L’AMI DE TOUS LES JOURS
« II nous entend quand rien ne nous répond !...
« II est là quand nous nous croyons seul !...
g II nous aime quand tout nous abandonne !... »
S. Augustin
jgjgH ! chères âmes qui comme moi souffrez, pauvres cœurs endoloris que la douleur a aussi blessés, venez, allons au Tabernacle solitaire... il y a là notre Ami, le seul Ami, l’Ami véritable, V Ami de tous les jours. Il est là, délaissé, abandonné, oublié; mais son amour est plus fort que tout : « aimant les siens, Il les aime jusqu’à la fin. » C’est l’Ami fidèle que rien ne rebute et qui restera là, victime d’amour, tant qu’il y aura sur cette pauvre terre une âme à fortifier, un cœur à consoler. Oh ! allons à Lui !
Quand le vide s’est creusé dans notre âme, qu’on y souffre et gémit comme au milieu d'un morne désert... quand on appelle, éperdu, et que rien ne nous répond, Il est là... Il nous entend !...
Quand, dans l’isolement du cœur si douloureux, dans ce délaissement intime et sous cette étreinte mystérieuse où l’âme agonise et où nul ne peut la comprendre ni la secourir, nous nous croyons seul, Il est là... Il nous appelle!... Il nous attend!... Il nous comprend !...
Quand tout nous abandonne, même ceux que nous aimons et qui rendaient nos joies si belles et nos peines moins amères ; quand dans notre pauvre âme, joie, clarté, attrait, force, courage et sécurité disparaissent peu à peu, et que dans la plus complète désolation, nous frémissons au milieu de ces abandons intimes, Il nous aime, Lui qui n’abandonne jamais !
Oh! l’incomparable Ami!... Allons, âmes souffrantes, mes sœurs, allons au Tabernacle, il en sort une vertu secrète qui apaise l’émotion de la douleur. — Il y a là notre unique et véritable Ami!
Quand j'étais jeü rje
Quand j’étais jeune, je m’amusais ; mais depuis longtemps j’ai été ramené aux réalités de la vie. — Quand j’étais jeune, je folâtrais ; et j’ai compris ensuite que l’on ne fait rien qui dure dans la vie, si l’on ne devient sérieux. — Quand j’étais jeune, je riais ; mais plus tard, j’ai versé plus de larmes que je n’ai esquissé de sourires. — Quand j’étais jeune, je voyais tout en rose ; depuis j’ai compris que tout passe et que rien ne reste des illusions et des rêves de la jeunesse. — Quand j’étais jeune, j’aspirais à toujours vivre ; maintenant, je me prépare à mourir. — Quand j’étais jeune, je priais sans beaucoup réfléchir ; l’heure est venue de regarder vers l’éternité, et je suis heureux de n’être plus jeune, pour m’envoler au ciel.
kEVÜE DE LA SAINTE-FACE
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jour, Saint François d’Assise vit quelques arbres se dresser au bord (je la route, et dans ces arbres se trouvaient une foule de toutes especes d’oiseaux que personne n’avait encore vus dans ces régions ; et une grande
foule d’oiseaux se trouvaient aussi sur le champ au-dessous des arbres.
Et dès que Saint François eut vu cette masse, l’Esprit de Dieu vint sur lui, et il dit à ses deux disciples : « Attendez-moi un moment ; je veux aller prêcher un peu à nos frères les oiseaux. » Et il entra dans le champ, se dirigeant vers les oiseaux qui étaient assis sur le sol.
Aussitôt qu’il eut commencé à prêcher, voici que les oiseaux qui perchaient sur les arbres descendirent vers lui et puis aucun d’eux ne bougea, encore qu’ils l’entourassent de si près que les plis de son habit en touchaient plusieurs !
Et Saint François dit à ces oiseaux : « Mes bien chers frères les oiseaux ! vous devez beaucoup à Dieu, et il faut que, toujours et partout, vous le louiez et le célébriez ; car il vous a permis de voler librement où il vous plaît, et il vous a donné votre double et triple vêtement, et tout votre ornement délicat et multicolore.
Il faut aussi que vous sachiez gré au Créateur de cette nourriture qu’il vous accorde sans que vous ayez à travailler pour elle, et puis aussi de cette belle voix qu’il vous a donnée pour chanter 1 Vous ne semez ni ne moissonnez, mes chers petits frères, mais c’est Dieu qui vous nourrit et qui vous donne aussi des ruisseaux et des sources pour vous y désaltérer, et des montagnes et des collines, des rochers et des forêts pour vous y abriter et de hauts arbres pour y bâtir vos nids ; et bien que vous ne soyez en état ni de Filer ni de tisser, il vous donne les vêtements nécessaires ainsi qu’à vos enfants.
C’est que le Créateur vous aime beaucoup, ainsi qu’il vous le prouve par toutes ces grandes faveurs dont il vous a comblés. Mais vous mes frères les oiseaux, il faut que vous vous gardiez bien d’être ingrats et que vous vous occupiez activement à le louer ! »
LA VOIX DU BON-PÀSTEUfe
Or, voici qu’après ces paroles de notre Saint Père, tous ces petits oiseaux commencèrent à ouvrir leurs becs, à battre de leurs ailes, à étendre le col, et à pencher respectueusement vers la terre leurs petites têtes, et à montrer par leurs chants et leurs mouvements qu’ils se réjouissaient fort des mots que Saint François leur avait dits.
Et le Saint de son côté, fut tout joyeux en esprit, à cette vue, et s’émerveilla de cette grande quantité d’oiseaux, et de leur variété et diversité, comme aussi de les voir tellement apprivoisés ; et il en loua le Créateur, et, doucement et fraternellement, il les engagea à Le louer avec lui.
Et lorsque Saint François eut achevé sa prédication et son exhortation à louer Dieu, il fit le signe de la croix sur tous ces oiseaux. Et tous s’envolèrent à la fois, en chantant avec une force et une beauté merveilleuses ; et bientôt ils se séparèrent et disparurent de divers côtés.
(Vie de saint François, par T. Tœrgensen)
Le lieu où a été composé le Symbole des Apôtres
On voit encore aujourd’hui, auprès de Jérusalem, une espèce de citerne où l’on dit que les Apôtres s’assemblèrent, avant de se séparer pour aller prêcher l’Evangile par toute la terre, et qu’ils y dressèrent le Symbole qui porte leur nom. Cette citerne, en forme de cave, peut avoir vingt pas de long ; la voûte est soutenue par douze arcades en l’honneur des douze Apôtres.
Tandis que le monde entier adorait à la face du soleil mille divinités honteuses, douze pêcheurs, cachés dans les entrailles de la terre, dressaient la profession de foi du genre humain et reconnaissaient l’unité de Dieu, créateur de ces astres, à la lumière desquels on n’osait encore proclamer son existence. Si quelque Romain de la cour d’Auguste, passant auprès de ce souterrain, eût aperçu les douze Juifs qui composaient cette œuvre sublime, quel mépris il eût témoigné pour cette troupe superstitieuse ! avec quel dédain il eût parlé de ces premiers fidèles ! Et pourtant ils allaient renverser les temples de ce Romain, détruire la religion de ses pères, changer les lois, la politique, la morale, la raison et jusqu’aux pensées des hommes ! Chateaubriand
De l'ordre, s’il Vous plaît!
Grand Dieu ! quel désordre ici ! — Vous m’insultez : je viens de faire le ménage de la cave au grenier. — Je ne parle pas de votre maison. — De quoi alors ? — De votre âme. *— C’est autre chose, mais enfin, ma conscience est en ordre je crois. — Vous le croyez? Ne voyez-vous pas que dans votre cœur, Celui qui devait occuper la première place attend que vous la lui donniez ? Et tous ces obstacles qui gênent son entrée... et tous ces intrus qui sont assis sur le trône sans en être dignes... C’est de l’ordre cela? — Ah ! je n’avais pas remarqué cela. Que voulez-vous... quand on marche dans l’obscurité... — Profitez de la lumière qui passe : Mettez Jésus à sa place, et le reste se rangera tout seul.
REVUE DÉ LA SAINTE-FACE
Lien d'union entre tous les Abonnés à notre ftevae
Notre Revue, par son esprit et le but qu’elle poursuit, est par ellemême une invitation à tous ses lecteurs de s’unir dans une pensée commune en rapprochant les âmes de Jésus, pour donner à ce divin Maître la place d’honneur qui Lui revient dans la vie chrétienne.
En effet, si l’on tient compte des considérations élevées développées dans ces pages, et des appels réitérés, faits sous des formes variées, à vivre d’une vie vraiment surnaturelle et à assurer avant tout la chose la plus importante, qui est le salut de son âme : on comprendra sans peine que, marchant tous dans la même voie qui conduit au ciel, on se sente en compagnie de frères et d’amis destinés à se réunir dans l’éternelle Patrie.
De plus, la prière mutuelle étant le lien des âmes dans la charité, chacun trouve un secours spirituel, tant dans les prières assurées qui se font au Centre de l’OEuvre, particulièrement par la Messe hebdomadaire célébrée à l’intention de tous les abonnés, que dans celles de tous les abonnés entre eux.
Nous sommes destinés ainsi à former une immense association fraternelle, ou, pour mieux dire, une grande famille où les esprits et les cœurs seront à l’unisson, pour demander les grâces nécessaires à tous et à chacun, afin non seulement de vivre selon les vrais principes chrétiens dans la pratique de la vertu et l’accomplissement des devoirs d’état, mais encore de travailler avec une nouvelle ardeur au travail de sa perfection .
Dans cet ensemble de prières mutuelles venues de tous les points du monde, chacun puisera les secours qui lui conviennent. Et Jésus, le divin lien des cœurs, mettra Lui-même le sceau à ces supplications fraternelles et leur accordera grâce et fécondité.
Chers abonnés, et vous tous, chers et si nombreux lecteurs, rencontrons-nous quotidiennement dans la prière et la confiance en l’assistance amoureuse de Jésus.
Réponse inattendue
« On dit que vous êtes un pauvre ignorant ! disait quelqu’un au curé d’Ars pour s’excuser de ne point venir à ses prônes. « Venez quand même, répondait le saint prêtre, je vous en dirai toujours plus que vous n'en ferez. »
LA VOIX DU BON-PASTEUfe
Histoire de Jésus
fPlALGGUE ENTRE rfÈSÜS ET L’ENFANT
jfux cljers Jet ifs Jfecfeurs
de “ J£a p oix du j!on~ Jasfeur ”
Mes chers enfants , ce n'est pas moi qui vais vous parler , mais c'est Jésus Lui-même. Moi, je ne Jais qu'une chose : je viens vers vous, je vous prends par la main, je vous conduis à l'église, je vous introduis dans le sanctuaire , tout près du Tabernacle, et là je vous présente à Jésus et je vous laisse vous entretenir avec Lui.
Jésus va vous raconter son histoire. Il va vous dire d'où II vient , où II va, ce qu'il est venu J aire ici-bas , comment II a passé sa vie dans la prière, le travail, l'obéissance , la pauvreté , la pratique de toutes les vertus, et pourquoi II a tant souffert et a voulu mourir sur la Croix.
Vous allez voir comme II était bon pour tout le monde, et comme II aimait particulièrement les petits enjants. Vous allez comprendre combien il a jallu qu'il aimât miséricordieusement les hommes, pour échanger son ciel, pendant trente-trois ans, avec une vie de pénitence, de travaux et de souffrances sur cette terre.
Tout cela, Jésus va vous le dire de son Tabernacle ; car là II est vivant aussi véritablement qu'il l’était pendant sa vie mortelle et qu'il l'est maintenant au ciel. C'est le même Jésus ; le même Jésus qui s'entretenait autrejois avec les enjants de Nazareth, le même Jésus qui règne en ce moment dans le Paradis, au milieu des anges et des saints. Vous ne Le verrez pas , mais II est là. Vous ne L'entendrez pas, mais II vous parlera aujond du cœur.
Si Jésus a voulu se cacher et se rendre muet au Très Saint Sacrement, c'est parce qu'il vous aime. Vous ne craindrez pas ainsi de vous approcher de Lui et de Lui parler. Soyez donc bien attentijs à tout ce qu'il va vous dire. Ecoutez-Le avec votre cœur ; c'est-à-dire, pendant tout le temps que vous vous entretiendrez avec Lui, aimez-Le, remerciez-Le.
Souvent, quand les petits enjarits parlent à leurs parents, ils leur sautent au cou et ils les embrassent. Vous, mes enjants, imaginez-vous que vous avez dans les bras le Jésus du Tabernacle, pressez-le sur votre cœur, dites-Lui que vous L'aimez et que vous L'aimerez toujours ; promettez-Lui de bien L'écouter, et vous verrez comme vous serez heureux et comme vous profiterez de ses divines leçons.
Mes chers petits amis, je vous laisse maintenant avec Jésus. De son Taber-
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nacle II vous appelle et vous attend. Faites comme si vous étiez à ses pieds. Prêtez V oreille, gravez dans votre cœur chacune de ses paroles, et habituez-vous à aller à l’Eucharistie pour apprendre le chemin du ciel et pour mettre toujours votre bonheur dans l’amour de Jésus et la pratique de la vertu.
Je vous confie à la Très Sainte Vierge , pour quelle vous conduise elle-même chaque jour à son Jésus et quelle vous garde bien fidèles à son divin service.
Naissance de Jésus
Jésus
du fond du Tabernacle
iens ici, mon enfant, tout près de moi, et causons un peu .
Tu connais mon histoire; on te Ta racontée bien dés fois. Ne voudrais-tu pas cependant t’en entretenir quelques instants avec moi?
Un enfant n’aime-t-il pas à entendre souvent son père lui raconter ce qui lui est arrivé autrefois?
l’Enfant. — Oh ! si, mon Jésus ; et moi, votre enfant, je serai bien heureux de causer avec Vous de tout ce que Vous avez fait, lorsque Vous étiez sur la terre de Palestine. Et puis, mon bon Jésus, Vous me donnerez, j’en suis sûr, des explications qui m’aideront à mieux Vous connaître et surtout à Vous aimer davantage.
Jésus. — Tu te souviens, enfant, de ce qu’on t’a raconté de ma naissance. Tu sais que, pour obéir aux ordres de l’empereur romain, saint Joseph, mon père nourricier, et ma tendre mère, la Vierge Marie, étaient venus à Bethléem pour s’y faire inscrire, étant tous deux de la famille de David.
l’Enfant. — Oui, mon Jésus, et je sais, que dans toutes les maisons de la ville on les repoussa durement en disant qu’on n’avait pas de place pour les loger.
Oh ! si j’avais été là, et si j’avais eu une maison à moi, comme je les y aurais fait entrer !
Jésus. — Hélas ! mon pauvre enfant, bien souvent encore les hommes repoussent ceux qui m’apportent à eux, moi qui n’ai qu’un désir : celui de les sauver.
l’Enfant. — Oui, Jésus, je l’ai entendu dire. On ne veut pas Vous recevoir chez les malades qui vont mourir ! On ne veut pas que votre Prêtre Vous porte à eux, Vous donne à eux dans le saint Viatique ! On ne veut pas qu’ils communient !
Mon bon Jésus, pardonnez-leur et apprenez-leur que c’est Vous qui êtes dans l’Hostie qu’on veut leur apporter, et que si Vous n’êtes pas avec eux au moment de leur mort pour leur ouvrir le ciel, il est bien à craindre qu’ils ne puissent pas y entrer.
Jésus. — J’aime, mon enfant, à t’entendre prier pour ceux qui ne veulent pas de moi ; mais, dis-moi, n’as-tu aucune promesse à me faire à ce sujet?
l’Enfant. — Mon Jésus, je sais bien quelle est la promesse que Vous voulez que je vous fasse. C’est de ne jamais Vous repousser 5 c’est de ne jamais Vous fermer la porte de ma maison ni celle de mon cœur.
Jésus. — Et cette promesse veux-tu me la faire?
l’Enfant. — Oh ! oui, Jésus, de tout mon cœur : je Vous promets que, si je suis malade un jour, et cela arrivera bien certainement, je n’attendrai pas, pour Vous appeler, que je sois gravement malade, car alors je ne le pourrai peut-être pas. Je sais que Vous avez du plaisir à venir voir vos enfants quand ils souffrent; aussi, lorsque je ne pourrai plus aller Vous voir à l’église, je ferai demander à votre Prêtre de Vous apporter à moi. Oh ! quel bonheur de Vous recevoir chez moi !...
Jésus. — Sois béni, enfant, pour cette promesse. Et maintenant, dis-moi ce que firent alors ma Mère et saint Joseph?
l’Enfant. — Repoussés par les habitants de Bethléem, mon Jésus, ils allèrent se réfugier aux environs de la ville, dans une espèce de grotte, de hangar, où l’on mettait les bêtes à l’abri. Il y avait même là un bœuf, à ce qu’il paraît, et saint Joseph y fit entrer aussi l’âne sur lequel votre mère Marie avait fait le voyage ; et c’est là, mon Jésus, que Vous vîntes au monde, à minuit, le jour de Noël.
Jésus. — C’est vrai, mon enfant. Ma mère me coucha dans la crèche sur un peu de paille ; puis, avec saint Joseph, se prosternant devant moi ils m’adorèrent avec amour, respect et reconnaissance, car ils savaient bien que j’étais leur Dieu, leur Créateur et leur Sauveur.
l’Enfant. — Oh ! que j’aurais voulu être avec eux dans l’étable !... Tenez, mon Jésus, j’aurais voulu être à la place de l’âne et du bœuf qui Vous réchauffèrent de leur haleine, ou plutôt encore à la place des petits bergers qui accoururent bientôt pour Vous adorer.
Jésus. — Eh ! ne peux-tu aujourd’hui réaliser ce désir, cher enfant?... Ne suis-je pas ici, dans ce Tabernacle? Ne peux-tu m’y adorer comme le firent alors ma Mère et saint Joseph? Ne sais-tu pas qu’un acte d’amour, parti du fond de ton cœur, peut encore venir ici réchauffer mon Cœur, me consoler de la froideur et de l’indifférence de ceux qui ne m’aiment pas?...
l’Enfant. — Que c’est vrai, mon Jésus ! mais je n’y pensais pas. Oh ! je veux venir souvent Vous crier : Jésus, je Vous aime ! ne
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fût-ce qu’en passant devant votre église. Quel bonheur pour moi!...
Jésus. — Mais, dis-moi, mon enfant, sais-tu comment les bergers, qui vinrent m’adorer dans ma Crèche, avaient appris que j’étais né?
l’Enfant. — C’est que, tandis qu’ils gardaient leurs troupeaux dans la plaine, voilà qu’ils voient tout à coup une grande lumière du côté de l’étable, puis un Ange tout brillant se présente à eux. Oh ! comme il devait être beau cet Ange!... et il leur dit : « Allez vite à Bethléem, parce qu 'aujourd'hui le Sauveur, le Messie est né. »
Et pendant que l’Ange parlait, voilà que d’autres Anges se mirent à chanter : « Gloire à Dieu au plus haut des deux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. »
Et alors les bergers se dépêchèrent de venir Vous adorer.
L’adoration des bergers
Jésus — Mon cher enfant, as-tu compris la leçon que te donnent ces bergers si ignorants ?
l’Enfant. — Quelle leçon, mon Jésus?
Jésus. — Ils t’apprennent avec quel empressement et quelle joie tu dois venir ici dans l’église, à la Messe ou aux offices « uniquement pour me voir », puisque le petit Jésus de la Crèche est bien le même que le Jésus du Tabernacle. Là, comme ici, c’est toujours moi !
l’Enfant. — C’est vrai, petit Jésus, c’est Vous qui m’attendez ici : c’est Vous, cette Hostie que je vois à la Messe dans les mains du Prêtre; c’est Vous, cette Hostie que j’aperçois au milieu de l’ostensoir qu’on expose sur l’autel pour le salut, pour la bénédiction ; c’est Vous qu’on porte à la procession du Saint Sacrement : le Saint Sacrement c’est Vous, caché sous l’apparence de la blanche Hostie.
O Jésus, Jésus, combien je Vous aime et comme je voudrais Vous aimer encore plus !