SCÈNE VII
Les Mêmes, LORD TREVELLIAN parait au fond, avec nn domestique.
HÉLÈNE, allant h lui.
Ah !... mon père!..- rassurez-vous, je ne suis pas morte.
TREVELLIAN.
Imprudente !... folle que vous êtes ! me causer de pareilles frayeurs !...
SARAH, qui allait sortir, s’arrêtant à la voix de lord Trevellian.
Ah!...
TREVELLIAN.
Vous ne monterez plus cette sauvage bête!... dussé-je la donner pour cinq livres, je la ferai vendre... et cela dans une heure !
SARAH, qui a écouté avec une émotion croissante, à part, comme folle.
Dans une heure !... oh! la voix ! c’est la voix !... c’est lui !
TREVELLIAN.
Allons, venez... quittons cette taverne...
HÉLÈNE
Vous ne remerciez pas mon sauveur, mon père ?
TREVELLIAN.
Votre sauveur ?...
„ HÉLÈNE
Si votre fille est encore vivante, c’est grâce à sir Olivier.
TREVELLIAN, à part.
Lui!... encore!... (Haut.) Je vous suis reconnaissant, monsieur. (Il saluo froidement.)
HÉLÈNE, avec reproche.
Comme vous lui dites cela, milord!... à lui, votre neveu, et mon ami d’enfance !...
- TREVELLIAN, avec impatience.
Voyons, Hélène, rentrons à l’hôtel.
HÉLÈNE
Au revoir et merci, monsieur Olivier.
, SARAH, courant à Jacobson, bas.
Monsieur Jacobson, quel est cet homme?
LA VOLEUSE D’ENFANTS
JÀCOBSON, bas.
Cet homme ?... c’est lord Trevellian.
SARAH, bas.
Lord Trevellian 1 enfin !...
TREVELLIAN.
Venez, Hélène ! (u sort avec sa une.)
SARAH, seule à l’avant-scène.
Ah! il a beau l’appeler Hélène... c’est Jane !... c’est ma
fille!... (Trevellian donne le bras à Hélène qni, arrivée an fond, se détourne ponr adresser un dernier regard à Olivier. Olivier s’incline; seule à l’avant-scène, Sarah regarde avec ravissement Hélène qui s’éloigne. Le rideau baisse.)