèles. Ce sont nos Pères de Terre-Sainte qui bâtirent cette église, vers l'année 1342 ; et, après deux siècles de troubles, d’angoisses et de vexations continuel-

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em et les, ils en furent chassés définitivement par

de Jé- les Musulmans qui la convertirent en Mos-

$ tour \ quée, en 1551,et lui donnèrr *t le nom qu'elle

ps des porte encore aujourd’hui «> Vabri. Daoud, le

our de prophète David. Depuis ce temps, nous n’a-

Armé- vonsplusle droit d’y célébrer les saints mys-

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| Porte Considérations sur la sainte Eucharistie (1).

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et de «Si quelqu'un n'aime pas 'Notre-Seigneur

t de 4 Jésus-Christ, qu’il soit anathème.» (1. Cor.

p XVI, 22).

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uvent Toute la sainteté et ia perfection consis-

it de la tent à aimer Jésus-Christ, notre Dieu, notre

uvent Souverain Bien et notre Sauveur. Celui qui

-mpla- m'aime, dit Jésus-Christ, sera aimé de mon

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ni en Le divin Sauveur, sachant que son heure )

était arrivée, voulut, avänt de mourir, nous laisser la plus grande marque possible de son

— Au- amour, et c'est pour cela Qu'il institua le trèsant 45 saint Sacrement de l’Autel

| style à; à Dans ce Sacrement, Jésus-Christ, dit le lonnes , saint Concile de Trente, a comme épanché ur, en touces les richesses de son amour pour nous : res de

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(1) Ces considérations sont empruntées presque textuel- € trou- lement au beau Traité de saint Alphonse de Liguori, intitinuel- tulé : «Pratique de ’amour envers Jésus-Christ. »

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il en a fait le résumé de toutes ses merveilles ; et, comme le remarque le grand Apôtre, il fit ce Don aux hommes précisément la même nuit que les hommes tramaient sa mort! Le Sauveur, dans l'excès de son amour pour nous, non content de se disposer à mourir pour notre salut, voulut donc encore, avant sa mort, faire quelque chosede plus grand en nous donnant sort Corps pour nourriture !

Et quel désir a t-il pas, ce divin Sauveur, de se donner ainsi'ä nous dans la sainte communioni! J'ai désifé'avec ardeur de manger cette Pâque ave vous, disait-il la nuit qu'il institua ce Sacremjént d'amour.

Pour nous enfläminer du désir de le recevoir dans la sainte, Communion, non-seulement il nous y exhèrte vivement: Venez, mes amis, mangez et buves, dit-il, en parlant de ce pain et de ce vin'célestes ; maïs encore il nous en fait un précepte formel: Prenez et mangez. Il nous attire en nous promettant le Paradis: Celui qui mange ma chair a la vte éternelle. Enfin, il menace de l’enfer quiconque ne veut pas le recevoir. Toutes ces invitations, ces promesses, ces menaces naissent du grand désir qu’il a de se donner à nous dans le saint Sacrement de l’Autel.

Mais pourquoi Jésus désire-t-il si ardemment que nous le recevions dans la Communion? C'est parce que l'amour aspire

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toujours et tend à l'union. L'amour de Dieu pour nous étant immense, il a vouiu nous destiner à le posséder non-seulement dans le ciel,mais encore ici-bas, par l'union la plus intime, sous les apparences du pain dans l’'Eucharistie. [l est vraique nousne levoyons pas, mais lui xous regarde et il est réellement présent. Oui,il est présent pour se laisser posséder ; mais il se cache pour se faire désirer ; et, jusqu’à ce que nous arrivions à la véritable patrie, Jésus-Christ veut être tout à nous et entièrement uni à nous.

Dans la sainte Communion, Jésus s’unit à l'âme, et l’âme s’unit à Jésus, et cette union n'est pas seulement de pure affection, elle est véritable et réelle. On ne saurait donc rien faire de plus agréable à Notre-Seigneur que d'aller communier, avec les dispositions convenables à une aussi grande action, puisqu'alors on s’unit à Jésus-Christ, selon le désir de ce Dieu tout aimant.

Rien au monde ne peut être aussi avantageux que la sainte Communion. Le Père éternel a mis Jésus-Christ en possession de toutes ses richesses ; ainsi lorsque Jésus vient dans une âme par la sainte Communion, il porte avec lui des trésors immenses de grâces; et l’on peut dire après la Communion: Zous les biens me sont venus avec elle.

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Par la Communion, dit le saint Concile de Trente, nous sommes délivrés des fautes vénielles et préservés des mortelles. Nous sommes délivrés des fautes vénielles, car l’homme, par le moyen de ce Sacrement, est excité a faire des actes d'amour qui effacent les péché véniels: nous sommes préservés des norteslles, parce que la Communion confère l'augmentation de la grâce ef nous préserve des fautes mortelles.

C'est 24, Âmes pieuses, ici au très-saint Cét nacle que Notre-Seigneur a accompli ceacte d'amour infini pour nous. Dites-lui donc du fond du cœur, avec notre Mère la sainte Eglise, dans sa Liturgie sacrée :

Ant. —O festin sacré, où Jésus-Christ est notre nourriture, où la mémoire de sa Passion est renouvelée, où l’âme est remplie de grâce et où nous est donné le gage de la gloire future.

V. Vous le‘ vez donné un pain descendu du ciel.— R. Un pain délicieux.

Oraison. — O Dieu qui nous avez laissé dans ce sacrement admirable, le mémorial de votre Passion, faites-nous i2 grâce d’avoir une telle vénération pour les mystères sacrés de votre corps et de votre sang, que nous ressentions sans cesse en nousle fruit de votre rédemption. we

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