IV. — Six propositions contre la Pucelle. — Conclusion
V. — Remarques surUécrit de Henri de Gorkum. — Il croyait à la divinité de la mission de Jeanne.
Trithème, dans son Cotalorjue des hommes illustres et dans son livre des Écrivains célèbres, parle en ces termes d’Henri de Gorkum, un des excellents théologiens de son temps : « Henri de Gorickem (terminaison allemande de notre mot Gorkum) est allemand de nation. Savant docteur en théologie, remarquable commentateur des philosophes de l’antiquité, d’un génie subtil, au langage scolastique, d’une fine dialectique, il enseigna dans l’université de Cologne, et, par son enseignement, ses écrits, ses expositions, s'y acquit une grande réputation de savoir. Des livres qui ne sont pas à dédaigner recommandent son nom à la postérité. De ce nombre sont des conclusions sur les quatre livres du maître des sentences, un volume sur les superstitions, un autre contre les Hussites, un sommaire de saint Thomas, un écrit sur la célébration des fêtes, des sermons et des conférences. Il a fait d’autres ouvrages, abordé divers autres sujets, composé différents traités, qu’il ne nous a pas été donné de lire. Il était -dans son éclat sous l’empereur Frédéric III et le pape Pie II, en l’année 1460 *. »
Quicherat, dans la note qu’il consacre à Henri de Gorkum, nous dit que Fabricius cite vingt traités de ce savant professeur, encore ne mentionnet-il pas celui de la Pucelle.