‹ La voix dans le désert; questions de l'année 1868Chapitre 148 sur 192 · LA CACSE AVANT L EFFET · texte numérisé non relu

LA CACSE AVANT L EFFET

27 octobre 1868.

Quoique le coup d'Etat du 2 décembre 1851 m'ait fermé violemment les portes de l'Assemblée législative , que m'avait ouvertes le suffrage universel, et m'ait banni le 9 janvier 1852, sans tenir aucun compte de l'inviolabilité dont me couvraientmon titre et mon mandat de représentant du peuple, aucun ressentiment ne me passionne, aucune hostilité ne m'aveugle; je n'accuse que l'inconséquence qui caractérisait la Constitution du 4 novembre 1848. Cette Constitution a péri par où elle devait périr, — comme une machine à vapeur mal construite éclate par où elle devait éclater. . — Je ne suis ni monarchiste ni républicain , je suis logicien, et si l'on trouvait cette prétention excessive, je dirais que je suis mécanicien. La tâche que je me suis donnée est de trouver, le lendemain d'une révolution , le mécanisme gouvernemental qui adapte le mieux la souveraineté nationale à la souveraineté indivi" duelle, afin de tirer de Tune et de l'autre de ces deux puissances, de l'une par l'autre, la force utile la plus grande. M. Garcin, à qui s'adresse cetle réponse, n'a donc pas à craindre que je tombe dans aucune des récriminations implacables et des personnalités injurieuses auxquelles prête le coup d'État du 2 décembre ; mais M. Garcin reconnaîtra que

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