‹ La Voix du Bon-PasteurChapitre 15 sur 88 · SOUSCRIPTION · texte numérisé non relu

SOUSCRIPTION

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REVUE DE LA SAINTE-FACE

Ce qui me console

Il y a eu cependant de nombreux bons moments dans ma vie, et cela me console. — J’ai connu les joies pures de la vertu 5 et je ne veux plus me souvenir que de celles-là.

J’ai su plus d’une fois, aidé de la grâce, me soustraire aux influences mauvaises, m’éloigner des occasions dangereuses, et cette pensée verse de l’espérance et de la confiance dans mon âme.

Quand j’ai souffert, je me suis souvent résigné. Quand j’ai pleuré, mes larmes m’ont plus d’une fois purifié. Quand le chemin du devoir m’a paru trop épineux, j’y ai quand même marché vaillamment, pour y suivre mon Maître dans sa montée du Calvaire.

Tout cela me console et me pacifie, parce que l’expérience du passé m’apprend à être heureux et à trouver mon bonheur dans le service de Jésus qui seul fait les bienheureux.

Ce qui me charme

Ah ! ce qui me charme, ce ne sont pas les plaisirs du monde qui passent en feux follets ; mais les joies du devoir accompli qui laissent dans l’âme une paix qui s’accroît avec les années.

Ce ne sont pas les affections terrestres, si éphémères et si souvent trompeuses ; mais les affections plutôt divines qui ont leur source en Jésus et dans son amour.

Ce n’est pas le nombre des années, dont il est si facile d’abuser ; mais la manière de les couler saintement et de m’en servir comme une préparation aux années éternelles.

Ce qui me charme par-dessus tout et me rend également attrayantes les joies et les peines, les souffrances qui purifient et les ardeurs qui embrasent : c’est Jésus ! Jésus qui verse à pleines mains dans mon âme les grâces qui ici-bas font les saints et au ciel les élus.

Ce que Je rêve

Je rêve de faire de cette année une année qui efface mes fautes du passé, une année qui m’aflermisse dans la vertu, une année qui m’oriente vers le ciel.

J’ai assez souffert sans consolation ; je veux être heureux de souffrir, à la pensée d’expier mes fautes et de ressembler à mon Maître. J’ai assez péché ; je veux trouver mon bonheur à me conserver pur et à rendre fécondes dans mon âme les grâces innombrables dont Jésus me comble.

Je rêve de consoler Jésus que j’ai tant peiné. Je rêve de Lui offrir à la fin de cette année une gerbe odoriférante et fleurie de toutes les vertus.

Je rêve d’aimer Jésus comme les saints qui se sacrifient pour Lui.

Je rêve de L’aimer comme on L’aime au ciel. Je rêve de vivre d’amour pour Lui, pour savoir ensuite en mourir. Jésus !

LE GRAND DRAME DE L’AMOUR

L’EUCHARISTIE ET LA PASSION

étudié dans l’Evangile

es considérations sur le texte évangélique ne visent ni à la science ni à la littérature, elles ne sont qu’un simple exposé des faits qui se sont déroulés pendant la grande Semaine, et des sentiments qui durent animer l’àme de Jésus et des Apôtres, au moment solennel de l’Institution de la sainte Eucharistie, de la Passion et de la mort du Sauveur. Ce n’est qu’avec une profonde humilité et un ardent amour que Pâme peut so hasarder à soulever ainsi le voile qui cache à nos yeux les sentiments adorables et les plus intimes du Fils de Dieu fait homme, à l’heure suprême de sa sublime immolation. Aussi, est-ce avec un cœur pur et une àme recueillie que le lecteur doit entrer dans ce sanctuaire sacro-saint, pour y vivre lui-même les pensées, les sentiments, l’amour de Jésus. Celui-là seul en aura l’intelligence qui lira ces pages posément, en priant et en les méditant. Puisse Jésus, si bon et si aimant, se révéler Lui-même aux âmes et leur donner la pleine intelligence de ce que nous n’avons fait que balbutier, en cherchant à pénétrer dans les profondeurs insondables de son Cœur ! Que Marie, la Mère du bel amour, assiste tous ceux qui liront ces lignes, et, en leur révélant Jésus, le leur fasse tendrement aimer !

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