FIN
TABLE DES MATIÈRES
Préface
CHAPITRE PREMIER. — Diverses significations du mot conscience. — Ce que l'auteur entend par vraie conscience.
— Principales questions qu'il se propose de traiter. — Diverses significations du mot conscience. — Nulle plus ancienne et plus générale que la conscience au sens moral. — Les théologiens, les moralistes, les écrivains, le vulgaire. — Raisons de cette universalité du sens moral. — Ce que signifie liberté de conscience. — La conscience religieuse. — Conscience métaphysique ou vérités du sens commun. — Distinction de la conscience et de la conviction. — La conscience au sens psychologique. — Les Grecs, les Romains, le moyen âge, les modernes. — De la conscience simple et de la conscience réfléchie. — Critique de l'expression de sens intime. — La conscience selon Pierre Leroux. — Nulle définition possible de la conscience simple. — Diverses définitions de la conscience réfléchie
CHAPITRE II. — Physiologie et psychologie. — La psychologie et la physiologie. — La psychologie mise en question. — L'ancienne et la nouvelle psychologie. — Prétentions mal fondées de la physiologie. — Ce qui reste vrai du mémoire de Jouffroy. — Une psychologie sans âme. — La psychologie scientifique. — Théorie du double aspect. — Impossibilité de relier deux faces, subjective et objective, en un phénomène unique. — Contradiction dans les termes : Fausses métaphores, comparaisons inexactes. — La dualité résulte de l'irréductibilité avouée par les partisans eux-mêmes du double aspect.
— Suprême et vain recours à la diversité du mode d'appréhension. — Limites de la physiologie d'après Claude Bernard. — Des définitions physiologiques de la conscience.— Les conditions organiques de la conscience confondues avec la conscience elle-même. — La connexion n'est pas l'identité. — La psychologie sans la physiologie et la physiologie sans la psychologie. — Avantage de la psychologie
CHAPITRE III. — Des commencements de la conscience. — De la première apparition et des commencements de la conscience. — Jusqu'oïl remonte la mémoire de l'enfant. — Comment suppléer au défaut de témoignage de la mémoire. — Roman psychologique de Buflbn: le pre-
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mier homme racontanl ses premières sensations. — Point d'illumination subite de La conscience. — Lente formation, développements insensibles de l'homme psychologique el moral. Conjectures sur la conscience naissante.
lu l'anus perception is gradus de Leibniz. — Premières perceptions et sensations. - La conscience en elle-même n'a-t-clle pas de degrés? — Critique de l'opinion d'Hartmann. Degrés divers de vivacité inhérents à la conscience même. — Influence réciproque de l'attention sur la conscience et de la conscience sur l'attention. — Los manifestations les plus générales de la conscience dans l'individu et dans la série des êtres animés
CHAPITRE IV. — Conscience et vie. — La conscience et la vie. - Quand la conscience s'ajoutc-t~clle à la vie? — Deux opinions. — Simultanéité ou apparition plus ou moins ultérieure de la conscience. — Coup d'œil historique sur la question. — Les anciens et les modernes.
— La conscience antérieure au moment de la naissance.
— Diverses dates assignées à son apparition dans la période intra-utérine. — De l'avortement. — Rapport de sa criminalité avec la date présumée de l'animation. — Texte de la Bible diversement interprété. — L'ancienne législation française. — Distinctions introduites et pénalité adoucie dans la législation nouvelle. — De l'avortement au point de vue médical. — Combien sont arbitraires toutes les dates fixées pour l'animation entre la conception et la naissance. — Difficulté de concevoir dans l'être vivant un passage de l'inconscience à la conscience
CHAPITRE V.— Innèité de la conscience. — Innéité de la conscience. — Diverses considérations en faveur de cette hypothèse. — Comment on peut l'appuyer sur les dégradations de la conscience et les sensations infiniment petites. — Toute vie inséparable d'un certain degré d'instinct et de sensibilité. — Vivre c'est sentir. — Quelques inductions tirées des travaux récents de la physiologie et de l'embryogénie. — Manifestations de l'activité vitale constatées jusque dans des périodes de plus en plus reculées de l'existence intra-utérine.— Partisans de l'animation immédiate du fœtus et de l'innéité de la conscience. - Les anciens. — Les modernes. — Doctrine de Burdach. — La conscience commence avec la vie. . .
CHAPITRE VI. — Conscience et unité. — La conscience et l'unité du moi. — Des facultés de Fàme. — S'il y a une âme, il y a des facultés. — Rien de mystique et de mythologique dans les facultés. — Multiplicité des fa-
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cultes et unité de Pâme. — Toutes les facultés comprises dans chaque fait de conscience. — La physiologie et les facultés de l'âme. — Les assoeiationistes aux prises avec l'unité du moi. — Leurs définitions du moi. — Phénoménisme rationnel et phénoménismc empirique. — Nulle représentation possible sans l'union de l'un et du plusieurs. — Nécessité d'un lien qui relie les états de conscience. — Des affinités et aptitudes attribuées à de simples phénomènes. — Les idées-forces de M. Fouillée.
— Les touts concrets et le consensus. — Retour aux entités scolastiques. — - Théorie psychologique de Stuart Mill. — Aveu d'impuissance à l'égard de l'esprit. — Difficultés intrinsèques insurmontables. — L'unité du moi exigée par tout fait de conscience
CHAPITRE VII. — Les petites consciences. — Les petites consciences. — Des prétendues consciences en dehors du cerveau répandues dans tout l'organisme. — Consciences clans toutes les cellules. — Incompatibilité de l'unité de conscience avec une agglomération de consciences. — Hartmann et M. Fouillée. — Prétendues preuves d'une multiplicité au sein de la conscience. — Du moi réduit à une résultante ou à une simple idée directrice. — L'animisme polyzoïste. — La conscience supérieure et les consciences inférieures. — Avantages prétendus pour l'explication de l'action de Pâme sur le corps.
— Nulle conclusion à tirer de Pâme des bètes en laveur d'àmes inférieures dans l'homme. — Retour aux archées de Van Hclmont. — De la doctrine d'une seule et même conscience pour tous les individus d'une même espèce.
— Les Sociétés animales de M. Espinas. — Objections de M. Fouillée. — Une vieille métaphore prise à la lettre. .
CHAPITRE VIII. — De quelques conditions d'exercice de la conscience. — De l'inconscient. — Abus qu'en ont fait quelques philosophes contemporains. — Les équivoques au sujet de l'inconscient.. — Des conditions d'exercice de la conscience. — 1° Tout état de conscience est-il changement ou dillérenciation, comme le prétend Spencer? — Partisans et adversaires de cette opinion. — Ce qu'elle a de vrai et ce qu'elle a de faux.* Une série de faits de conscience débute par l'unité et non par un couple. — 2° La conscience peut-elle embrasser plusieurs représentations à la fois? — Partisans et adversaires de cette opinion. — Simultanéité de deux termes présents à la conscience exigée par toute comparaison.
— Simultanéité des perceptions des divers sens. Preuve nouvelle de l'unité du moi
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CHAPITRE IX. — La conscience est-elle une faculté? De la place de la conscience dans une Uico-ric de l'entendemenl humain. - La conscience dans son rapport avec les facultés du moi. — La conscience est-elle une faculté" particulière? — Histoire de la question. — Ce qu'esl la conscience dans les théories psychologiques des anciens cl des modernes. — Platon, Aristote, saint Thomas et la philosophie scolastique. — La conscience dans les principaux systèmes du dix-septième siècle. — Descartes, Arnauld, Malebranche, Leibniz. — La conscience chez les philosophes du dix-huitième siècle. — Locke, Condillac, Kant, l'abbé de Lignac. — La philosophie écossaise. — La conscience chez les philosophes français du dix-neuvième siècle. — Maine de Biran, Roycr-Collard, Cousin, JoufTroy, Carnier. — En Angleterre, Hamilton, Thomas Brown et la philosophie associationiste, James et Stuart Mill 159*
— La conscience ne se laisse enfermer dans les limites d'aucune faculté particulière, — Nul phénomène intérieur sans la conscience. — Point de sensations non senties, point de pensées non pensées. — Des percep tions impercetihles de Leibniz et des représentations sans conscience de Kant. ■ — La Philosophie de V inconscient d'Hartmann. — Idées inconscientes de J. Murphy.
— Confusion entre la conscience et la faculté de ' s'observer soi-même. — Identité des divers états ,dc l'esprit et de la conscience que nous en avons. — Rien de ce qui est au-dessous du minimum de sensation n'appartient à l'esprit. — Est-il vrai que la conscience ne soit pas toujours en proportion avec l'intensité des faits intérieurs? — Point d'objet propre pour la conscience distinct de l'objet des autres facultés 177
CHAPITRE XI. — La conscience essence de toutes les FACULTÉS. — Si la conscience n'est pas une faculté, qu'est-ce que la conscience? — N'est-elle que la forme des faits intellectuels? — Opinion d'Hamilton et de Damiron. — La conscience forme fondamentale de toutes les autres facultés, non moins que de l'intelligence. — Chaque faculté, sans le concours de nulle autre, est sa propre lumière à elle-même* — La conscience élément générateur, essence même, et non qualité générale et abstraite de toutes les facultés. — Nul mode de l'esprit sans la conscience, et nulle conscience sans un mode déterminé de l'esprit. — La pensée, d'après Descartes, • [
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essence de toutes les modifications de Pâme. — Par la conscience seule l'unité de Pâme se concilie avec la pluralité des facultés. — De quelques comparaisons ou métaphores inexactes au sujet de la conscience
CHAPITRE XII. — Portée de la conscience. — De la portée de la conscience ou de l'observation intérieure. — La conscience s'arrête-t-elle à la surface des phénomènes, ou va-t-elle au delà? — Prédominance dans la psychologie anglaise de la première doctrine, prédominance de la seconde dans la psychologie française. — ■ Maine de Biran et son influence. — Intimité de l'âme avec elle-même. — L'âme perçue du dedans et non du dehors par la conscience. — Le sujet des phénomènes directement perçu en môme temps que les phénomènes eux-mêmes. — Quelle est cette force que nous sentons constamment agissante au dedans de nous? — Corrélation entre le phénoménismc à l'égard du monde extérieur et le phénoménisme du dehors. — Conclusion de la discussion sur la nature du moi et de la conscience, .
CHAPITRE XIII. — La conscience et le non-moi. — Une seule réalité, celle de notre être propre nous est-elle révélée par la conscience? — Question de la connaissance médiate ou immédiate du monde extérieur. — Reid et Berkeley. — Hamilton et Stuart Mill. — Le moi et le non-moi dans tout fait de conscience. — Unité de la connaissance des contraires. — Comment, sans sortir d'elle-même, la conscience saisit le non-moi. — Part de la conscience, part de la perception extérieure et de l'induction dans la connaissance du monde extérieur. — Point unique, au delà duquel la conscience ne va pas, et sur lequel repose tout entière la certitude de la réalité extérieure. — Changement à faire dans la classification de nos facultés. — Toutes les facultés ne sont que des modifications de la conscience. — De l'ordre dans lequel nos facultés doivent être classées
CHAPITRE XIV. -- La conscience et la loi morale. — De la conscience morale. — Identité de la loi morale et de la conscience. — Fixité d'une même loi morale à travers toute l'histoire de l'humanité. — Erreurs de quelques philosophes spiritualistcs touchant l'origine et le fondement de cette loi. — Erreur de ceux qui la placent au-dessus de l'homme. — Erreur de ceux qui n'en font qu'une forme vide de l'entendement. — Fondement immédiat de la loi morale dans la nature humaine. — Ce qu'il faut entendre par nature humaine. — Diverses
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objections contre le système de JouflVoy sur l'identité de la nature <i( du bien de l'homme. — Quels éléments entrent, et quels éléments n'entrent pas dans la nature propre de l'homme? — Ligne de démarcation tracée dans le De Officiis de Cicérop. — Idéal humain que tout homme doit chercher à réaliser. — La perfection spécifique — La liberté ou la formation de la personnalité n'est Cme la condition et non pas le but 241
CHAPITRE XV. — Identité de la conscience et de la LOI MORALE. — L'homme est sa loi à lui-même. — Tous les phénomènes moraux s'expliquent par l'identité de la conscience el de la loi morale. — Ce que c'est que s'a bru tir et se dégrader. — Ce qui fait le prix de la liberté de conscience. — La loi morale et les doctrines évolutionistes. — Pour être humaine la morale n'exclut pas Dieu en tant que cause suprême de la nature de l'homme. — Rapports avec Dieu enfermés dans la nature même de l'homme. — Le respect de la dignité humaine principe de la morale sociale comme de la morale individuelle. — Du minimum de lumière requis pour la moralité. — L'idée de justice contemporaine de l'idée de nous-mêmes. — De la théophobie de Proudhon. — Un passage remarquable de la Bible. — Il n'y a pas quatre vertus, mais une seule, le décorum 265
CHAPITRE XYI. — Du progrès social. — De la conscience morale dans l'ordre social. — Double sens du progrès moral, l'un au regard des lumières, l'autre au regard de la volonté. — Distinction des lumières morales et de la vertu. — Nul mérite hors l'intention et la bonne volonté. Du rapport des intentions et des actes. — Rien de moral qui ne dérive tout entier du dedans. — Le mérite également à la portée de tous. — Le vrai progrès moral œuvre toute personnelle. Les premiers venus en ce monde n'ont pas été condamnés à valoir moins que les derniers. — Différence du progrès social et du progrès moral. — Transmissibilité et accumulation des éléments du progrès social. — Rapport qu'ont entre eux ces deux sortes de progrès. — Le progrès moral garantie et condition du progrès social. — Aucun progrès social ne rendra ïa vertu superflue. — Danger quecourtla civilisation quand ces deux progrès ne sont pas en proportion l'un de l'autre. — Résumé final 285