‹ La voie orbitale dans le traitement des polysinusites et de leurs complicationsChapitre 24 sur 25 · CRITIQUE · texte numérisé non relu

CRITIQUE

Parmi les cas de polysinusites et de pansinusites que nous avons cités, plusieurs, on l’a vu, ont été traités par des techniques opératoires autres que la voie orbitaire.

Dans la première observation (Mile F... 4o ans), il s'agissait d’une sinusite fronto-ethmoïdo-maxillaire avec sphénoïdite probable. Le 20 mars est pratiqué un Ogston-Luc qui paraît donner des résultats satisfaisants, mais laisse persister un écoulement muco-purulent. En novembre, une grippe réveille l'infection des sinus, nécessitant une intervention par voie orbitaire élargie qui amène cette fois la guérison définitive. L'Ogston-Luc semble donc bien dans ce cas s’être montré impuissant à provoquer la cure radicale.

À noter que malgré une incision prolongée jusqu'à 1 centimètre au-dessus de l'aile du nez, malgré un effondrement de la partie interne de l’arcade orbitaîre et de la branche montante, malgré une complication érysipélateuse, la malade cependant difficile, se déclare satisfaite du résultat esthétique.

La deuxième observation (Odette D...) nous montre une fronto-ethmoïdite double, traitée à Dijon par deux Ogstons-Lne pratiqués à trois mois de distance. Des fistules s’établissent dans la région orbitaire par suite de l’obstruction du canal naso-frontal et surtout de l'insuffisance de l'exploration. Seules deux interventions par voie orbitaire, amènent la cure radicale en faisant découvrir à la fois un clivage du plafond orbitaire formant un deuxième sinus, et un prolongement du sinus frontal gauche, conduisant dans le sinus droit,

Les observations qui suivent, sinusite frontale avec névralgies rebelles, sinusites fronto-ethmoïdo-maxillaires, pansinusites avec phlegmon de l'orbite, ont toutes été traitées avec succès et radicalement guéries par voie orbitaire.

Deux fois le sinus maxillaire a été ouvert séparément par le procédé de Duuker, ce mode {opératoire se justifiant au

moins la première fois par l'ancienneté de la suppuration

datant de plusieurs années.

Quant à l'observation de Mlle Lemaître qui opérait ajoute à son protocol

Madeleine D... le Professeur e opératoire cette

remarque :

En somme, la suppuratio muqueuse tendait à se guérir par entretenue par les lésions ethmoïdales.

n du sinus maxillaire dont la sclérose, semble avoir été

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