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Ilème STATION :
Jésus porte sa Croix.
Plusieurs esclaves arrivèrent par la porte occidentale, apportant la croix de Jésus. Au même instant, le divin Sauveur s'agenouilla par terre, près de la croix, l’entoura de ses bras et la baisa en adressant à son Père un touchant remerciement pour la rédemption du genre humain qui commençait. Les archers chargèrent à grand’peine ce lourd fardeau sur son épaule droite. Je vis des anges l'aider, sans quoi 1l n'aurait pas même pu le soulever. La trompette de la cavalerie de Pilate donna le signal du départ, et un soldat cria : Zn avant ! en avant ! Un archer poussa violemment Jésus, et celui-ci sentit tomber sur ses épaules meurtries tout le poids que nous devons porter après lui, suivant ses saintes paroles... Ainsi s’avançait lentement le Sauveur, les pieds nus et sanglants, courbé sous le pesant fardeau de la croix, n'ayant ni mangé, ni bu, ni dormi depuis la Cène de la veille, épuisé jar la perte de son sang, dévoré de fièvre, de soif, de souffrances infinies !... Sa pauvre main enflée et toute blessée soutenait à peine son lourd fardeau.
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LTÉE LEEL OC ERE LL Autour de lui, ce n’était que dérision et cruauté : mais ses souffrances indicibles ne pou-
vaient surmonter son amour : sa bouche priait, et son regard éteint DATCSnReNs
IIIème STATION : 1.
Jésus tombe pour la première fois.
La rue par laquelle on conduisit Jésus était à peine large de deux pas ; elle passait derrière des. maisons, et 1l y avait beaucoup d'immondices. Il y eut beaucoup à souffrir :
la populace aux fenêtres l’injuriait, les méchants lui jetaient de la boue et des ordures. Arrivé au coin de la rue, Jésus, mon doux Sauveur, n’avait plus la force de marcher ; il tomba de tout son long sur une énorme pierre, et la croix tomba près de lui. Le cortège s'arrêta un moment en désordre ; c'était en vain qu’il tendait la main pour qn'on l’aidôt ; il pria encore pour ses bourreaux. Mais les Pharisiens crièrent : Æe/evez-le ! sans quoi il mourra dans nos mains... Des deux côtés du chemin, on voyait pourtant, çà et là, quelques femmes qui pleuraient... Lorsqu'ils l’eurent remis sur ses pieds en le maltraitant, ils replacèrent la croix sur son dos, et il lui fallut pencher de nouveau, pour la recevoir, sa tête déchirée par les épines…