‹ La Voie douloureuse [microforme]Chapitre 2 sur 21 · TILL IRRRRRRRRRRRRR CREER TETE · texte numérisé non relu

TILL IRRRRRRRRRRRRR CREER TETE

rachait violemment à és une = multitide d'hommes rachetés de son sang, et même ayant reçu l’onction de son sacrement, Toutes ces apparitions fondaient sur Jésus avec tant d'impétuosité, qu’une angoisse indicible opprimait son humanité, Le Christ, le fils de l’homme, luttait et joignait les mains, il tombait à genoux comme accablé, et sa volonté humaine livrait un si terrible combat contre la répugnance à tout souffrir pour une race si ingrate, que la sueurs en larges gouttes de sang coulait de son corps jusqu’à terre.

Jésus dans sa détresse éleva la voix, et fit entendre quelques cris douloureux. Alors je vis Pierre courir et entrer dans la grotte.

Maître, dit-il, qu'avez-vous ? Et il se tenait là tremblant à la vue de Jésus tout sanglant et frappé de terreur... © mon Père, si ce calice ne peut has s'éloigner de moi, que votre volonté soit faite !

Jésus mon Sauveur sortit de la caverne et

je vis le sang rouler en larges gouttes surson

pâle visage ; ses cheveux étaient collés ensemble, sa barbe sanglante et en désordre. Il alla vers ses disciples ; sa démarche était comme celle d’un homme couvert de blessures et courbé sous un lourd fardeau, qui trébucherait à chaque pas. Jésus s 'approcha d'eux, mais ils eurent de la peine à le recon-

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naître, tant il était méconnaissable. Ils se levèrent aussitôt, le prirent sous les bras, le soutinrent avec amour ; et Jésus les regardant, leur dit avec tristesse qu’on le ferait mourir le lendemain, qu’on s’emparerait de Jui dans une heure, qu’il serait maltraité, outragé, flagellé, et enfin livré à la mort la plus cruelle. Il les pria de consoler sa mère, et aussi de consoler Madeleine. Il était à peu près onze heures du soir.

Pendant cette agonie de Jésus, je vis la sainte Vierge accablée de tristesse et d’angoisses dans la maison de Marie, mère de Marc. Elle se tenait avec Madeleine et Marié dans le jardin de la maison ; elle était là, courbée en deux sur une pierre et affaissée sur ses genoux. Plusieurs fois elle perdit connaissance... Puis se levant, elle partit avec Madeleine et Salomé du côté de la vallée de Josaphat. Klle marchait voilée, et étendait souvent les bras vers le mont des Oliviers ; car elle voyait en esprit Jésus baigné d’une sueur de sang, et 1l semblait qu’elle voulût de ses mains étendues essuyer le visage de son divin Fils.

Jésus était retourné à la grotte pour prier.

Il était épuisé... mais je vis les anges lui montrer toute la cohorte des bienheureux à venir ; tous, rangés suivant leur date, leur

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classe et leur dignité, passèrent devant le Seigneur, parés de leurs souffrances et de leurs œuvres. Ils entouraient leur Rédempteur comme une couronne de victoire, car c'étaient sa Passion et sa mort qui devaient les sanctifier. Cette vue inexprimablement touchante donna à l’âme de Jésus un peu de consolation et de force.

Mais ces images consolantes s'évanouirent et les anges lui montrèrent sa passion qui était proche. Il était environ onze heures et demie lorsque Jésus sortit dela grotte. Un ange l'avait réconforté ; il s’approcha de ses apôtres et leur montra à quelque distance une troupe d'hommes armés, qui venait de l’autre côté du torrent de Cédron ; puis, quittant le jardin des Oliviers, ils arrivèrent sur le chemin de Gethsémani. Judas et sa troupe parurent , Jésus fit quelques pas pour s’approcher d’eux et dit à haute voix : Qui cherchezvous ? Les chefs des soldats répondirent :

Jésus de Nazareth. — C'est moi, répliqua Jésus , vous êles venu me prendre comme un malfaiteur avec des pieux et des bâtons : j'a enseigné tous les jours dans le temple, et vous n'avez pas mis la main Sur moi:mats votre heure, l'heure de la puissance des ténèbres est vente.

A:ors les archers le garrottérent avec une

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grande dureté et une brutalité de bourreaux.

Ces hommes étaient des païens de la plus basse extraction, Ils attachèrent les mains de Jésus devant sa poitrine, et cela de la manière la plus cruelle, avec des cordes neuves, très dures et très serrées. Ils lui passèrent autour du cou une sorte de collier où étaient des piquants pour le blesser cruellement ; de ce collier partaient des courroies par lesquelles ils tiraient çà et là le Seigneur selon leurs caprices... On se mit en marche après avoirallumé des torches. Les diciples erraient à quelque distance, poussant des sanglots… Les archers tiraient et maltraitaient Jésus de la manière la plus cruelle... ils le frappaient avez des cordes à nœuds, comme un boucher frappe les bestiaux qu’il mène a la boucherie... Jésus était pieds nus.

Le Torrent de Cédron.

Le cortège marchait assez vite, et bientôt il arriva à un pont jeté sur le torrents de Cédron. Lorsqu'ils furent arrivés sur le milieu du pont, ils ne mirent plus de bornes à leurs cruautés : ils poussèrent brutalement Jésus enchainé, et le jetèrent de toute sa hauteur dans Je torrent, lui disant de s’y désaltérer,

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