SCÈNE PREMIÈRE
SAÜAH, debout dans la chambre près de la commode. HÉLÈNE, près de la fenêtre et pensive. Elle a encore la robe qu’olle portait au deuxième acte, mais cette robe est usée, flétrie, ainsi que les vêtements de Sarab. Les traits des deux femmes portent l'empreinte de longues privations.
SARAil, regardant Hélène, et après quelques instants d’une contemplation
muette.
Jane!... tna chérie!... à quoi penses-lu donc?...
HÉLÈNE
Moi?... mais... à rien, mère.
■ SA R AH , avec un sourire triste.
Ah ! oui, lu dis ça, pour ne pas me l'aire de chagrin... mais va, je devine bien à quoi lu penses, moi'... lu as des regrets.
HÉLÈNE, vivement.
Des regrets!... oh! non, non, mère... vous vous trompez... Que pourrais-je regrelter auprès de vous qui m’aimez tant, qui éles Si bonne, si dévouée !... (Elle s'assied dans le grand fauteuil.)
SARAH
Ali! tu ne le plains pas, parce que tu es un ange du ciel... Tu supportes tout avec la résignation d’une sainte... les privations, la misère... Depuis un mois que je t’ai amenée