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CRUCIFIE, C’EST QUE JE VOUS AIME

LA VOIX DU feON-PASfEÜR

La Revue des Familles

Notre chère Revue pénètre à cette heure dans des milliers de foyers et y vient déposer mensuellement la semence des pieuses pensées et des vérités de notre sainte religion. Elle est accueillie avec tant de joie, qu’elle devient pour tous un délassement en même temps qu’un réconfort.

On se hâte de la lire. On se groupe pour en entendre la lecture ; ou on se tient à l’écart, pour en savourer plus paisiblement les charmes et les saintes impressions. Attirés par l’exemple, la curiosité en pousse d’autres à la feuilleter, puis à lire certains articles, dont le sujet et aussi le titre leur paraissent plus intéressants. C’est bien le cas de dire qu’il y en a pour tous les goûts. C’est d’ailleurs ce à quoi nous nous appliquons, en variant le plus possible les articles et en les distribuant de manière à unir l’utile à l’agréable.

Nombreux sont nos Abonnés qui apprécient ainsi le fond et la forme de notre Revue. A considérer les témoignages que nous recevons de toute part, nous avons l’impression que son apparition chaque mois prend en maints endroits le cachet comme d’une petite fête de famille.

« Le numéro du mois de Juin m’arrive, écrit une mère de famille. Il était attendu. Nous avons hâte d’arriver au soir, pour le lire tous ensemble. Nous avons l’habitude de nous réunir. J’en fais moi-même la lecture. Il faut voir si tous sont attentifs. Vraiment, vous nous prêchez suavement les vérités les plus consolantes et vous savez les agrémenter de pensées et d’anecdotes toutes plus touchantes les unes que les autres. Quel bien vous nous faites ! »

Une autre nous écrit : « Vous ne sauriez croire quelle joie c’est pour nous de recevoir la chère Revue « La Voix du Bon-Pasteur ». Tous mes enfants se groupent autour de moi pour en entendre la lecture. Nous passons ainsi les plus agréables soirées. »

C’est aussi la lecture préférée des malades. Une pauvre paralysée y trouve la consolation et la résignation dans son épreuve. « Quand j’ai lu votre Revue, dit-elle, je me sens plus forte et moins triste ; je comprends mieux le prix de la souffrance. J’y trouve chaque fois de si belles pages, que j’appelle ceux qui m’entourent pour leur faire partager mon bonheur » .

Il n’y a pas jusqu’aux indifférents qui ne profitent du passage de la Revue dans la famille. Exemple : cette épouse qui met habilement sous les yeux de son mari libre-penseur la Revue ouverte à l’endroit d’un article plus capable de le frapper, et que celui-ci lit avec intérêt.

Continuons à prier pour que Jésus bénisse la mission de notre Revue dans les foyers chrétiens.

“O mes enfonfs, cesf Dieu

Qm dit au soleil sur la terre D’éclairer tout homme et tout lieu ?

Qui donne à la nuit son mystère ?

O mes enfants ! cest Dieu !...

Le bleuet et le ciel superbe,

Qui les a teints du même bleu ?

Qui verdit l’émeraude et l’herbe ?

O mes enfants ! c’est Dieu !...

Qui donne au bosquet son ombrage ?

Et quand l’oiseau chante au milieu,

Qui donne à l’oiseau son ramage ?

O mes enfants ! c’est Dieu !...

Qui donne à vos mères le charme De rire à votre moindre jeu,

Pleurant à voire moindre larme ?

O mes enfants ! c’est Dieu !...

Quand pour sa mère ou pour son père, L’enfant tout bas fait un doux vœu ;

Qui l’écoute et lui dit : Espère !

O mes enfants ! c’est Dieu !...

Ce soir, après votre prière,

Quand vous nous aurez dit adieu,

Qui fermera votre paupière ?

O mes enfants ! c’est Dieu !...

"Mgr de la Bouîllerie

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