‹ La voix dans le désert; questions de l'année 1868Chapitre 58 sur 192 · DESTRUCTION · texte numérisé non relu

DESTRUCTION

Ce qui à manqué à cet appel, pour qu'il fût pris en considération et qu'il devint le plus grand acte de la seconde moitié, du dix-neuvième siècle, c'est une sanction.

Cette sanction, c'était celle qu*avec la liberté de langage que donnent l'indépendance de caractère et de situation, et surtout l'absence de toute mesquine ambition personnelle, l'auteur de cet humble article indiqua à l'auteur de ce glorieux appel.

L'hôte de Compiègne, en novembre 1863, dit au châtelain :

a Sire, Votre Majesté veut-elle que sa lettre aux souverains » triomphe de toutes les résistances aveugles ou envieuses : » que Votre Majesté ordonne à M. Fould, son ministre des » finances, de déposer sur la tribune du Corps législatif un » projet de loi d'emprunt de deux milliards. Si l'appel de tt l'Empereur des Français est entendu, ce sera l'emprunt de » la paix ; si l'appel de l'Empereur des Français est étoufie, » ce sera l'emprunt de la guerre, mais de la guerre pour le » désarmement de l'Europe, après avoir tranché par le sabre » toutes les questions que le Congrès proposé aurait pu et » n'aura pas voulu dénouer. »

Si, en efiet, ce projet de loi d'emprunt eût été présenté avec cette double signification hautement dénoncée, croit-on

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