‹ La voleuse d'enfants drame en cinq actes en huit tableauxChapitre 89 sur 108 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ATKINS, PIBROCK, SARAH, puis OLIVIER.

ATKINS, ii lui-même.

Allons! la partie est engagée. Il s’agit de la gagner maintenant!

OLIVIER, qui a descendu l'escalier, s’avangaul.

Me voici!

ATKINS

Je vous attendais, monsieur... et je vous remercie de votre exactitude.

OLIVIER, d’un ton fiévreux.

Ah! aujourd’hui moins que jamais, je n’y eusse manqué; car vous êtes mon rival... C’est vous qui vous êtes jeté à travers mes projets de bonheur. Tous les maux qu’a supportés lady Hélène, c’est à vous qu’elle les doit... Et cetlo pensée excite ma colère... Et j’ai hàlc de vous tuer!

ATKINS

Ma loi ! moi aussi, monsieur.

OLIVIER

Eli bien! finissons-en tout de suite!

ATKINS

Soit !

OLIVIER, montrant de* épées qu’il a apportées.

Voici des armes. Vous conviennenl-eljes?

Parfaitement, (il prend une des épées. Chacun d’eux ôte son habit.) PIHROCü , à part, regardant Olivier 1 .

El lui aussi, il a une montre et une chaîne !

OLIVIER, revenant.

Etdélendèz-vous bien... car je vous préviens que c’est un duel a mort...

ATKINS

C’est bien ainsi que je l’entends. Eu garde, monsieur!

OLIVIER

En garde !

P1DROCK, à part.

Brave jeune homme ! pourvu qu’il ne lui arrive rien!

LA VOLEUSE D’ENFANTS

SA H Ali, » pari.

Si c’csl un duel loyal, Olivier le tuera! (Atkiio et olivier tombent

on jfarde. Sarali lève la tête et suit avidement les chances d'i combat. Atkius, vivement pressé par l’épée do son adversaire, décrit un cercle en rompant, de manière à attirer Olivier vers un point de la salle.)

ATK1NS.

Pardieu 1 vous tirez bien, mon officier.

OLIVIER

Votre épée tremble dans votre main. Est-ce que vous seriez un lâche?

ATKINS

Un lâche!... Ah ! vous n’êles pas poli !

OLIVIER, le pressant vivement.

Ah! celle Ibis, vous ne pourrez plus rompre.

ATKINS, froidement.

C'est vrai ! (il se trouve adossé au mur. Alors, de la main gauche, après avoir cherché, il presse le ressort. Aussitôt le sol manque sous les pieds d’Olivier qui disparait dans la trappo.)

SARAII, se levant et poussant un cri.

Ah!

PIBKOCK, effaré.

Ail ! la chaîne et la montre!... (il jette virement son habit et s'élance dans le gouffre. La trappe se referme sur les deux hommes ) ATKINS, à part, remettant son habit, et sans avoir rien vu.

Il est perdu!

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