CITÉS
Qu’il y ait des cités dans une ville qui conserve au berceau de son origine le nom de Cité, c’est là une anomalie de langage dont nous donnerons plus bas d’autres exemples. De même que les villas et les squares, la cité parisienne est constituée par un îlot de maisons desservi par une ou plusieurs avenues aboutissant à la voie publique, mais ordinairement closes durant la nuit, et placé sous la surveillance de gardiens particuliers. Le terme, — si le fait existait, — ne paraît pas antérieur à la Révolution, et même à la Restauration. Les plus anciennes appar-
tiennent au IXe arrondissement : cité Bergère, cité d’Antin, cité de Trévise, cité Fénelon, cité Malesherbes, cité Rougemont. Le faubourg Saint-Germain possède la cité Vaneau et la cité Martignac, la cour du Dragon (pl. 28) ; le populeux quartier des Batignolles, la cité des Fleurs; Talmasert de parrain à une cité du XVe arrondissement, rue F aiguière. D’autres ont eu ou pourraient porter le même nom : l’avenue Jules-Janin, à Passy, l’avenue Frochot, dans le quartier Saint-Georges, l’avenue du Coq, ouvrant sur la rue Saint-Lazare ne sont, en effet, autre chose que des cités, semblables à celles que nous venons de... citer.