DANS
Le traitement chirurgical des polysinusites fait actuellemen: l’objet de nombreuses controverses.
Les voies d'accès vers les cavités pneumatiques de la face varient selon le chirurgien et selon les sinus intéressés.
Cette diversité, jointe à une structure très variable et très complexe de la région, a été cause de bien des hésitations, au cours de notre initiation à la rhinologie, pendant notre externat au service du professeur Lemaître à Saint-Louis. Nous avons vu tel rhinolopisie rester fidèle à la voie externe et s’en trouver fort satisfait. Tel autre restait le protagoniste de la voie nasale et citait des guérisons. D’autre part le perfectionnement des méthodes endoscopiques a fait préférer la voie nasale dans un cas, trans-maxillaire ou transeptale dans un autre. Tout récemment un spécialiste réputé revient à la chirurgie à ciel ouvert qu’il a perfectionnée et dont il montre les avantages et la facilité. En sorte qu'aujourd'hui, après quatre ans de spécialité, nous nous rendons compte,malgré la complexité de cette question, de l'intérêt qu’il y aurait à se fixer à une méthode, sûre, facile et applicable à la majorité des cas.
Notre intention n’est pas de critiquer tel ou tel procédé, . qui, en des mains expérimentées ou très habiles a pu donner de bons résultats, mais après avoir examiné les difficultés et les résultats de chaque procédé, de montrer la simplicité et les avantages d’une méthode qu’en collaboration avec nos maîtres le Dr Brunel de Versailles etle professeur Lemaître àParis, nous avons souvent employée. Il s'agit de l’une des plus anciennes voies d'accès vers les cavités de la face, celle que désignèrent à la main du chirurgien les premières complications, souvent simples extériorisations des empyèmes de ces cavités.
J'ai cité la voie orbitaire.
LD
Pour comprendre l'intérêt de la voie orbitaire ilest de première importance d'avoir bien en vue la situation, la conformation etles rapports des diverses cavités de la face, en un mot de posséder des notions très précises sur l’anatomie de la région. En même temps que la connaissance de cette anatomie si délicateet si variable nous montrera les dangers ou les imper- {ections de telle ou telle méthode, elle nous fournira les meilleurs arguments en faveur de la voie orbitaire.
Quelques observations que nous avons recueillies tâcheront ensuite d’étayer cliniquement notre préférence en faveur de la voie orbitaire. À propos de chaque lésion isolée ou combinée nous ferons connaître les complications qui en résultent, certains que le traitement de cescomplications par la méthode que nous préconisons apparaîtra davantage encore comme le plus rationnel, le plus efficace et surtout le plus facile.