‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 175 sur 377 · III. — La préface, les divisions · texte numérisé non relu

III. — La préface, les divisions

Avec Élie de Bourdeilles, Jeanne compte parmi ses défenseurs un des plus saints évêques de France, dans les six ou sept derniers siècles. 11 naquit vers (14ljT, au château d’Agonac en Périgord, d’une des plus anciennes familles de la contrée ; sou père, Armand de Bourdeilles, y exerçait les fonctions de sénéchal et de lieutenant du roi.

Jamais piété plus précoce ; dès l’âge de sept ans, l’enfant demandait à suivre les fils de saint François, qui passaient souvent par le château d’Agonac. On accéda de bonne heure à ses désirs; il n’avait que dix ans lorsque son père consentit à le conduire à Périgueux, pour le remettre aux Pères Cordeliers de cette ville. Le noble seigneur avait fait préparer une magnifique escorte, composée de la haute noblesse de la contrée; l’enfant ne voulut qu’un âne pour monture, jaloux qu’il était déjà d’imiter la pauvreté de son séraphique père saint François.

Ses progrès dans la science furent aussi aventifs que ses progrès dans la piété. Sa philosophie terminée, envoyé à Toulouse pour ses études théologiques, il soutint, durant huit jours, avec éclat, des thèses sur toute la science sacrée, devant le chapitre de son ordre, quoiqu’il n’eut encore que 19 ans. Mirepoix eut les prémices de son ministère; un plus vaste théâtre allait de bonne heure lui être assigné.

Le siège de Périgueux étant devenu vacant par la mort de Béranger d’Arpajon, le chapitre porta ses voix sur frère Élie, qui n’avait que 24 ans. Deux chanoines furent députés au provincial de l’ordre pour le prier de faire un commandement à frère Élie de les suivre auprès d’Eugène IV, alors à Bologne. Le commandement fut imposé, et le jeune religieux présenté au Souverain Pontife, comme l’élu du chapitre de Périgueux. Les députés, alléguant que les mérites avaient prévenu les années,

LA PUCELLE DEVANT L’ÉGLISE DE SON TEMPS

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