‹ La voie ferrée de Glos-Montfort à Pont-AudemerChapitre 32 sur 39 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Débat* - Réunion du 9 Juin. - line lettre nu Jonrnal. - ©

Je me croyais dans le vrai en n'adhérant pas à la plupart des conclusions du rapport présenté à rassemblée générale. Aussi, lorsque le Journal de Pont-Audemer, au lieu du procès-verbal qu'on attendait, qu'on était en droit d'attendre, en donna tout simplement un abrégé se prêtant à la supposition que toutes les conclusions du rapport avaient été admises sans contrôle, je ne balançai pas à demander au même journal l'insertion d'une lettre, où, signalant l'insuffisance de sa communication et proclamant l'utilité, en ce qui touche notre chemin de fer, d'insertions régulières et complètes, j'analysais très-sommairement mes propositions à l'assemblée générale, avec un simple mot de réserves sur Jes parties du même rapport relatives à l'état des travaux et à la situation financière.

Le Journal de Pont-Audemer ajoutait, en son nom : * Si nous n'avons pas publié in extenso le procès-verbal dont il est parlé ci* dessus, ce n'est pas pour épargner quelques lignes d'impression ; c'est uniquement parce que la communication qui nous a été faite ne contenait que les renseignements que nous avons donnés. Aujourd'hui, comme toujours, nos colonnes seront ouvertes aux documents qui peuvent intéresser les actionnaires de notre chemin de fer. »

Cette lettre engagea M. le président du conseil d'administration à faire une réponse qui, avec une allusion critique fort acceptable, se termine par l'assurance que les autres m membres du conseil ne sont pas moins désireux que moi de montrer aux actionnaires qu'ils sont tout dévoués à leurs intérêts, — et qui, d'ailleurs, ne

touche qu'un seul point, la subvention de la Risle. Les prévisions du conseil, dit M. le président, étaient d'autant plus fondées, que, peu de jours après, le 20 mai, M. le Préfet de l'Eure lui adressait la lettre dont il cite la partie que voici :

« Monsieur le président, par une lettre du 4 6 de ce mois (mai), M. l'ingénieur » en chef du département m'annonce que le projet approuvé pour la rectification » du coude des Vignettes pourrait être mis sans délai en adjudication, si la » compagnie du chemin de fer de Glos à Pont-Audemer se trouvait en mesure

» de verser la subvention de 50,000 fr. qu'elle accorde , etc. »

D'où la conséquence que « le prompt versement des 50,000 fr. était une chose nécessaire et une condition sine qua non du commencement des travaux. » — Dans tous les cas, ce n'était ni une application du vote primitif de versement proportionnel à mesure de l'avancement des travaux, ni une garantie que, s'il y avait commencement des travaux , on en verrait aussi l'achèvement. Passons, néanmoins. D'ailleurs, le conseil est revenu sur ce côté de la question, lors de la réunion.du 8 juin, à Pont-Audemer.

Procès-verbal de cette réunion... — «M. le président ayant déclaré la séance ouverte, M. Prévost annonce que M. Canel l'a chargé de prévenir qu'il ne pourrait y assister. — M. le président exprime, en même temps que le regret de voir de la part de M. Canel une sorte d'abstention systématique malgré le soin pris de prendre son jour pour la réunion, le sentiment douloureux qu'il a éprouvé à la lecture d'une lettre récemment publiée par M. Canel dans le Journal de Pont-Audemer. — Il ne s'explique pas la prétention de M. Canel de vouloir paraître porter plus de soins aux intérêts de la compagnie que ses collègues, et la critique qu'il lui plaît de faire des décisions prises par le conseil à la majorité des voix. Il fait appel à MM. les autres membres pour qu'ils essaient par la conciliation de ramener M. Canel à une meilleure appréciation des vrais intérêts de la compagnie, que sa manière d'agir tend à compromettre, et de le faire entrer dans une voie plus régulière. — Chacun des membres s'associe à ces sentiments. »

Vient ensuite la mention de la lettre de M. le Préfet, dont j'ai déjà transcrit le commencement, et qui continue ainsi :

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