LE PRÉCIEUX SANG
A fête du Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, célébrée le premier dimanche de juillet, clôt la série des solennités consacrées, chaque année, dans le cycle liturgique, à honorer les mystères de la naissance, de la mort, de la résurrection, de l’ascension et de la glorification dans l’Eucharistie, du Sauveur du monde. Elle est, avec la fête moderne du divin Rédempteur qui la suit, la dernière- qui se rapporte à la personne et à l’histoire de PHomme-Dieu. Le mois de juillet, spécialement consacré à la dévotion du Précieux Sang, et les mois suivants, jusqu’au retour de la fête de Noël, restent comme remplis par la pensée de ce divin Sang, par lequel s’est opérée la rédemption du monde,
Et, en effet, tout le christianisme est contenu dans ce Sang, qui a été le salut des hommes et qui reste le principe de la vie dans l’Église, corps mystique de Jésus crucifié et ressuscité. Tout le mystère de la Rédemption se ramène à l’effusion du Sang divin, répandu sur la croix, pour le salut du genre humain ; toute l’histoire de l’Église est en relation avec le Précieux Sang, puisqu’elle n’est que la manifestation et la prédication de Jésus crucifié. Tout, dans l’enseignement et dans le culte chrétien, se rapporte au Sang rédempteur du Christ.
La dévotion au Précieux Sang est aussi ancienne que le christianisme. L’admirable épître de saint Paul aux Hébreux est une hymne au suprême Sacerdoce du Christ mort sur la Croix, au Pontife du Nouveau Testament, entré une fois pour toutes dans le Saint des Saints avec son propre Sang, à ce Sang lui-même, avec lequel la divine Victime a satisfait à la Justice suprême et a acquis au monde une rédemption éternelle. Prêtre éternel, selon le décret du Très-Haut, et venant s’offrir, dans le temps, comme Victime expiatoire pour être le médiateur du Nouveau Testament, le Christ devait mourir de mort violente et volontaire, car, dit saint Paul, là où il y a testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne, puisqu’un testament n’a son effet qu’après la mort, étant sans objet et sans force tant que le testateur est en vie.
Prêtre de la Nouvelle Alliance, Jésus-Christ a mis fin, par sa mort, à tous les sacrifices figuratifs de l’Ancienne, où le sang n’avait qu’une valeur de symbole. Et Paul, l’Apôtre des nations, exalte ce Sang divin qui a substitué la réalité aux ombres, et opéré réellement ce que le sang des animaux, offerts en holocauste à Dieu, figurait jusque-là. Saint Pierre aussi, le chef de l’Église, proclame l’inanité de cet or et de cet argent, dont les hommes se faisaient des idoles ou des rançons auprès de la divinité et qui ne servaient à rien pour le salut des âmes. « Sachez, écrit-il aux nouveaux convertis dans le Christ, que ce n’est point par des choses périssables, de l’argent ou de l’or que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous teniez de vos pères, mais par un sang précieux, celui de l’Agneau immaculé et pur, le Sang du Christ. »
Tous les Pères de l’Église, saint Jean Chrysostome et saint Augustin en particulier, ont prêché cette grande doctrine de la rémission des péchés par le sang de i’Homme-Dieu et excité la piété des chrétiens envers la sanglante Victime du Calvaire. Tous les Docteurs ont exposé et commencé savamment le grand dogme de la Rédemption ; tous les mystiques ont exalté la vertu de la Croix. Dans les temps modernes, plusieurs saintes, faisant écho aux Pères et aux Docteurs de l’Église, entre autres sainte Catherine de Sienne, Marie-Madeleine de Pazzi, Marie-Françoise des Cinq-Plaies, Anne de Jésus, compagne de sainte
REVUE DE LA SAINTE-FACE
Thérèse, se sont attachées, dans leur amour pour le divin Crucifié, à propager le culte du Précieux Sang. Les églises privilégiées qui avaient le bonheur de posséder des reliques ou des traces du sang de la Passion, ou du sang miraculeux d’hosties, étaient des lieux de pèlerinage où accouraient avec avidité les populations chrétiennes. Au moyen âge et jusqu’à l’époque de la Révolution, existaient de pieuses confréries établies pour pratiquer, avec plus de ferveur, et propager le culte en-
Bruges. — Le Reliquaire du Saint-Sang
vers le Sang divin. Les papes les avaient enrichies de nombreuses indulgences.
La dévotion du Précieux Sang existait dans toute la chrétienté. L’Église avait choisi le cinquième vendredi du Carême pour l’honorer d’un culte particulier, avec les reliques de la Passion. Elle chante ce jour-là : «Vous nous avez rachetés, Seigneur, par votre Sang, nous de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toute nation, et vous nous avez constitués en royaume de notre Dieu. »
La vertu du Sang rédempteur s’est perpétuée, à travers les siècles, au sein de l’humanité. L’effet du Calvaire subsiste toujours. C’est toujours par le Sang divin que l’Église vit ; c’est par lui qu’elle se renouvelle et se vivifie.
De notre temps, une fête spéciale a été instituée pour en rappeler
davantage au peuple chrétien le mystère et la vertu. C’était après les mauvais jours de la révolution française de 1848, qui avait troublé et ensanglanté une partie de l’Europe. Pie IX, chassé de Rome par les révolutionnaires italiens, qui préludaient à leurs attentats contre le pouvoir temporel de la papauté, avait dû se réfugier à Gaëte. Mais, après plusieurs mois d’exil, rentré enfin dans sa capitale, sous la protection d’une armée française, envoyée pour le délivrer, Pie IX promulgua, pour l’univers entier, un décret par lequel il instituait la fête spéciale du Précieux Sang, en la fixant au premier dimanche de juillet.
Dans la pensée du saint Pape, cette nouvelle fête, née des circonstances douloureuses que la chrétienté venait de traverser, devait être à la fois comme un monument des perpétuelles vicissitudes de l’Eglise et de l’assistance continuelle qu’elle reçoit de son divin Fondateur, et comme un rappel au peuple chrétien de la divine vertu du Sang du Rédempteur.
Combien, en effet, est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais, en nos temps d’irréligion, d’indifférence et de sensualisme, cette prédication de la Croix. Le monde tourne le dos de plus en plus au Calvaire. Il a oublié la Passion ; il ne connaît presque plus Jésus-Christ. Les hommes ne pensent qu’à gagner de l’argent et à se donner des jouissances et du plaisir. Loin de chercher à ressembler au Christ, leur divin modèle, en l’aimant comme lui-même les a aimés, en s’associant à sa Passion et en priant avec lui, ils le fuient, ils ont horreur de sa croix, ils se jettent dans le tourbillon des affaires et du plaisir pour éviter sa vue importune et s’étourdir, dans l’oubli des devoirs du salut.
La fête du Précieux Sang, la dévotion nouvelle qu’elle doit provoquer dans les âmes pour la sainte Passion du Sauveur, est faite pour rappeler aux chrétiens que les disciples du Christ sont avant tout les disciples de sa Croix, que l’esprit de Jésus-Christ, c’est l’esprit de sacrifice, que le moyen de salut, c’est la souffrance et l’expiation. Plus les chrétiens s’efforceront d’honorer, dans leur cœur et par leur vie, le Sang du Rédempteur immolé sur la croix, plus ils seront purifiés et sanctifiés par la vertu de ses souffrances et de sa mort sur le Calvaire.
PERLES DE LA SAINTE -FACE
« La dévotion si précieuse et si féconde de la Sainte-Face paraît de nos jours tout à fait opportune ; le Saint-Esprit semble y pousser les âmes, comme aussi à la dévotion du Sacré-Cœur et de notre adorable Eucharistie. Les trois s’illustrent et se complètent l’une l’autre ; leurs fruits communs sont l’accomplissement, dans les âmes, de l’amour de Jésus-Christ, l’esprit d’adoration et de réparation, le zèle du sacrifice, qui est le plus grand service qu’on puisse rendre à l’Eglise et au monde, parce que c’est le suprême honneur qu’on rende à Rien, > Mgr Gay
RfeVUE DE LA SAINTE-FACE
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Pourquoi vivre
Posons d’abord en principe que la vie est un don et que ce don est une grâce. En effet, Jésus s’est proclamé la vie par essence et l’auteur de tout don : «Je suis la vie... et le Fils donne la vie à qui II veut. »
C’est déjà une consolation de vivre, en même temps que le sujet d’une grande reconnaissance. Vous auriez pu n’ètre pas appelée à l’existence. Vous n’y aviez aucun droit, puisque avant d’exister vous n’étiez qu’un pur néant. Et ce n’est pas parce que vous n’êtes pas intervenue pour commencer à vivre, que la vie n’en demeure pas pour vous l’expression d’une volonté divine et d’un choix bien déterminé de la part de Celui qui vous a créée.
Vous auriez également pu exister, sans recevoir une âme immortelle et sans être créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il y a là un second et puissant motif d’action de grâces. Si vous en saisissez bien toute la beauté et toute la grandeur, l’idée ne vous viendra sûrement pas de chercher le pourquoi de votre existence. Vous êtes faite pour Dieu ; pour Le connaître, et c’est la raison de votre âme intelligente ; pour L’aimer, et c’est la raison de votre âme aimante ; pour Le servir, et c’est la raison de votre âme volontairement soumise à sa loi.
Ne vaut-il pas la peine de vivre, pour être éclairée dès ici-bas de la lumière éternelle, pour goûter les suavités de l’amour divin, pour avoir l’honneur d’accomplir librement les volontés du Dieu qui vous a créée et de qui vous dépendez nécessairement à chaque instant de votre existence ?
Ajoutez à cela le couronnement suprême de toute vie humaine, destinée, dans les décrets divins, à se perpétuer éternellement dans la possession et la jouissance de Dieu. La vie du temps, ainsi envisagée dans son cadre naturel et son essentielle raison d’être, apparaît quelque chose de si grand, que de tous les dons divins aucun ne peut lui être comparé.
Gomment se fait-il alors que la vie paraisse une énigme pour un grand nombre, et que Ton arrive même à se demander si elle mérite d’être vécue. Hélas! langage des incrédules qui ne voient que les choses terrestres et dont l’âme ne s’élève jamais jusqu’aux choses célestes. Langage des mondains désabusés de la vie par leur inconduite et qui ont étouffé en eux les aspirations les plus nobles de leur âme.
Ce langage ne peut être celui des âmes religieuses, habituées à une vie toute de piété et de vertu. Toutefois, si elles ne poussent pas si loin le dégoût de la vie, elles sont quand même exposées à trouver le fardeau trop lourd, à se laisser entraîner à la tristesse, au dégoût, à l’abattement, et à tomber par suite dans la tiédeur et le découragement.
La vie leur paraît, à certaines heures, trop longue, trop pénible, sans attrait et sans idéal. Elles sont tentées de se laisser vivre, pour ne pas dire se laisser mourir. Avec de tels sentiments, on comprend aisément qu’elles produisent peu de fruits de vertu et que la vie leur devienne à charge.
Mais cette maladie n’est pas mortelle, si elles savent prendre généreusement les moyens de la guérir. Vite, il faut se réveiller, se remettre à son devoir, ranimer sa foi, augmenter son amour et s’encourager par la pensée qu’il faut coûte que coûte se sanctifier, que l’on ne possède qu’une âme dont les intérêts éternels sont en jeu, et que l’on n’a qu’une vie pour la sauver.
Lorsque vous passerez, de près ou de loin, par ces moments pénibles de la vie spirituelle, aidez-vous de ces considérations et dites-vous que oui la vie mérite d’être vécue et que vous avez assez de lumière pour en comprendre l’inestimable valeur, "et assez de grâces pour vous en faire un moyen efficace de bonheur et de vie éternelle.
N’auriez-vous d’ailleurs, pour vous faire aimer la vie, que la pensée du voisinage de Jésus au Très Saint Sacrement, qui se tient nuit et jour à vos côtés pour vous accompagner partout dans l’exil, que vous devriez vivre sans cesse dans l’action de grâce et dans l’espérance réconfortante des joies éternelles.
Le seul point ePappuî
« Je cherche un point d’appui, disait Maine de Biran, et je sens de plus en plus qu’il ne peut être en moi. Je sens le besoin de m’attacher à quelque chose qui ne change pas : la religion donne seule une réponse. Les croyances religieuses sont mon seul refuge et je ne trouve de science vraie que là précisément. La religion résout seule le problème que pose le philosophe; elle seule nous apprend où est la vérité. »
EÈVUE DE LA SAINTE-FACE
Jésus, le Bon-Pasteur
®0N Jésus! que dites-vous? Quel pasteur a jamais voulu donner sa vie pour ses brebis? Vous seul, parce que Vous êtes , un Dieu d’amour infini, Vous seul avez pu dire : « Je donne ma vie pour mes brebis » (Joan., x, 15). Vous seul avez ^ " pu montrer au monde cet excès d’amour, de vouloir mourir pour des êtres dont Vous êtes le Dieu et le Maître suprême.
Cet excès faisait l’entretien de Moïse avec Elie sur le Mont Thabor. « Ils disaient la mort que Jésus allait subir à Jérusalem » (Luc., ix, 31). Aussi saint Jean nous exhorte à payer de retour un Dieu qui nous a prévenus de son amour : « Nous donc, aimons Dieu parce qu’il a été le premier à nous aimer » (I Joan., iv, 19).
Par là il semble nous dire : Si nous ne voulons pas aimer ce Dieu pour son infinie bonté, aimons-Le du moins pour l’amour qu’il nous a témoigné en voulant souffrir pour nous les peines qui nous étaient dues.
Souvenez-vous donc, ô mon Jésus ! que je suis une de ces brebis pour lesquelles vous avez donné votre vie. Ah ! jetez sur moi un de ces regards miséricordieux dont vous m’avez favorisé du haut de la croix, lorsque vous mouriez pour mon salut; changez-moi et sauvez-moi.
Vous vous êtes dépeint vous-même sous la figure de ce tendre Pasteur qui retrouvant sa brebis perdue, la rapporte sur ses épaules, et invite ses amis à prendre part à sa joie : « Réjouissez-vous avec moi, parce que j’ai retrouvé ma brebis qui s’était égarée» (Luc., xv, 6).
Eh bien ! Vous dirai-je avec le psalmiste, cette brebis égarée et perdue, c’est moi ; cherchez votre serviteur, cherchez-moi, trouvez-moi. Si par ma faute, vous ne m’avez pas encore trouvé, saisissez-moi maintenant, tenez-moi bien, attachez-moi à Vous afin que je ne me perde plus.
Mais le lien doit être votre amour ; si vous ne m’enlacez dans ce doux lien, vous me perdrez de nouveau. Ah ! vous n’avez rien négligé pour me serrer dans les nœuds du saint amour; mais moi, ingrat, j’ai toujours fui loin de vous.
Maintenant, je vous en prie par cette infinie miséricorde qui vous a fait descendre sur la terre pour me retrouver, liez-moi, et liez-moi d’un double lien d’amour, afin que vous ne me perdiez plus et que je ne vous perde plus.
Mon bien-aimé Rédempteur ! je ne veux plus me séparer de vous. Je renonce à tous les biens et à tous les plaisirs terrestres, et je suis prêt à souffrir toute espèce de peine et tout genre de mort, pourvu que je passe toute ma vie et que je meure attaché à Vous.
Je Vous aime, mon très aimable Jésus, je Vous aime, ô Bon-Pasteur, mort pour votre brebis perdue ! Sachez-le : cette brebis Vous aime maintenant plus qu’elle-mème, et son seul désir est de Vous aimer et de s’immoler pour votre amour. Ayez-en compassion, aimez-la, et faites qu’elle ne s’éloigne jamais plus de Vous. st Alphonse de Liguori
ÉliÉVATIOfl
sur la Sainte Vierge
Jésus est tout au ciel et sur la terre.
Il est la Sainteté par essence et l’infinie Charité.
Tout Éternel qu’il est, Il s’est revêtu de notre humanité.
Et après nous avoir aimés, comme seul peut aimer un Dieu,
11 est entré dans sa gloire pour toute l’éternité.
Mais ce Tout, nécessaire et éternel, n’a pu se faire mortel qu’en naissant, vivant et mourant comme le font tous les hommes.
11 Lui a fallu une Mère pour naitre, comme du sang pour vivre et une vie pour mourir.
Nous n’aurions pas eu Jésus sans Marie, nous n’aurions jamais connu l’amour ineffable du Fils sans le ministère et la tendresse de la Mère,
Partout où nous tournons nos regards, nous apercevons Marie à côté de Jésus.
Dans le rayonnement de la sainteté infinie du Fils de l’Homme, nous voyons resplendir la pureté immaculée de la Mère de Dieu. Pour connaître Jésus, nous n’avons qu’à contempler Marie.
Le Fils se plaît à se faire aimer et honorer sous les traits de sa Mère.
Oh ! bénie soyez-vous,
Très Sainte Vierge Marie, que Jésus a tant aimée et qu’il a faite si belle.
Vous êtes un refEet de l’éternelle Beauté.
En vous créant,
Jésus a fait un chef-d’œuvre qu’il ne peut dépasser.
Bénir Marie, c’est bénir Jésus ; la Mère et le Fils ne pouvant être séparés dans nos louanges, pas plus qu’ils ne le sont
dans leur amour.
Bénir Marie, c’est nous associer à ses actions de grâces pour les grandes choses que Dieu a faites en elle.
et souhaiter de les rendre éternelles.
Rien ne va plus droit au Cœur de Jésus que les hommages que nous rendons à Marie.
Bénir Marie, c’est réjouir Jésus et Le rendre heureux du même bonheur qui remplit l’âme de sa Mère.
Jésus et Marie ! 'Marie et Jésus !
Tel sera à jamais le thème harmonieux de nos hommages, de nos louanges et de notre amour.
Marie, l’Jmmaculée, est pure comme un rayon de soleil.
Elle brille dans la nuit comme un phare lumineux, dont le foyer est l’Éternel.
Sortie pure et sans tache des mains du Créateur, les divines clartés dont elle illumine le monde nous rappellent l’état d’innocence que la terre n’avait plus revu depuis le Paradis terrestre.
Marie est l’aurore des splendeurs éternelles ;
elle rayonne déjà les reflets éblouissants du divin Soleil de Justice.
Créature unique et privilégiée, elle mérite un culte particulier, le plus beau et le plus saint après celui qui est dû à Jésus son Bien-Aimé.
Que nos cœurs, ô Marie Immaculée, ne cessent de vous louer, de vous féliciter, de vous aimer, et de bénir Jésus qui a daigné vous embellir des sublimes beautés et de la divine pureté dont II resplendit dans les Cieu*.
Marie, Immaculée dans sa Conception, n’a fait que grandir en pureté et en sainteté.
Toute à Jésus et uniquement à Lui, elle n’a jamais connu l’ombre d’une infidélité.
Toujours pure et toujours belle, elle est restée vierge d’esprit et de cœur, de sentiments et de désirs, de corps et d’âme.
Pure et immaculée dans un corps mortel, vierge tout en étant mère,
Marie est, à côté de Jésus, le plus beau lys virginal qui ait jamais germé dans l’humanité coupable.
Il était digne de s’épanouir en donnant au monde le Fils de l’Eternel.
5\ "Marie, la Vierge Immaculée, notre admiration et nos louanges, nos transports de joie et nos chants d’amour.
Marie a été choisie de toute éternité pour devenir la Mère du Verbe Incarné.
L’adorable Trinité se prépare ici-bas un tabernacle où elle puisse habiter.
Il faut à Jésus, sur cette terre, des cieux nouveaux qui Lui rappellent le sein de son Père. Marie sera plus que son temple, elle Lui prêtera son sang et Lui donnera la vie.
Elle appellera Jésus son Fils et Jésus lui donnera le doux nom de Mère.
Aucune gloire n’est comparable à celle-là. Jésus aura des multitudes d’adorateurs et II peuplera son Ciel d’Élus, mais II n’aura jamais qu’une Mère et éternellement II demeurera son Fils.
Pour bénir dignement Marie de nous avoir donné Jésus,
faisons nôtres les sentiments mêmes du Cœur de son Fils.
Pour remercier Jésus d’avoir fait de Marie sa Mère,
empruntons à la Vierge bénie les accents et l’amour de son cœur.
Marie, Mère de Dieu, est devenue la Mère de tous ceux dont Jésus est le Frère.
Sa maternité embrasse tous les hommes.
Mais étant la Mère du Souverain Prêtre, elle étend plus particulièrement les sollicitudes de sa tendresse maternelle à tous les Prêtres, ses enfants de prédilection, en qui elle reconnaît les traits et le caractère du Sacerdoce de son divin Fils.
Nous vous saluons et nous vous bénissons, ô Marie,
qui nous avez donné Jésus, le Prêtre Eternel, et en Jésus tous les Prêtres qui nous redonnent et nous gardent le Fils avec la Mère.
Si tous les hommes appartiennent à Marie parce qu’elle est leur Mère,
Marie appartient davantage à ceux qui l’aiment.
Elle se livre à eux, comme Jésus le fait, car elle se donne elle-même en leur donnant Jésus.
Elle les aime individuellement et se montre à leur égard très douce et très tendre ; et eux la paient de retour par un amour filial tout de confiance et de tendresse.
C’est la «Louange Mariale» qui se termine par le don mutuel après s’être épanouie dans l’amour.
üa foi, souree de bonheut*
« Que nous sommes malheureux, écrivait le savant Santa-Rosa à Victor Cousin, de n’être que de pauvres philosophes ! Je voudrais avoir la foi de ma mère : raisonner sur ces matières, c’est douter ; douter, c’est souffrir. Oh ! que la foi religieuse donne de bonheur ! Combien souvent, dans mon cabinet, je lève les yeux au ciel et je supplie Dieu de me la donner ! »
iRepioDuction interdite
3'ia.teznité c>a.ceid&ta(e