La Voie douloureuse [microforme]
petit livre, pour que’ vous vous unissiez aux milliers d’âmes qui'le possèdent aussi, et formiez toutes ensemble une couronne perpétuelle de réparation aux outrages et aux mauvais traitements qi : Tésus, son adorable Fils, a reçu sur le'parcours de la Voie douloureuse, et à ceux qu'il reçoit encore chaque jour au Saint Sacrément de l’Eucharistie, dans les cœurs sacrilèges et de la part des blasphémateurs.
Pour entrer dans cet esprit de réparation perpétuelle, deux choses sont requises :
SAV Ve
1. Faire souvent (tous les jours si on le peut ) le Chemin de la croix en union avec Marie qui l’a fait la première, marchant dans les traces des pas ensanglantés de son divin Fils se rendant au Calvaire.
2. Méditer chaque jour une page des horribles souffrances que ce divin Sauveur a bien voulu endurer pour nous racheter.
Ces méditations octupent 60 pages : c'est donc pendant 60 jours 'que vous méditerez son long martyre : éhaque jour quelques instants, un quart d’héure si vous le pouvez.
Ne lisez pas plus d’üne page à la fois, afin de vous la bien graver dans le cœur. Ensuite, ayez soin de pôrnter le premier des petits casiers placés au, haut de la page, et ainsi pour chaque page füsqu’à la fin.
Si vous y êtes fidèle, je vous promets un redoublement de ferveur‘ et d'amour pour Jésus crucifié.
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Le Jardin des Oliviers.
= L était environ neuf heures du soir,
quand Jésus vint à Gethsémani. Il prit avec lui Pierre, Jacaues et Jean, et monta plus haut dans le jardin des Oliviers. Arrivé à une grotte d'environ six pieds de profondeur, il s'arrêta et. dit à ses disciples : Zes- Lez là et veillez avecmoi ; puis il entra dans la grotte pour prier. Ÿe vis alors tout autour de lui l’angoisse et la’ tentation s'approcher comme des nuagés chargés de figures effray-
er des antes... Hélas ! ceite étroite caverne semage, et blait renfermer l’horrible spectacle de tous . es péchés du moñde, et celui de leur châti-
etat ment. Jésus tomba sur son visage, et tous nos crimes lui apparurent sous des formes infi-
F pour nies avec toute leur laideur intérieure : Il les
prit fous sur Lui, et s’offrit, dans sa prière, à la justice de son Père pour payer cette dette, Jésus, dans une añgoisse mortelle, tremblait d'horreur !. Je vis alors, de l’autre côté, venir un rayon semblable à une voie lumineuse : c'était une ligne d’anges qui descendaient vers Jésus pour le ranimer et le fortifer.
ÉDPLERPET ERREUR ECRECTELEPET De tous les péchés dont le divin Sauveur se chargea, je reconnus les sens qui sont si nombreux... et 1l sortit vers moi comme un fleuve où toutes mes fautes me furent montrées.. Dans ma douleur je gémissais et pleurais.. je me tournais avec Lui vers les anges consolateurs... Hélas! Jésus, mon Sauveur, se tordait comme un ver de terre sous le poids de sa douleur et, de, ses angoisses !..
Alors mon âme fut kpovantée à l'aspect des hommes et de léür,ingratitude envers Dieu. Jésus était en praië à une douleur si violente qu'il s’écria,‘treinblant et frissonnant : Mon Père, si c'ést possible, que ce calice s'éloigne de mot ! Puiseil se recueillit et dit : Cependant, que vatre volonté se fasse et non la mienne !
Les épouvantements de la mort, la terreur qu'il ressentait comme ‘homme à l'aspect de ses souffrances expiatoïtés, le pressaient et l'assaillaient sous la forrñe de spectres hideux. Il tombait çà et là, se terdait les mains ; la sueur le couvrait, il tremblait et frémissait 1 Il se releva ; ses genoux" Chancelaient et le portaient à peine ; il était tout défait et presque méconnaissable ; ses lèvres étaient pâles, ses cheveux se dressaient sur sa tête.
Il était environ dix heures et demie quand il se leva ; puis, tout chancelant, tombant à
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chaque pas, baigné d’une sueur froide, il se traina jusqu'aux pieds des apôtres.
Jésus vint à eux, semblable à un homme dans l'angoisse que la terreur pousse vers ses amis ; mais il les trouva endormis. Alors il joignit les mains, tomba près d’eux plein de tristesse et dit : Simon, dors-tu ? Ils s’éveillèrent aussitôt, et Notre-Seigneur leur dit : Ne pouviez-vous veiller une heure avec moi #
Lorsque les apätres le virent défait, pâle, chancelant, trempé de sueur et tout tremblant ; lorsqu'ils entendirent sa voie altérée et presque éteinte, :Js se mirent à prier, la tête couverte, pleins de trouble et de tristesse : ils étendaient {es mains vers lui, pleuraient, tombaient dans les bras les uns des autres et demandaient : Qu'est-ce donc ? que dut arrive-t-il ? {est dans un délaissement complet ! .
Marie, Mére de Jésus, effrayée des bruits qui couraient, avait voulu venir devant la ville avec ses amis pour savoir des nouvelles de son Fils. Lazare et quelques parents essayèrent de la tranquilliser, carils ne savaient rien encore de la trahison de Judas.
Jésus étant retourné à la grotte, en sortit bientôt plus défiguré que jamais... Aucune langue ne peut exprimer quelle épouvante et quelle douleur vinrent fondre sur l’âme de
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Jésus à la vue des terribles expiations des péchés du monde !.. L’horreur de cette vision fut telle qu’une sueur de sang sortit de son corps !
Pendant que l'humanité du Christ était éil crasée sous cette effroyable masse de souf- | frances, j’aperçus un mouvement de compas-
sion parmi les anges ; 1 me sembla qu'ils de-
siraient ardemment le ‘consoler, et qu'ils priaient à cet effet devant'lg ttône de Dieu. Il y eut comme un combat-®un instant entre la miséricorde et la justicé dé Dieu, et l'amour qui se sacrifiait ; puis,‘ tuit disparut, et les anges abandonnèrent le"Stigneur, dont l'âme allait avoir à souffrir de‘ño juvelles attaques. Le doute et l'inquétütie, qui précèdent le sacrifice dans l’homme.qui se dévoue s’éveillèrent dans l’âme du Seigneur ; ; 1l se fit cette terrible question : Que Sera le profit de ce sacrifice ? et le tableau du plus terrible avenir accabla son cœur. Il.voyait l'ingratitude des hommes, il voyait Es ‘tlédeur, la corruption et la malice d’un nqmhre infini de chrétiens, qu'il voulait rachèter"de son sang au prix de souffrances indicibles…
Je vis passer devant l’âme de Jésus, dans une série de visions, les scandales, les meurtres, les abominations de tous les siècles, jusqu’à la fin du monde: je vis Satan aui ar-
te vitit de
ait ésouf- Apasls de- Îs pri- . I y re la mour et les l'âme ques.
ent le ’éveilcette de ce > avetitude Orrupchréng au
, dans meuriècles, jui ar-
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