Trithème, De scriptoribus ecclesdastids , p
LA FICELLE DEVANT L’ÉGLISE DE SON TEMPS
que mots, sans discussion sérieuse. C’est tout le contraire pour les consultations provoquées par Bréhal. 11 sera dit en son lieu que des consultations partielles ou orales ont été aussi demandées et obtenues.
Toutes étaient réunies par Bréhal; de là le traité qu’il composa sous le titre de Recollectio , récapitulation. Il sera traduit ici presque en entier. Il pourrait tenir lieu de tous les autres, tant il est complet ; mais si l’on s’en contentait, l’on ne connaîtrait pas quels hommes ont étudié l’héroïne; l’on ne saurait pas avec quelle profondeur ont été examinées les questions que soulève son histoire. L’accord de voix si autorisées forme en faveur de la sainte jeune fille un témoignage magnifiquement imposant; la manière différente dont les savants consulteurs arrivent à une môme conclusion jette une nouvelle lumière sur une figure qui ne sera jamais trop étudiée. Voilà pourquoi le lecteur trouvera ici l’analyse et de longs extraits de presque tous les mémoires qui sont arrivés jusqu’à nous.
En 1452, l’imprimerie, quoique à la veille de faire son entrée dans le monde, n’était pas encore connue. De là, la nécessité d’extraire du procès de Rouen, en laissant de coté les inutilités, ce qui devait éclairer les docteurs consultés; de faire un sommaire tant des questions à résoudre que des moyens de solution. Paul Pontanus composa celui qui va être traduit.