‹ La voliere ou Les oiseaux politiques vaudeville en un acteChapitre 8 sur 33 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

JACQUOT, FRANC1NETTE, un COCHER, tenant un fouet à la

main.

tE cocher, entrant.

Voilà, voilà, mademoiselle... votre équipage est prêt...

JACQUOT

Vous sortez, Francinelte?

FRANCINETTE.

Oui... un tour au bois... J’ai demandé une voiture... (Regardant dans la coulisse.)\hl bon Dieu! qu’est-ce que vous m’avez amené là? Quelle antiquaille !

Jacquot, regardant aussi.

Mais je reconnais ce carrosse... Oh ! il est bien vieux... Souvent Henfri IV y montait avec tous ses, ministres... Aussi, dans ce temps-là, l’appelait-on le char de l’Etat.

JLE COCHER.

C'est toujours son nom...

JACQUOT

Air de Favart.

Couvert d’éclatantes bannières,

Nous offrant un brillant aspect,

Ce vieux char, au temps de nos pères.

Inspirait amour et respect ;

Mais, aujourd’hui, chacun veut place Sur le siège, dedans, dessus;*

Si bien que notre char menace De devenir un omnibus.

En ce moment on entend parler haut dans la coulisse. FRANCJNRTTB.

Eh ! mon Dieu ! qu’est-ce que cela?

jagquot, allant regarder.

Pardieu! ce sont vos prétendants!... Ils veulent tous quatre monter sur le siège et conduire le char de l’Etat. D’ici, je les entends vous crier :

Air : Tra la la.

Prenez-moi !

Prenez-moi !

Car je m’y connais, ma foi;

Prenez-moi !

Prenez-moi 1 Le siège doit être à moi I

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