‹ La Voie douloureuse [microforme]Chapitre 14 sur 21 · TE TER EEE ER LEE · texte numérisé non relu

TE TER EEE ER LEE

IVème STATION :

Jésus rencontre sa Mère.

La Mère de Jésus, toute abîmée de douleur, se soutenant à peine, s’avançait lentement avec les saintes femmes sur le parcours pour voir encore son divin Fils. Le son de la trompette qui se faisait entendre au loin lui perçait le cœur... Elle se mit à trembler et à gémir ; puis enfin elle aperçut son Jésus, son adorable Fils, le visage livide, les yeux éteints et ensanglantés … Détournant la tête 1] jeta sur sa mère un regard de compassion et de douleur... Marie ne voyant plus ni soldats, n1 bourreaux, se précipita au milieu des archers, tomba à genoux près de Jésus et le serra dans ses bras ; j'entendis ces mots : Mon Fils ! ma mère ! puis elle tomba comme morte de douleur ; saint Jean et les saintes femmes l’emportèrent.

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Vème STATION :

Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix.

Le cortège arriva à un coin de rue où il fallait passer sur d'énormes pierres. Là, jésus trébucha et s’affaissa ; la croix roula à terre près de lui ; lui-même, cherchant à s'appuyer sur une pierre, tomba misérablement tout de son long et il ne put plus se relever... On le crut mort... Il y eut quelque tumulte : on ne pouvait plus remettre Jésus sur ses pieds, et les Pharisiens cherchaient quelqu'un pour l'aider, lorsqu'ils apercurent un païen nommé Simon de Cyrène ; il l’appelèrent et lui dirent d’aider le Galiléen à porter sa croix. Sinon d'abord éprouva de la répugnance, à cause du triste état où se trouvait Jésus ; mais Jésus pleurait et le regardait de l’air le plus touchant. Simon alors l’aida à se relever et à porter sa croix. Il ne porta pas longtemps la croix derrière Jésus sans se sentir profondément touché.

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Vième STATION :

Véronique essuie la face de Jésus.

Le cortège avait fait environ deux cents pas depuis que Simon était venu porter la croix avec le Seigneur, lorsqu'une femme se jeta au devant des archers. C'était Séraphia, femme de Sirach, appelée ensuite Véronique (qui veut dire : vrai portrait), à cause de ce qu’elle fit en ce jour.

Séraphia avait préparé chez elle du vin aromatisé, avec le pieux désir de le faire boire au Seigneur sur son chemin de douleur.Traversant la foule avèc le vase et un linge qu’elle avait suspendu sur ses épaules, elle: parvint jusqu’à Jésus, tomba à genoux et lui présenta le linge qu’elle déploya devant lui en disant t-Permettez-moi d'essuyer la face de mon Seigneur. Jésus prit le linge de la main gauche, l appliqua contre son visage ensanglanté, puis le ‘rapprochant de la main droite qui tenait la croix, il pressa ce linge entre ses deux mains'et le rendit à Séraphia ; ensuite, elle voulut présenter à Jésus le vase de vin, mais les soldats ne voulurent pas qu'il s'y désaltérât.

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