MARTIN BERRUYER. — L’ESPRIT SURHUMAIN DE JEANNE
quoi elle se disait envoyée présentait de souveraines difficultés, paraissait incroyable, en dehors de toute espérance, tant étaient grandes les forces anglaises, tant était bas le roi dénué de presque tout secours humain. Et cependant de toutes les parties du royaume, où l’autorité du roi était reconnue, des hommes de tout état, nobles, bourgeois, citadins, paysans, accourent nombreux à la suite de la jeune fille, sans être convoqués, sans solde, à leurs frais! Qui oserait dire que pareille unanimité est l’effet d’une cause purement humaine, et n’accuse pas une cause surhumaine, la présence de l’esprit qui animait Jeanne ?