‹ La Voix du Bon-PasteurChapitre 21 sur 88 · V. Delaportb · texte numérisé non relu

V. Delaportb

REVUE DE LÀ SAINTE-FACE

LE GRAND DRAME DE L’AMOUR

L’EUCHARISTIE ET LA PASSION

étudié dans l’Evangile

(Suite)

'impression mystérieuse que produit Jésus sur les Apôtres. — Jamais les Apôtrôs n’avaient montré tant d’empressement ni tant de touchante et douce affection pour leur divin Maître. C’est, que la grâce travaille dans leur âme ; ils sentent inconsciemment en eux les influences anticipées du Sacrement adorable de l’Eucharistie. Il y a quelque chose de particulier en Jésus qui les attire impérieusement et qui les charme.

Les émotions intimes de Jésus, à mesure qu’approchait le moment solennel, durent se traduire extérieurement avec plus d’évidence. Jésus finissait sa vie, Il allait la consommer dans un acte d’incompréhensible amour. Il ne vivait déjà plus qu’au Cénacle, son cœur l’y devançait et l’amour qui en débordait donnait à toutes ses paroles, à tous ses regards, à tous ses gestes, un cachet d’inexprimable douceur et de mystérieux amour. Chaque minute le rapprochait de la Cène ; avec le temps qui s’écoulait, son être tout entier se portait vers cette heure ineffable, et II en recevait comme un accroissement de divines ardeurs qui se peignaient sur ses traits et s’exprimaient dans tous ses mouvements.

Les Apôtres en devaient être saisis et dans l’admiration. Sans en comprendre la cause, ils remarquaient dans leur Maître bien-aimé cette accentuation de douceur, d’onction et de tendresse : Il leur apparaissait plus beau et plus aimant que jamais. Et en effet, Jésus qui allait tout à l’heure se donner, se livrer Lui-même à eux, se faire manger par eux, afin de pouvoir leur communiquer plus abondamment son amour et sa propre vie, — que ne dut-il pas, dès lors, leur prouver d’amour et de tendresse !

7. — Les émotions de Jésus et des Apôtres. — Cette heure était bien uniquement l’heure de l’intimité, l’heure de l’amour. Jésus les avait tant aimés ! Mais, à son amour du passé, s’ajoutait et s’accumulait sur eux tout son amour de l’avenir, son amour eucharistique, son amour pour leur âme de Prêtres, d’apôtres, de premiers prédicateurs de son Evangile. Jésus ne pouvait pas ne pas le leur faire sentir. Les Apôtres en sont mystérieusement impressionnés et leur amour augmente à mesure qu’ils contemplent leur Maître.

LA VOIX DU BON-PASÏEUk

Aussi, au moment où sonne la première heure de la Pâque, sachant que cette solennité va les réunir dans une plus grande intimité, ils accourent auprès de Celui dont le tendre amour les a rendus plus confiants ; et, s’adressant à Jésus comme au chef de la famille, à leur Père tendrement aimé, ils Lui demandent de leur dire bien vite où II veut qu’ils aillent préparer la Pâque. Les yeux amoureusement fixés sur leur Maître, ils attendent sa réponse, prêts à voler au moindre de ses désirs.

Cette Pâque doit être la dernière ; elle deviendra une Pâque sans fin pour les chrétiens, mais elle coûtera la vie et le sang d’un Dieu ! Elle annonce la vie, mais elle prépare la mort ! C’est l’heure du grand Testament, du sublime héritage que Jésus va laisser à l’humanité avant de la quitter. Ces pensées se pressent dans l’esprit de Jésus, son cœur en est tout embrasé. Aussi, en entendant résonner à ses oreilles le nom béni de la Pâque, Il s’émeut, l’amour rayonne sur sa figure transfigurée, et son regard se porte suavement et amoureusement sur ses Apôtres. Qu’il dut être beau, doux et pénétrant, ce regard de Jésus, à cet instant où sonnait le premier coup de l’heure solennelle qui marque le moment divin de la Cène ! Les Apôtres en sont pénétrés jusqu’au fond de l’âme. Ils sentent, sans le bien comprendre, qu’ils ont éveillé dans le Cœur de leur Maître des sentiments véhéments d’amour ; et s’ils avaient pu y pénétrer à cette heure, ils y auraient vu une Hostie et une Croix.

(A suivre.)

(In protestant poursuitri par le Saint Viatique

Un protestant voyant venir de loin, dans une rue de Lyon, un prêtre qui portait la Sainte Eucharistie à un malade, se hâte de changer de route, afin de ne point le rencontrer. Mais, coïncidence singulière ! au lieu d’éviter le ministre du Dieu d’amour, le pauvre égaré, par sa précaution même, se place sur ses pas, ou plutôt il va au-devant de lui. Enfin, après avoir passé plusieurs fois d’une rue dans une autre, le protestant, en quelque sorte poursuivi par le Seigneur Jésus, se décide à entrer sous la première porte venue : « J’en sortirai, se dit-il, et je reprendrai mon chemin après que le cortège sera écoulé. »

Mais le prêtre s’arrête justement devant cette porte, et à son tour il en franchit le seuil. Le protestant monte rapidement un étage, le prêtre monte après lui. Il monte le deuxième, le troisième étage ; lé Saint Viatique est toujours sur ses pas. Le voici arrivé tout en haut de l’escalier, à une sorte de grenier dont la porte est ouverte ; il y entre. C’est la chambre du mourant, et c’est là que l’attend la grâce. Pénétré soudain d’un respect instinctif, il tombe à genoux, en même temps que les pieux fidèles qui ont accompagné la Sainte Hostie. Il regarde, il écoute, et, en présence de cette merveille de l’amour d’un Dieu qui daigne visiter le pauvre comme le riche, le simple et l’ignorant comme le puissant du siècle, il reste confondu.

Dès ce moment il était catholique de cœur ; et bientôt après, instruit et préparé, il faisait son abjuration. «Ce n’est pas moi qui suis allé à Dieu, disaitil avec une vive reconnaissance ; c’est Dieu qui, venant lui-même à moi, m’a forcé de l’aimer, »

fleeueil plus que sympathique fait à notre Hevae

Nous sommes justement touchés de l’accueil plus que sympathique, et nous oserions dire enthousiaste, fait à notre Revue. De tous côtés nous parviennent journellement des lettres venant de toutes les catégories d’abonnés, qui nous répètent à l’envi leur admiration et le bien que leur ont déjà fait les deux premiers numéros de Janvier et de Février.

Nous remercions Jésus de daigner récompenser ainsi nos pieux efforts et nous renouvelons notre intention de travailler avec ardeur au bien spirituel de nos lecteurs et abonnés.

Nos Propagateurs comprendront par là quelle belle mission est la leur et jusqu’à quel point nous osons compter sur leur zèle et leur dévouement.

Multiplions les Abonnés. Ils trouveront dans la Revue une ample nourriture pour leur âme, en même temps qu’un aliment sain et sûr pour leur intelligence et un intérêt réconfortant dans la variété des anecdotes et des articles traités.

Chaque Abonné peut devenir un apôtre, en faisant lire la Revue autour de lui et en en faisant ressortir la beauté et les avantages. Si chacun prenait à cœur de gagner ne serait-ce qu’un abonné de plus, nous serions bientôt une légion mettant nos mérites en commun et travaillant au même idéal : aimer Jésus, Le faire connaître et Le faire aimer.

Les industries de zèle peuvent varier selon les milieux ; c’est à chacun à s’ingénier suivant les circonstances et l’opportunité.

Nous ne pouvons qu’admirer et féliciter ce jeune homme qui chaque matin part en course et s’interdit de dîner tant qu’il n’aura pas obtenu au moins un abonnement.

Egalement, cette commerçante qui prélève quelques sous sur chacune des ventes qu’elle fait et nous en envoie le montant à la fin du mois, pour nous aider dans notre propagande.

Et comment n’être pas édifié d’entendre un homme du peuple s’extasier devant la beauté et la valeur de la Revue, disant, dans son langage pittoresque : « Mais votre Revue est épatante ; que c’est beau et que cela fait du bien ! Je n’en reviens pas ; vous allez faire merveille. »

Terminons par ce trait d’une ingénuité enfantine. Une petite fille, d’un peu plus de quatre ans, s’est tellement épris de ce qu’elle a entendu lire dans la Revue et des belles images qu’elle y a vues, qu’elle fait chaque jour un petit sacrifice pour recevoir plus vite le numéro suivant et pour y apprendre, dit-elle, à aimer Jésus comme ceux qui rédigent la Revue.

Pieuses réflexions pour la Semaine Sainte

26 Mars. — Dimanche de la Passion.

Le temps de la Passion, consacré par l’Eglise au souvenir des souffrances et de la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ et qui va jusqu’au saint jour de Pâques, commence aujourd’hui. Passons ces jours qui précèdent le grand drame dans le recueillement et la pénitence, et préparons-nous déjà aux fêtes pascales, pendant lesquelles nous participerons au banquet divin où sera immolé Jésus, l’innocente Victime.

3 Avril. — Semaine Sainte.

Après avoir célébré par la Procession des Rameaux, le triomphe de Jésus- Christ, l’Eglise va s’occuper, cette semaine, des humiliations et des souffrances de son divin Epoux.

« Adorons Jésus dans les différentes circonstances de sa Passion, comme notre Victime, notre Sauveur et notre Modèle.

« Pleins de confiance dans les mérites de son Sang, allons puiser, à cette source féconde, la grâce, la miséricorde et le salut. »

Jeudi 6. — Le Jeudi-Saint.

« Pour éterniser la mémoire du Sacrifice qu’il était sur le point de consommer sur la Croix, Notre Seigneur institue en même temps le Sacrifice de nos Autels, dans lequel II daigne s’immoler Lui-même par la main du Prêtre, afin de nous appliquer les fruits et les mérites de sa Passion et de sa Mort. En à la Messe solennelle du Jeudi-Saint, renouvelons-nous dans la foi au grand Mystère de l’Eucharistie, dans les sentiments d’adoration, de reconnaissance et d’amour qu’il nous doit inspirer envers Jésus-Christ. »

Vendredi 7. — Le Vendredi-Saint.

« Le Vendredi-Saint est le jour auquel Notre Seigneur Jésus-Christ est mort sur la Croix pour racheter le genre humain, pour le délivrer de la mort du péché, lui fermer l’enfer, et lui ouvrir le Ciel.

« L’Eglise, en ce jour de tristesse, s’occupe tout entière du sacrifice de la Croix ; elle n’offre point le sacrifice de l’Autel. Assistons avec attendrissement à l’office de ce jour : il nous met sous les yeux, d’une manière si touchante, le spectacle de notre Rédemption ! »

Samedi 8. — Le Samedi-Saint.

« Notre Seigneur Jésus-Christ étant mort, son Ame, séparée de son Corps, descendit dans les Limbes pour consoler les âmes des Justes qui attendaient sa venue, et pour leur annoncer leur délivrance ; son Corps, toujours uni à la Divinité, fut enseveli et mis dans le sépulcre. C’est ce repos mystérieux du Sauveur dans le tombeau et sa descente aux enfers que l’Eglise honore dans ses offices du jour. »

Dimanche 9. — Le Saint Jour de Pâques.

Purifiés, pendant le Carême, par les jeûnes et la pénitence, approchonsnous de l’adorable Eucharistie, afin qu’unis au Sauveur par cet auguste Sacrement, nos âmes reçoivent le gage de la résurrection spirituelle.

kfeVÜE t)È LA SÀINTfe-FACË

Lia Table de la Cène

ANS son linceul providentiellement conservé au cours des siècles, et qui nous a été si merveilleusement révélé, de nos jours, par la photographie, le divin Rédempteur nous a laissé le mémorial le plus touchant de sa Passion et le plus sensible de sa Résurrection. C’est à ce linge sacré que nous devons la représentation exacte de ses blessures, et surtout la manifestation de son adorable Face ; c’est en lui que nous retrouvons la trace sanglante, l’empreinte vive du Corps divin, glorieusement ressuscité d’entre les morts.

En quittant la terre, Jésus nous a laissé son linceul comme le dernier souvenir de lui, et nous pouvons le vénérer et l’aimer comme un gage naturel, en qui revit la personne adorable de notre Dieu crucifié, et se voit la preuve de son infinie charité.

Mais il est un autre souvenir, bien précieux aussi, de cette immense charité divine, que la piété des premiers chrétiens et la vénération des siècles nous ont conservé, c’est la table même sur laquelle Jésus a inscrit son testament d’amour et a opéré le prodige, le plus merveilleux de tous ceux qui ont été accomplis dans le monde, par lequel il a laissé aux hommes, non seulement une relique de lui, mais un mémorial vivant de sa Passion et a perpétué pour eux sa présence réelle sur la terre.

Cette table testamentaire, c’est la Table de la Cène, la table de l’institution eucharistique. Elle existe encore.

Les mêmes preuves matérielles d’authenticité qui nous garantissent aujourd’hui le Saint-Suaire de Turin, n’existent pas pour la Table de la Cène ; mais une tradition immémoriale, consacrée par l’Eglise, nous atteste suffisamment la vérité de la sainte relique, qui n’a cessé de recevoir les hommages de la piété chrétienne.

Elle est conservée aujourd’hui à Rome, dans la basilique de Saint- Jean de Latran, l’église mère de toutes les églises. Elle est en bois de cèdre du Liban et formée de panneaux assemblés, dont il ne reste plus que deux, qui ont chacun 0,60 centimètres de largeur, sur lm,20 de longueur, et 0m,3 d’épaisseur. Des parcelles s’en trouvent dans deuxautres églises de Rome, à Sainte-Marie de Transtevère et aux Saints- Apôtres ; une autre parcelle en est vénérée aussi à Anagni, dans l’église Sainte-Marie in Campitelli. Elle est toute simple, sans aucun ornement. La piété des Souverains Pontifes et des fidèles l’avait autrefois revêtue de lames d’argent, qui furent enlevées en 1527 par la rapacité impie des bandes luthériennes du connétable de Bourbon, le traître.

la Voix du bon-pasVeür

Cette Table Sacro-Sainte fut exposée durant des siècles, dans l’hémicycle de la basilique du Latran, du côté gauche, dans une niche pratiquée dans l’épaisseur du mur. « Elle était là, dit le comte Lafond, à hauteur d’homme, posée debout, en deux parties égales repliées l’une sur l’autre, derrière un vitrage en larges feuilles de cristal et voilée aux regards par une grande porte dorée qui s’ouvrait le Jeudi-Saint ; ce jour-là par un touchant souvenir, on donnait la communion aux fidèles devant la Table de la Cène. »

Sous le pontificat de Pie IX, la vénérable relique fut changée de place. Le saint Pape, pour la mieux honorer, la fit mettre dans la splendide chapelle du Saint-Sacrement située au fond du transept ; elle est exposée au-dessus de l’autel, derrière une plaque en haut-relief de bronze doré, dont le sujet représente la Cène, d’après Léonard de Vinci. Un rideau rouge, qui cache la précieuse relique, forme le fond du relief. Le Jeudi-Saint, et à certaines fêtes, on découvre la relique, qui est illuminée ; mais à la hauteur où elle est placée, elle est moins accessible à la vue qu’autrefois. La piété doit suppléer aux yeux. Elle suffît pour remplir le cœur du chrétien d’amour et de reconnaissance devant ce monument de l’amour infini de notre Dieu.

Quand Jésus, voulant préluder à sa Passion par l’institution de la divine Eucharistie, eut envoyé de Béthanie, le matin, deux des apôtres à Jérusalem pour y faire les préparatifs de la Pâque qu’il allait célébrer avec eux, le propriétaire de la maison choisie par Lui, son disciple ou ami secret, s’était empressé de déférer aux désirs du Maître. Dans sa maison il assigna aux deux apôtres la grande salle de l’étage supérieur pour le repas pascal. On l’orna de tentures et, au milieu, fut dressée la table faite de planches assemblées et montées sur tréteaux, et recouverte d’une nappe, cette table sur laquelle le Verbe fait chair, allait, avant de souffrir la mort, s’incarner de nouveau, et pour toujours, dans l’Eucharistie.

Après le sacrifice du Calvaire, la table auguste dut rester dans la salle du repas pascal, où les apôtres se retrouvèrent tous réunis le jour de la Pentecôte, dans l’attente du Saint-Esprit promis. Cette pièce appelée le Cénacle, avait été mise à leur disposition par le maître de la maison pour leurs réunions privées, auxquelles assistaient Marie, la Mère de Jésus, et les pieuses femmes de Galilée. Après la venue de l’Esprit-Saint sur les apôtres et la fondation de l’Eglise, les réunions du Cénacle cessèrent. La Sainte Table resta-t-elle chez le propriétaire de la maison ou fut-elle emportée par Jean, le disciple bien-aimé, dans sa maison de Jérusalem, où il avait recueilli la Mère de Jésus, devenue, par testament divin, sa mère, on ne le sait, mais sûrement, elle fut con-

kEVÜE DE LA SAINTE-ÉACÉ

servée et [honorée dans l’Eglise naissante comme [le premier autel du sacrifice eucharistique. Retrouvée plus tard, avec les autres reliques de la Passion, par les pieux soins de l’impératrice Hélène, elle dut être apportée de Jérusalem à Rome, où elle entra dans le trésor de la basilique de Saint-Jean de Latran, élevée par Constantin, à la demande du pape saint Sylvestre.

On la connaît et on la vénère dans cette insigne basilique depuis les premiers temps du triomphe de l’Eglise. Jean le Diacre, annaliste ecclésiastique du IXe siècle, la signale, parmi les reliques de la basilique, sous le nom de Mensa Domini , comme y étant depuis des siècles.

Mensa Domini , la Table du Seigneur, c’est le nom traditionnel de la vénérable Table sur laquelle le Christ soupa, avec ses disciples, le jour de la Cène. Et quel miracle, miracle, de puissance et d’amour, s’accomplit ce jour-là sur ces planches sacrées ! Depuis la mort et la résurrection du Christ Jésus, l’Eglise révère, célèbre, pratique et multiplie le mystère eucharistique. Commencé sur la table de la Cène, il se produit en tous lieux aujourd’hui. Mais plus qu'aucun autel, celui-là est sacré pour le chrétien ; c’est sur cette table que l’Agneau de Dieu qui allait mourir sur la Croix, s’est immolé d’abord pour inaugurer le sacrifice mystique qui ne devait plus cesser après lui ; c’est sur cette table que le Verbe fait chair a prononcé les divines paroles qui changèrent, ce jourlà, le pain et le vin du repas pascal en sa chair et en son sang, et qui, depuis, continuent à opérer le mystérieux changement, toutes les fois qu’elles sont répétées et que l’action qu’elles accompagnaient est reproduite par le prêtre, son ministre ; c’est sur cette table que Jésus, le divin instituteur de l’Eucharistie, s’est donné à manger à ses apôtres.

Et ce mystère de la transsubstantiation eucharistique, le plus grand

de tous, s’est opéré sur ces morceaux de bois, qui ont reçu le Corps et le Sang du Sauveur des hommes ! C’est sur eux qu’est né le prodige de toute-puissance et d’amour qui permet à la race sacerdotale du Christ de renouveler tous les jours le sacrifice de la Croix et de remplir la terre de la présence réelle du Verbe ressuscité.

Combien est sacrée et vénérable cette Table qui a servi à l’accomplissement du miracle des miracles, cette table qui portait en elle tous les autels futurs où le Christ glorieux, assis à la droite du Père éternel, continue à vivre au milieu des hommes et à se donner à eux en nourriture pour la vie éternelle î Mysterium fidei !

O Marie, soyez ma Mère

Avec quelle confiance filiale je viens me jeter dans vos bras et vous dire ma tendresse et mon amour. Puisque c’est Jésus qui vous a faite ma Mère, c’est à Lui que je recours pour être digne d’être votre enfant. J’emprunte à son Cœur divin la tendresse infinie qu’il vous porte : je fais miens tous ses sentiments à votre égard, afin que lorsque vous entendrez mes protestations d’amour filial, vous puissiez reconnaître comme les battements du Cœur de votre divin Fils.

Et lorsque, ô ma Mère, j’accourrai vers vous dans les dangers et vous appellerai à mon secours dans mes besoins ; lorsque, pour demeurer fidèle à la grâce, je viendrai me blottir près de vous afin d’être protégé et fortifié ; ah ! souvenez-vous que je suis votre enfant et que je vous ai coûté tout le sang de Jésus.

O Marie, mon incomparable Mère, je vous aime et mon amour est éternel. Soyez ma Mère sur la terre, soyez ma Mère au ciel.

Intentions de Prières

La prière est une des missions de nos zélateurs ; c'est par elle que V apostolat de tous sera fécondé. Prions donc et demandons à Jésus que son règne arrive : Adveniat Regnum tuum.

Prions aussi pour les grandes intentions de l'Eglise et pour toutes celles qui nous ont été recommandées par nos divers associés.

Notre Œuvre de la Sainte-Face et la diffusion de notre chère Image dans tous les pays du monde. — Les Zélateurs et les Propagateurs de la Sainte- Face ; leurs intentions, leur apostolat. — Un grand nombre d’intentions particulières. — Le succès de notre Revue. — Actions de grâces pour des faveurs obtenues par l’intercession de la Sainte-Face. — Une œuvre sacerdotale. — Plusieurs vocations religieuses. — Les intérêts de plusieurs familles. — Deux personnes éprouvées. — Une grâce spéciale pour un prêtre zélateur et abonné de la Revue.

fcEVUË DE LA SAINTE-FÀCË

Grâces obtenues par la dévotion à la Sainte-Face

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Guérison d’une maladie d’estomac. — « J’allai un jour, raconte un Prêtre, chez un Monsieur qui souffrait de l’estomac. Digérant mal et ne pouvant manger, les forces lui manquaient et le travail lui devenait presque impossible. Cela durait depuis plusieurs mois et il se demandait avec anxiété ce que l’avenir lui réservait. C’est alors que l’inspiration lui vint de se procurer une image de la Saintc-Face et de prier avec confiance pour en obtenir une meilleure santé. — Environ trois semaines après, j’eus l’occasion de retourner chez lui et fus étonné de le trouver au travail, le teint meilleur, la figure vivante, et avec un embonpoint appréciable. « Dès que j’ai commencé à prier la Sainte-Face, me dit-il, je me suis senti mieux ; et maintenant je suis très bien, je mange avec appétit, je digère bien et je travaille fort. » Plein de reconnaissance envers Jésus, il continue de l’honorer avec ferveur dans sa Face adorable. »

Reconnaissance pour une faveur materielle. — «Je vous envoie trois dollars en paiement d’une messe que j’avais promise si j’obtenais la guérison d’un cheval de prix qui s’était blessé dans une clôture. Le médecin vétérinaire n’avait presque plus d’espoir de le sauver. Je demandai avec confiance à la Sainte-Face de nous épargner cette épreuve. Le cheval est aujourd’hui rétabli, et sans aucun dommage. J’avais promis, si j’étais exaucée, de faire chanter en reconnaissance une messe en l’honneur de la Sainte-Face. Je m’empresse d’acquitter ma promesse. »

Confiance d’un ouvrier sans travail récompensée. — « Je me fais un devoir de vous faire connaître la faveur que nous venons d’obtenir. Depuis que nous nous sommes procuré une image de la Sainte-Face et que nous la prions régulièrement, mon mari a eu presque continuellement du travail. Je vous serai reconnaissante de vouloir bien prier avec nous pour obtenir une position permanente. Et si mon mari obtient cette position, nous vous ferons chaque année une aumône pour le Sanctuaire de la Sainte-Face. » Signé : Deux âmes qui vous sont reconnaissantes.

Guérison presque instantanée. — « Il y a deux semaines, un Monsieur, bon chrétien, des Trois-Rivières (Canada), venait demander des prières pour sa femme qui était menacée de « mastoïdite ». La pauvre femme souffrait un vrai martyre. J’invitai ce bon Monsieur à faire une neuvaine à la Sainte- Face. — « C’est trop long une neuvaine... il faut que la Sainte-Face agisse immédiatement... d’ici 24 heures !... » Il partit, emportant une petite image de la Sainte-Face... qu’il appliqua, en arrivant, sur l’oreille malade. Quelques heures après la malade s’endormit... A son réveil elle se trouva parfaitement bien... et depuis, elle ne ressentit plus aucune douleur à l’oreille... Hier, toute la famille, au nombre de sept, est venue communier à une messe d’actions de grâces célébrée à l’autel de la Sainte-Face. »

a Fais briller sur moi ta Face et aie pitié de moi : c’est en toi Seigneur que j’espère. »

(Psaume.)

Sainte Thérèse de PEnfant-Jésos

brebis privilégiée c(a Bon-Pasteau

Si nous cherchons, dans le jardin fécond de la sainte Eglise, où fleurissent les élus, une petite âme que le Bon-Pasteur semble avoir aimée d’un véritable amour de prédilection, notre attention est bien vite attirée par la charmante figure de celle que souvent nous aimons à appeler « la Petite Thérèse ».

Dans les premières pages de Y « Histoire d'une Ame », Thérèse nous dit elle-même, avec la candeur et la simplicité qu’on lui connaît, le bonheur qu’elle éprouve à chanter les ineffables bienfaits de Jésus sur son âme et l’Amour miséricordieux dont II l’a prévenue dès ses tendres années. « Toute ma vie, dit-elle, le Seigneur s’est plu à m’entourer d’amour ; mes premiers souvenirs sont empreints des sourires et des caresses les plus tendres. » Et sur son lit de mort, repassant les grâces de sa vie, elle soupire : « et pourtant, comme j’ai peu vécu ! » Discrète exclamation qui dit éloquemment combien l’existence de cette petite sainte de 24 ans dut être fécondée par l’amour divin.

En effet, si nous la suivons du berceau jusqu’à la tombe, nous constatons que le Bon-Pasteur a vraiment fait d’elle l’objet de ses complaisances.

Nous ne signalerions que la précocité de cette âme virginale dans les choses surnaturelles, que déjà nous aurions beaucoup dit des prévenances de Jésus à l’égard de cette enfant de sa tendresse.

Dès l’âge de deux ans, le cœur de la petite « reine » des Buissonnets vibre au souffle de l’Esprit-Saint. Entendant dire que sa sœur Pauline serait religieuse, elle se prenait à penser : « Moi aussi, je serai religieuse ».

« C’est là, dira-t-elle plus tard, un de mes premiers souvenirs, et depuis je n’ai jamais changé de résolution. » Rêve d’enfant, croirait-on d’abord, mais dont la suite de sa vie nous dévoile la profondeur.

A quatre ans, la belle nature la ravissait et « transportait son âme dans les cieux». Et quand elle allait à la pêche avec son père, elle « s’asseyait sur l’herbe fleurie, et là... elle méditait... »

La nostalgie du ciel envahit bientôt cet ange du Paradis égaré sur la terre. Les fêtes de l’Eglise la rendaient très heureuse ; mais, le soir de ces fêtes venu, « un sentiment de tristesse envahissait son âme, et

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son cœur sentait l’exil ; elle soupirait alors après le repos du ciel, le dimanche sans couchant de la vraie patrie ».

Thérèse allait souvent se « cacher derrière les rideaux de sa chambre,' et là encore, elle pensait . » Dans la suite elle avouera que ses « penséés ' d’alors étaient une véritable oraison dans iaquelle le divin Maître instruisait doucement son coeur » .

Comment ne pas être déjà frappé de l’action persistante et amoureuse du Bon-Pasteur dans l’âme de cette charmante enfant ?

Et pourtant le jour béni de sa Première Communion, qu’elle appelle (( le premier baiser de Jésus à son âme », cette action divine prendra le caractère d’une véritable possession ; et dès lors son cœur, trop petit pour contenir l’infinie charité de son divin Epoux, se fondra en Lui « comme une goutte d’eau au sein de l’océan ».

Devenue pensionnaire à l’Abbaye des Bénédictines de Lisieux, se jugeant bien souvent « trop pèu intéressante » pour causer longuement avec ses compagnes, discrètement, la pieuse élève montait à la tribune delà chapelle, pour parler à Celui qu’elle savait être « toujours intéressé par le langage de son cœur ».

Elle avait alors à peine douze ans. N’ayant pas « attiré l’attention » des créatures, Thérèse avait su captiver merveilleusement celle de son divin Bien-Aimé, qui, depuis longtemps l’avait fascinée par la tendresse de son amour.

On ne s’étonnera donc pas de voir cette petite brebis privilégiée du Bon-Pasteur franchir, âgée de quinze ans, les portes du cloître, pour se livrer sans réserve à Celui qui F attendait à l’ombre de l’enceinte bénie du Carmel, afin de la combler de ses plus douces caresses. N’est-ce pas là, en effet, qu’elle reçut de vives lumières sur les secrets intimes du cœur de Jésus et. la mission de les révéler aux hommes par sa petite voix d’enfance spirituelle.

•A partir du jour de son entrée dans FArche de la vie religieuse, ce ne sera désormais qu’à travers le. prisme de la divine charité que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus jugera des choses de la terre.

Se sachant aimée sans mesure par ce Jésus, que trop souvent, hélas ! on nous montre comme un juge inexorable, l’humble Vierge du Carmel ira à Lui avec la vraie liberté des enfants de Dieu. Sa familiarité avec son Dieu jettera même parfois dans l’étonnement ; mais, puisant dans le cœur même de « Celui qui a tant aimé les hommes » la sainte hardiesse qui caractérise si bien ses rapports avec Lui, elle invite toutes les âmes de bonne volonté à l’imiter dans sa petite voie toute de simplicité et d’amour. Elle souhaite que toutes les créatures expérimentent les ineffables ardeurs dont le divin Pasteur l’a enflammée, parce qu’alors, dit-elle, « Dieu ne serait craint de personne, mais aimé à l’excès ».

Prisonnière en son vivant sous l’enveloppe de son corps mortel,

LÀ VOIX DU BON-PASTEijR

Thérèse n’avait pu faire participer qu’imparfaitement les âmes aux dons qu’elle avait reçus du Ciel ; c’est pourquoi, sur le point de s’envoler au paradis, prévoyant que bientôt elle pourra agir sans aucune entrave, elle déclare, avec un accent prophétique, que sa mission va commencer... mission de faire aimer le bon Dieu comme jamais il n’a été aimé...

Et depuis que ce Séraphin est retourné dans sa patrie, tout en le laissant reposer paisiblement sur son cœur, Jésus semble l’avoir choisi parmi les bienheureux de sa cour pour en faire sur la terre l’incendiaire de son amour miséricordieux et le héraut de sa petite voie d’enfance spirituelle.

A la mort les idées changent

n impie de profession, le célèbre écrivain Henri Heine, reçut, quelques jours avant sa mort, la visite d’un ami, qui raconte ainsi cette dernière entrevue :

« J’ai trouvé Heine couché sur un matelas étendu par terre, presque aveugle, en proie aux douleurs les plus aiguës, atteint d’une maladie incurable à l’épine dorsale. Son dos n’était qu’une plaie. Après m’avoir dit qu’il ne se rétablirait plus :

« Mon ami, croyez-moi, ajouta-t-il d’une voix forte, c’est Henri Heine qui vous le déclare ; après avoir examiné et sondé mûrement ce qui a été dit et écrit sur le surnaturel par toutes les nations, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a un Dieu qui juge nos actions, que notre àme est immortelle, et qu’après cette vie il y en a une autre où le bien sera récompensé et le mal puni.

« Oui, voilà ce que vous déclare Henri Heine qui a si souvent renié le Saint-Esprit. Si jamais ïvous avez douté de ces grandes vérités, rejetez loin de vous ces doutes. Il y a des insensés qui, après avoir renié Dieu par leurs paroles et leurs actions, n’ont pas le courage d’avouer qu’ils se sont trompés. Quant à moi, j’éprouve le besoin de désavouer une erreurmaudite qui m’a longtemps aveuglé. Maintenant seulement je vois clair, et celui qui me voit et me connaît doit avouer que si je prononce ces paroles, ce n’est pas que mes facultés intellectuelles soient affaiblies, car jamais mon esprit n’a été plus lucide ni sa force plus grande qu’en ce moment. »

Comment un petit enfant voulut faire rire le bon Dieu. — Bébé a trois ans et demi. Il questionne son père sur « la Conférence de Saint-Vincent de Paul. » Qu’est-ce que ça peut bien être ? Qu’y va faire son cher papa ? Et pourquoi? et comment? Les questions vont leur train.

— Alors, papa, le bon Dieu est content quand on donne un sou aux pauvres ?

— Mais oui, mon fils.

— Eh bien, nous donnerons cinq francs aux pauvres, n’est-ce pas, petit père ? Moi, je veux le faire éclater de rire, le bon Dieu !

REVUE DE LA SAINTE-FACE

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Pendant les cérémonies de l’Ordination, l’Évêque avertit le nouveau Prêtre qu’il lui donne le pouvoir de célébrer la Messe pour les vivants et pour les morts . Aussi chaque fois que le Prêtre célèbre le divin Sacrifice, fait-il mémoire des vivants et des défunts.

On ignore dans quelle mesure les peines du Purgatoire sont remises parla célébration de la Messe. Mais une chose certaine, c’est qu’une Messe dite de notre vivant nous sera plus profitable que si on l’offrait à notre intention après la mort. Les théologiens, et particulièrement saint Anselme, l’enseignent positivement. « Une seule Messe , écrit le saint Docteur, célébrée pendant la vie est plus avantageuse qu'un grand nombre offertes après la mort. »

En voici les principales raisons. La première est que le mérite qu’on peut gagner en faisant offrir une ou plusieurs Messes n’existe plus pour l’àme en Purgatoire ; le temps du mérite est passé pour elle. — Une seconde, c’est que les Messes dites de notre vivant abrègent la durée de notre Purgatoire et en adoucissent l’intensité, en ce sens qu’elles nous obtiennent des grâces nombreuses pour éviter le péché ou pour l’expier, et qu’en nous préparant ainsi à une bonne mort, elles diminuent les dettes que nous aurions eu à acquitter dans le Purgatoire.

De plus, l’aumône que nous consacrons à faire dire des Messes est un don spontané, volontaire, et des plus agréables à Dieu ; après notre mort, ce n’est plus nous qui donnons effectivement, ce sont nos héritiers qui hélas ! y mettent souvent peu d’empressement !

N’oublions pas que le temps de cette vie est celui de la miséricorde , tandis que celui du Purgatoire appartient à la justice. Ce qui fait dire à saint Bonaventure : « Si une feuillette d’or est plus précieuse qu’un lingot de plomb, une petite pénitence volontairement accomplie en cette vie est de même plus estimable qu’une grande pénitence imposée dans l’autre ». Ainsi en est-il des Messes célébrées à notre intention.

Toute cette doctrine s’éclaire encore davantage à la lumière des principes suivants. Dans la Messe, comme dans toute bonne œuvre, on distingue un fruit de mérite qui nous donne des droits à une récompense éternelle ; un fruit de propitiation qui attire sur nous la pitié divine ; un fruit à' impétration qui dispose le Seigneur à nous écouter favorablement ; et un fruit de satisfaction qui désarme la justice divine. Or, pourvu que nous soyons en état de grâce, nous gagnons ces quatre sortes de fruits pendant notre vie. L’àme qui est en Purgatoire ne peut acquérir aucun mérite, ni gagner — par elle-même — aucune indulgence, ni avoir recours à aucun Sacrement. Des quatre fruits du divin Sacrifice, elle n’en recueille qu’un seul : la satisfaction pour la peine due à ses péchés.

Un avantage plus précieux et plus désirable encore, et duquel dépendent tous les autres, nous est obtenu par la Messe offerte de notre vivant. Sa Sainteté Benoit XV l’expose très clairement : « Pourquoi donc les fidèles qui veulent s'assurer une mort précieuse ne font-ils pas célébrer la Messe à cette intention ?

LÀ VOIX DÜ BON-PASTEÜk

En effet, d’après le Concile de Trente, l’offrande du Saint Sacrifice, en apaisant la justice divine, procure la grâce et le don de la pénitence,' rein et Tes faute!., obtient même le pardon des péchés graves et acquitte les peines temporelles qui restent à expier, grâce au trésor surabondant des satisfactions du Christ où elle puise le prix nécessaire à l’acquit de toutes ces dettes. En outre, cette sainte offrande peut procurer à l’âme tous les secours nécessaires et opportuns, non seulement pour éviter le péché et se purifier de ceux qu’on a commis, mais encore pour persévérer dans la grâce et dans l’amitié divine et obtenir ainsi de mourir de la mort des justes.

« Un trop grand nombre d’hommes, oublieux et ingrats, négligent malheureusement de faire célébrer la Messe pour leurs défunts ; mais un bien plus grand nombre encore, au grave préjudice de leurs intérêts spirituels, ignorent que ce Sacrifice auguste leur serait d’un bien plus grand profit si, de leur vivant, ils le faisaient offrir pour eux. »

Faisons donc célébrer le plus possible de Messes de notre vivant, pour nous et pour les personnes qui nous sont chères ! Il n’y a pas de moyen plus puissant d’assurer notre persévérance finale ( 1 ).

(1) La Fraternité Sacerdotale se charge de faire célébrer promptement toutes les Messes qui lui sont envoyées.

Saint Joseph et Jésus Adolescent

La Maison du Bon-Pasteur vient d’éditer cette nouvelle et belle image de Saint Joseph et de Jésus adolescent, due au pinceau d’un célèbre artiste de Rome. — La position artistique et remarquablement naturelle, et plus encore l’expression vivante de la physionomie, attirent et parlent au cœur. On se sent touché par la figure douce et bonne de Saint Joseph et impressionné par l’expression de majesté qui s’échappe de toute la personne de Jésus. — Ce tableau est toute une prière. On a rarement réuni autant d’art et de piété à la fois ; et cela fait heureusement contraste avec tant d’images banales et tant de fantaisies déplacées et même grotesques qui ne caractérisent que trop l’imagerie moderne.

Cette image fait maintenant partie de la collection de nos images Bon- Pasteur, et se vend, l’unité, $0.02 1 la douzaine, $0.15

ÆicVCfi pinx.

Cénacle de la Fraternité Sacerdotale La Foinfce-du»Lac (Près Trois-Rivières)

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