SCÈNE II
HÉLÈNE seule, à la porte.
Ah! puisse-t-elle réussir I... (Fermant la porte et revenant en scène.) Pauvre mère! J’alïecle le calme, la résignation pour ne pas l’affliger... je lui cache une partie de mes chagrins... Cher Olivier!., qu'est-il devenu?... (Elle va s’asseoir dans le fauteuil, et prend sur la table un petit ouvrage de broderie.) Depuis
notre séparation, je n’ai pas eu de ses nouvelles.... Sans doute, il me croit mariée... il -se désespère !... il ni accuse I ah ! celte pensée me brise le cœur... Et puis, la souffrance... le besoin.... Je... je me sens épuisée... (Elle laisse tomber sa broderie. D’une voix qui s’alTaihlil par degrés ) U 11 sommeil que je ne puis vaincre... s’empare de moi... (Dans un demi-sommeil.) Olivier 1... Olivier I... je t’aime!... (Ses yeux se ferment. Elle Huit par s'endormir tout !i fait. Au bout d’un instant, la fenêtre poussée du dehors s’ouvre doucement, et Pibrock, monté sur le toit, avance la telo.)