A tous les â£es de la vie, oi> aspire au bonheur
Vivre et vouloir vivre heureux, c’est tout un. La vie apparaît lumineuse et rayonnante, parce qu’on espère y posséder le bonheur.
Si l’on savait être toujours malheureux, on préférerait ne pas vivre. Si l’on n’espérait, par ses efforts et ses travaux, acquérir un jour le bonheur, il s’éteindrait au cœur de l’homme des flammes d’enthousiasme qui illumine sa vie de douces et sereines clartés.
A chaque âge correspond un bonheur qui lui est propre. Il faut peu de chose à l’enfant pour le rendre heureux, mais il le réclame par ses larmes et ses cris.
Lorsque la jeunesse projette ses rayons d’espérance sur l’avenir, elle se plaît à tout voir en rose et le bonheur, vrai ou imaginaire, lui sourit.
A l’àge des responsabilités, on vit et on travaille pour s’assuser le bonheur et le donner abondamment aux autres. Lorsque les années ont blanchi les têtes et courbé les fronts, il reste au cœur des vieillards comme un fond de bonheur, dans le souvenir des jours heureux du passé, dont ils réjouissent le déclin de leur vie.
En vérité, il n’y a aucune époque de la vie dans laquelle l’espérance ou la possession du bonheur ne soit la plus vive aspiration du cœur humain.
LA VOIX DU BON-PASTEUfe
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Une vision qui illumine ainsi toute l’existence ne peut être trompeuse. Elle renferme la vérité. Si l’on aspire tant au bonheur, c’est qu’il existe et que l’on doit pouvoir l’acquérir et le posséder.