‹ La voie publique et son décorChapitre 28 sur 87 · CHAUSSÉES · texte numérisé non relu

CHAUSSÉES

Il y a une quarantaine d’années, le terme de chaussée était employé assez fréquemment, surtout dans les faubourgs, pour désigner une voie importante prolongée à l’extérieur par une route ; on disait : Chaussée du Maine, Chaussée Clignancourt, Chaussée Ménilmontant, etc., et ces dénominations étaient officielles. Elles ont disparu ; la Chaussée du Maine est devenue l’Avenue du Maine, les deux autres sont de simples rues. Mais la plus ancienne, comme la plus célèbre, a subsisté : c’est la Chaussée d’Antin, à laquelle on a le tort de donner le nom incorrect de « rue de la Chaussée d’Antin », redondance illogique entre toutes. Il y a aussi la Chaussée de la Muette, qui prend naissance à l’extrémité du somptueux Ranelagh et se termine au carrefour des rues Boulainvilliers, de la Pompe et de Passy, en attendant, — longtemps encore, — qu’elle soit prolongée jusqu’à la place du Trocadéro. Mais pourquoi est-ce une Chaussée, et non une Avenue ? C’est ce qu’il nous est impossible de dire.

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