‹ La Voix du Bon-PasteurChapitre 42 sur 88 · PRIERE A LA SAINTE-FACE · texte numérisé non relu

PRIERE A LA SAINTE-FACE

O Jésus, qui dans votre cruelle passion êtes devenu « l’opprobre des hommes et l’homme de douleurs », je vénère votre divin visage, sur lequel brillaient la beauté et la douceur de la divinité, maintenant devenu pour moi comme le visage d’un « lépreux » ! Mais sous ces traits défigurés je reconnais votre amour infini, et je me consume du désir de vous aimer et de vous faire aimer de tous les hommes. Les larmes qui coulèrent si abondamment de vos yeux, m’apparaissent comme des perles précieuses que j’arme à recueillir afin d’acheter avec leur valeur infinie les âmes des pauvres pécheurs.

O Jésus, dont le visage est la seule beauté qui ravit mon cœur, j’accepte de ne pas voir ici-bas la douceur de votre regard, de ne pas sentir l’inexprimable baiser de votre bouche ; mais je vous supplie d’imprimer en moi votre divine ressemblance, de m’embraser de votre amour, afin qu’il me consume rapidement, et que j’arrive bientôt à voir votre glorieux visage dans le Ciel. Ainsi soit-il.

(Prière de Sainte Thérèse de T Enfant- Jésus et de la Sainte-Face.)

Trois cents jours d’indulgences chaque fois, applicable aux âmes du Purgatoire.

Pie X — 13 Février 190b,

Laissez passer

les petits oiseaux

Voici V ombre sur la colline,

Rux sentiers les papillons bleus ;

Voici la rose et V aubépine,

L’herbe aux champs, le soleil aux deux Puis les oiseaux ! bande joyeuse Qye le printemps sème en tout lieu, Gerbe vivante et radieuse S’échappant de la main de Dieu.

Quand Rvril a fait sa guirlande.

Quand d’en bas monte la beauté,

Il faut bien que d’en haut descende L’harmonie et la liberté.

Il faut bien qu’une voix se pose Fraîche et pure au bout du rameau, Qz/a la terre, pour chaque rose,

Le ciel donne un petit oiseau.

Parfums, rayons, tout les convie :

Vifs, ils s’élancent en avant,

Ru Seigneur confiant leur vie,

Et leur aile au souffle du vent.

Les voici ! la troupe charmante Des heureux proscrits de l’hiver Descend d’en haut, se pose et chante Dans nos vallons muets hier.

Rlors au bosquet solitaire Que le matin fait rayonner,

Chaque arbuste cache un mystère Que l’œil humain vient deviner.

Ru sentier, la mousse palpite Sous l’étreinte d’un pied mignon.

Et sur le lac une aile agite L’ombre immobile du buisson.

REVUE DE LA SAINTE-FACE

Rh ! laissez passer ! que nul piège Ne vienne arrêter leur essor !

due le bras divin les protège Et garde entier notre trésor !

Eh quoi ! du deuil en cette joie ! Parmi ces frères , des absents !

Du sang sur ces plumes de soie Des martyrs en ces innocents !

Le noble exploit! Faire une trace Et d’agonie et de douleur !

Rrrêier un oiseau qui passe Sur le chemin de son bonheur !

O féconde et douce nature,

En secret que dis-tu de nous.

Lorsque nos mains de ta parure Font tomber les plus beaux bijoux ?

Pitié ! ma voix vous en conjure.

Vous êtes forts... ah ! soyez doux !

Ne prenez rien à la nature :

Les oiseaux ne sont pas à vous.

Ils sont aux fleurs, à la bruyère R la branche qu’ils vont bercer.

Ils sont à l’aube, à la lumière Ils sont à Dieu : laissez passer!

Rimez-les ! le Maître suprême, dui les fit doux et gracieux.

Les a créés pour qu’on les aime.

Et qui les aime est plus heureux.

Leur chanson, mieux qu’une parole, Endort un regret douloureux,

Et parfois une aile console En montrant le chemin des deux. (0

(1) Marie Jenna

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